Mecosur : «L’Europe joue sa crédibilité de puissance commerciale»











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L'accord de libre échange commercial entre l'Union européenne et les pays sud-américains du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) s'applique à titre provisoire à partir du 1er mai.

Le conseil ministériel restreint est parvenu à un accord afin d'aider les ménages et les travailleurs, face à la hausse du prix des carburants et de l'énergie. Le fédéral consacrera une enveloppe de 80 millions d'euros à ces mesures temporaires, ciblées sur trois mois. Pour les agriculteurs, cela leur permettra d'augmenter la déduction fiscale par hectare pour les carburants au forfait.

Wagralim a présenté, le 10 avril dernier à Saint-Vith, une note stratégique ambitieuse, esquissant la trajectoire d’une Wallonie appelée à devenir un acteur de référence européen en biotechnologies agroalimentaires d’ici 2035. Portée par un écosystème riche mais encore fragmenté, cette feuille de route met en avant trois marchés clefs, biosolutions, nutrition-santé et nutrition animale, ainsi qu’un impératif transversal : réduire les risques pour accélérer l’innovation. En filigrane, elle répond aux enjeux de souveraineté, de durabilité et de compétitivité qui redéfinissent aujourd’hui les contours du système alimentaire mondial.

En réclamant, le 15 avril, un renforcement substantiel du budget de la Pac, le parlement entend réaffirmer le caractère stratégique de la politique agricole dans l’UE. Une prise de position qui ouvre un bras de fer avec la commission et les États membres, à l’heure où se dessinent les équilibres de la prochaine programmation budgétaire.

À l’occasion de la Journée internationale des luttes paysannes, plusieurs organisations agricoles et citoyennes ont manifesté à Bruxelles, le 17 avril dernier, contre l’accord UE-Mercosur. Une mobilisation qui, comme l’explique Catherine Tellier, administratrice au Mouvement d’Action Paysanne (Map), dépasse largement le rejet d’un traité pour interroger en profondeur le modèle agricole dominant.







Voici quelques semaines, au Global Food Forum qui se tenait à Bruxelles, responsables politiques européens et dirigeants agricoles ont confronté leurs analyses sur l’avenir du modèle agricole du continent. Derrière les discussions techniques sur la Pac, l’innovation ou la transition écologique, un constat s’est progressivement imposé : dans un monde marqué par les tensions géopolitiques et les dépendances économiques, la capacité de produire devient un enjeu stratégique majeur pour l’UE.

À Hompré, en province de Luxembourg, la députée provinciale Coralie Bonnet a inauguré, le 8 avril dernier, une clinique vétérinaire mobile appelée à sillonner les exploitations agricoles. Derrière cet outil, c’est un projet plus vaste qui se dessine : répondre à la pénurie de vétérinaires ruraux en réancrant la formation dans le réel et en tentant de réparer les fragilités d’une profession mise à l’épreuve.

Le 2 mars dernier, à Bruxelles, dans le cadre du Global Food Forum, les ministres français, italien et polonais de l’Agriculture ont livré bien davantage qu’un plaidoyer sectoriel. Revenus, réciprocité commerciale, gestion de l’eau, innovation, planification stratégique : derrière leurs interventions se dessine une interrogation plus large sur la nature même du projet européen. La réforme de la Pac pourrait devenir l’un des derniers terrains où s’éprouve la réalité d’une souveraineté commune.

Le conseil des ministres européens de l’Agriculture de mars a de nouveau permis aux États membres de faire pression sur la commission pour obtenir l’activation de mesures pour le secteur laitier. Des demandes que l’exécutif refuse, pour l’heure, de concrétiser.

Le 17 mars dernier, l’eurodéputé Benoît Cassart présentait devant la presse un rapport clef sur l’avenir de l’élevage européen. Adopté le lendemain en commission de l’Agriculture, le texte, qui doit encore être débattu avant un vote final en plénière fin avril, tente de répondre à une équation devenue centrale : comment préserver une production animale européenne, tout en intégrant les exigences environnementales, sanitaires et commerciales qui redessinent aujourd’hui le secteur.
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