Anne-Catherine Dalcq: « Je soutiens les actions des agriculteurs quand elles se déroulent sans violence »











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Les lourdes taxes que la Chine va imposer provisoirement aux produits laitiers en provenance de l’Union européenne revient presque à interdire ces produits sur le sol chinois, commente la Confédération belge de l’industrie laitière. «Nous regrettons que notre secteur soit traîné dans une guerre commerciale», commente la directrice de la Confédération, Lien Callewaert.

À la lumière des chiffres 2025 de l’Observatoire du foncier agricole wallon, la Fédération NTF estime que le débat public se trompe de cible. Si elle salue la rigueur du travail mené par la DAFoR, l’organisation appelle à recentrer l’action politique sur l’accès sécurisé à la terre plutôt que sur la question de la propriété.

À l’issue de la présentation des chiffres 2025 de l’Observatoire du foncier agricole wallon, la ministre Anne-Catherine Dalcq a souhaité déplacer le regard. Après le temps du diagnostic chiffré, elle a ouvert celui de l’action publique, en présentant une note stratégique déposée au gouvernement wallon, destinée à refonder, sur le temps long, la manière dont la Wallonie appréhende la question foncière.

Présentés le 16 décembre dernier à Namur, les chiffres du rapport 2025 de l’Observatoire du foncier agricole wallon confirment une dynamique en apparence paradoxale : si la terre agricole reste majoritairement entre les mains de non-agriculteurs, ce sont bien les exploitants qui rachètent aujourd’hui l’essentiel des surfaces mises sur le marché. Mais à quel prix, et avec quelles conséquences pour l’avenir du modèle agricole wallon ?

Ils avaient prévenu qu’ils reviendraient… Ils l’ont fait ! Le 18 décembre, des milliers d’agriculteurs et des centaines de tracteurs ont déferlé sur Bruxelles. Belges, Français, Allemands, Polonais, Espagnols… ont crié leur colère mais aussi leur désespoir, face à une Europe qu’ils estiment décidée à ne pas les écouter…







Dans leur projet de rapport sur le cadre financier pluriannuel (CFP) 2027-2034, les corapporteurs du Parlement européen, le Roumain Siegfried Mureşan (PPE) et la Portugaise Carla Tavares (S&D) se prononcent pour relever de 169 milliards € la proposition présentée par la Commission européenne, dont 89 Mrd € pour les plans de partenariats régionaux et nationaux, qui comprennent la Pac et la cohésion. Ce texte devrait commencer à être examiné par la commission des Budgets du Parlement européen en vue d’un vote en plénière au mois de mai 2026.

Annoncée comme l’une des réponses politiques aux mobilisations agricoles qui ont traversé l’Europe en 2024, la révision ciblée de l’Organisation commune des marchés (OCM) peine à trouver son point d’équilibre. Les négociations entre le parlement et le conseil se sont interrompues en décembre, faute d’accord sur des sujets aussi structurants que la contractualisation et les dénominations de viande. Elles ne reprendront qu’en 2026.

Face à l’effondrement du nombre d’installations et au vieillissement accéléré du secteur, l’UE affirme vouloir faire de la relève agricole une priorité stratégique. Mais une audition organisée début décembre au parlement européen a révélé un fossé grandissant entre les ambitions affichées et les moyens réellement mobilisés. Au cœur des débats, l’avenir de la Pac, la spéculation foncière, la concurrence internationale et la capacité de l’Europe à offrir un horizon crédible à ceux qui souhaitent encore devenir agriculteurs.

La concertation fédérale réunissant les ministres Frank Vandenbroucke (Santé publique) et David Clarinval (Agriculture) a permis de concrétiser des engagements budgétaires et institutionnels en faveur des vétérinaires. Selon l’Union professionnelle vétérinaire (Upv), il s’agit d’un tournant important dans la relation entre les autorités et la profession, répondant aux besoins exprimés de longue date par les praticiens de terrain.

Longtemps perçue comme un simple dispositif technique destiné à protéger les filières européennes, la clause de sauvegarde agricole prévue dans l’accord avec les pays du Mercosur s’est imposée comme le nouvel épicentre des tensions au parlement européen. À mesure que les débats s’enveniment, ce mécanisme révèle les fractures idéologiques, institutionnelles et territoriales qui traversent l’UE, bien au-delà du seul dossier commercial.
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