La ministre Dalcq en visite dans une exploitation laitière à Habay-la-Vieille











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Il aura fallu des années de pratiques discrètes, parfois fragiles, souvent bricolées, pour que l’agriculture sociale accède enfin à la scène parlementaire. Longtemps cantonnée aux marges du monde agricole comme de l’action sociale, cette forme d’accueil en ferme, à la croisée du soin, de l’insertion et du lien au vivant, s’est imposée, presque malgré elle, comme une réponse concrète à des failles de plus en plus visibles du modèle social contemporain. Burn-out, détresse psychique, isolement, décrochage : ce sont ces trajectoires cabossées que des agriculteurs wallons ont choisi d’accueillir, loin des protocoles et des injonctions à la performance.

Alors qu'il s'oppose à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, le syndicat agricole européen Copa-Cogeca s'est réjoui mardi de la conclusion d'un traité commercial entre les 27 et l'Inde, y voyant un accord «équilibré».

Après plus de deux décennies d’engagement au sein de la Fesass (Fédération européenne pour la Santé animale et la Sécurité sanitaire

Réunie le 12 janvier dernier, la commission Agriculture du parlement européen a tenu une audition consacrée aux maladies animales. Mais derrière l’enchaînement des épizooties, c’est une crise bien plus profonde qui s’est dessinée : décapitalisation des cheptels, tensions commerciales, perte de lisibilité politique, découragement des éleveurs. Une question s’impose désormais : l’UE sait-elle encore quel élevage elle veut défendre, et à quelles conditions ?







En votant la saisine de la Cour de justice européenne, les eurodéputés ont choisi de soumettre l’accord de libre-échange UE-Mercosur à un contrôle juridique approfondi. Une décision à la portée institutionnelle majeure, qui retarde la ratification du traité et ravive les tensions entre parlement, commission, monde agricole et milieux économiques.

Le Parlement européen a adopté de justesse mercredi une demande de saisir la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) pour vérifier la conformité du traité de libre-échange commercial entre l'UE et les pays sud-américains du Mercosur.

Des milliers d'agriculteurs européens, notamment belges, sont attendus mardi à Strasbourg pour exprimer leur rejet de l'accord commercial avec le Mercosur et «mettre la pression» sur les députés européens, à la veille d'un vote sur une saisine de la justice européenne.

À Asuncion, au Paraguay, dans la salle même où fut signé en 1991 le traité fondateur du Mercosur, l’UE et les pays sud-américains ont paraphé, le 17 janvier, un accord qualifié d’« historique ». Ensemble, les deux blocs représentent près de 30 % du PIB mondial et plus de 700 millions de consommateurs. Un poids économique considérable, à la hauteur des attentes qu’il suscite, mais aussi des résistances qu’il continue de provoquer dans le secteur agricole.

Vendredi dernier, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), le ministre fédéral de l’Agriculture, David Clarinval, et les représentants de l’Agrofront se sont réunis afin d’échanger sur les implications de l’accord de libre-échange Mercosur pour la sécurité alimentaire en Belgique et dans l’Union européenne.
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