Mercosur : après le feu vert des 27, l’heure des procédures











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Une centaine de tracteurs ont pu entrer dans Paris jeudi matin même si « la plupart sont bloqués aux portes de la capitale », a indiqué le ministère français de l’Intérieur à l’Agence France presse.

La Commission européenne a présenté mercredi une série de propositions pour répondre aux préoccupations des agriculteurs. Elle veut supprimer temporairement les droits appliqués à l’importation d’engrais chimiques et interdire la présence dans des produits importés de pesticides déjà interdits dans l’UE.

Réunis le 19 novembre dernier au parlement européen, responsables politiques, jeunes agriculteurs et acteurs du foncier ont dressé un constat sévère : entre flambée des prix des terres, concentration des exploitations et fragilités sociales, l’installation des jeunes paysans devient presque impossible. La question foncière, longtemps marginale, s’impose désormais comme l’un des nœuds politiques de la prochaine Pac.

La flambée des prix des terres agricoles nourrit une inquiétude diffuse dans le monde rural wallon. Face à un débat largement structuré par des récits d’installations empêchées et par des appels à une régulation accrue du marché, NTF défend une lecture plus structurelle de la crise. Données chiffrées à l’appui, son secrétaire général, Sébastien Cassart, plaide pour un recentrage du débat sur l’accès sécurisé à la terre, principalement assuré par la location et le bail à ferme.

À l’initiative de la Fédération des jeunes agriculteurs (Fja), des actions de blocage sont prévues dès ce jeudi soir, ainsi que durant la journée de vendredi, à divers endroits stratégiques du réseau autoroutier, a appris l’agence Belga. La Fugea se joindra à l’action de la Fja, qui s’inscrit contre une possible signature imminente d’un accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur.







La Confédération des betteraviers belges (Cbb) alerte sur les conséquences « graves » de l’accord commercial UE-Mercosur pour le secteur agricole européen. « Malgré les efforts intensifs des organisations agricoles générales et sectorielles, la nouvelle position du Conseil européen semble claire : il n’existe plus de minorité de blocage, ce qui ouvre la voie à l’approbation de l’accord », déplore-t-elle.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé mardi d’anticiper le déblocage de 45 milliards d’euros pour soutenir les agriculteurs dès 2028, soucieuse de sécuriser une majorité parmi les Vingt-sept sur le projet d’accord de libre-échange UE-Mercosur, qu’une partie des agriculteurs européens redoutent.

À compter de ce 1er janvier, Chypre assure la présidence du conseil de l’UE. Dans un contexte de transition budgétaire et de fragilité persistante des marchés agricoles, Nicosie entend placer les négociations sur la prochaine Pac au centre de son action, tout en avançant sur plusieurs dossiers sensibles pour les agriculteurs européens.

Reportée in extremis en cette fin décembre, la signature de l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur n’a pas apaisé les tensions. À l’heure où la commission se projette vers une possible conclusion d’ici mi-janvier, la colère agricole demeure intacte, le parlement européen se sent marginalisé et les opposants annoncent déjà un bras de fer juridique. Le traité, négocié depuis plus de 25 ans, risque de s’enliser dans une crise de cohérence européenne.

Les lourdes taxes que la Chine va imposer provisoirement aux produits laitiers en provenance de l’Union européenne revient presque à interdire ces produits sur le sol chinois, commente la Confédération belge de l’industrie laitière. «Nous regrettons que notre secteur soit traîné dans une guerre commerciale», commente la directrice de la Confédération, Lien Callewaert.
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