Parlement européen: adoption d'un rapport pour relancer l'élevage dans l'UE











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L’agriculture est aujourd’hui traversée par des tensions économiques, des contraintes administratives et un isolement professionnel souvent sous-estimé. Longtemps périphérique, la question de la santé mentale s’est progressivement imposée comme un angle d’analyse à part entière. Mené depuis plusieurs semaines, ce dossier explore ces fragilités à partir de témoignages de terrain et de l’analyse des dispositifs existants. Il nous a tout naturellement conduits à interroger la ministre Anne-Catherine Dalcq sur les leviers mobilisés par la Région et les chantiers encore ouverts.

La proposition de la Commission européenne pour le prochain budget agricole risque de réduire la prévisibilité des versements aux agriculteurs, voire de générer des distorsions de concurrence entre eux, met en garde la Cour des comptes européenne dans un avis publié lundi.

Délocalisé au Comité européen des régions, l’intergroupe « élevage durable » a posé, la semaine dernière, une question qui dépasse largement la seule agronomie : quel cadre politique peut permettre aux producteurs européens de rester à la pointe d’un élevage à faibles émissions, sans décrocher économiquement ni vider les campagnes ? Au fil des interventions des élus et des scientifiques, une même tension s’est imposée : réduire les émissions, oui, mais sans déplacer la production ni construire la transition sur l’incertitude, là où celle-ci exige du temps long, de la cohérence et de la confiance.

Face à la chute des prix du lait - on est récemment passé sous la barre des 35 cents le litre - qui met sous pression les producteurs, il est nécessaire «d'agir collectivement et à tous les niveaux de pouvoir», a affirmé mercredi, en séance plénière du parlement wallon, la ministre régionale de l'Agriculture, Anne-Catherine Dalcq.

Il était interrogé lundi, en commission du parlement wallon, sur les multiples dossiers de maltraitance animale qui ont secoué la région ces derniers mois.








Il aura fallu des années de pratiques discrètes, parfois fragiles, souvent bricolées, pour que l’agriculture sociale accède enfin à la scène parlementaire. Longtemps cantonnée aux marges du monde agricole comme de l’action sociale, cette forme d’accueil en ferme, à la croisée du soin, de l’insertion et du lien au vivant, s’est imposée, presque malgré elle, comme une réponse concrète à des failles de plus en plus visibles du modèle social contemporain. Burn-out, détresse psychique, isolement, décrochage : ce sont ces trajectoires cabossées que des agriculteurs wallons ont choisi d’accueillir, loin des protocoles et des injonctions à la performance.

Alors qu'il s'oppose à l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur, le syndicat agricole européen Copa-Cogeca s'est réjoui mardi de la conclusion d'un traité commercial entre les 27 et l'Inde, y voyant un accord «équilibré».

Après plus de deux décennies d’engagement au sein de la Fesass (Fédération européenne pour la Santé animale et la Sécurité sanitaire

Réunie le 12 janvier dernier, la commission Agriculture du parlement européen a tenu une audition consacrée aux maladies animales. Mais derrière l’enchaînement des épizooties, c’est une crise bien plus profonde qui s’est dessinée : décapitalisation des cheptels, tensions commerciales, perte de lisibilité politique, découragement des éleveurs. Une question s’impose désormais : l’UE sait-elle encore quel élevage elle veut défendre, et à quelles conditions ?
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