Pac, climat, commerce : l’équation est-elle possible pour l’élevage ?











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Après s'être penché sur la note d'orientation destinée à faciliter l'accès à la terre agricole, défendue par la ministre de l'Agriculture Anne-Catherine Dalcq, le gouvernement wallon a décidé d'intégrer de façon transversale la préservation du foncier agricole dans l'ensemble de ses politiques.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé lundi un geste en faveur de l’agriculture dans le futur budget européen, pour tenter de calmer la fronde de la profession et des eurodéputés.

Face à la flambée des prix et à la spéculation, la ministre Anne-Catherine Dalcq a présenté à la presse, le 6 novembre dernier à Namur, sa note d’orientation approuvée par le gouvernement wallon pour faciliter l’accès à la terre agricole et garantir la souveraineté alimentaire. Une série de groupes de travail doit déboucher sur des mesures concrètes dès 2027.

Réunis à Luxembourg le 27 octobre dernier, les ministres européens de l’Agriculture ont affiché leur unité autour du soutien à l’Ukraine, tout en s’opposant sur la structure et le financement de la future Pac. Derrière la solidarité politique, les inquiétudes des filières et les désaccords entre États rappellent combien la réforme s’annonce délicate.

Les quatre groupes politiques du Parlement européen qui soutiennent majoritairement la Commission européenne ont appelé la présidente de l’exécutif, Ursula von der Leyen, à revoir sa proposition de budget plurinannuel de l’UE, sous peine de ne pas même ouvrir les négociations.







Alors que le parlement examine le paquet législatif dit « Omnibus », présenté comme une mesure de simplification administrative, nombreux sont les élus à y voir un cheval de Troie de la dérégulation. C’est le cas de Saskia Bricmont qui dénonce une offensive politique contre les normes sociales et environnementales européennes.

L’UE traverse une zone de turbulences environnementales : le parlement vient de rejeter le cadre de surveillance des forêts, tandis que la commission prépare une version simplifiée de la loi sur la déforestation, assortie d’un calendrier d’application différé. Pour l’eurodéputé Yvan Verougstraete, l’Europe cède aux pressions politiques et économiques au détriment de la cohérence de ses engagements.

Attendue depuis plusieurs semaines, la stratégie européenne pour le renouvellement des générations en agriculture a été dévoilée le 21 octobre par le commissaire Hansen. Face à un secteur où seuls 12 % des exploitants ont moins de 40 ans et où l’âge moyen dépasse 57 ans, l’Exécutif se fixe pour objectif de doubler la part des jeunes agriculteurs d’ici à 204

La commission européenne présentera bien, en 2026, une stratégie sur l’élevage mais, selon un projet de programme, la proposition de révision de la réglementation sur le bien-être des animaux d’élevage ne figure pas à l’agenda. Parmi les autres initiatives attendues : la mise à jour de la réglementation sur les pratiques commerciales déloyales.

Dans un projet d’avis présenté au parlement européen, la députée écologiste néerlandaise Anna Strolenberg a appelé à briser l’invisibilité des femmes rurales. Son texte sur l’entrepreneuriat féminin dans les zones rurales, insulaires et ultrapériphériques fait de l’égalité entre les sexes un levier de développement pour des territoires souvent oubliés.
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