Pour NTF, «Le bail à ferme est devenu illisible pour les propriétaires»











Recevez Le Sillon Belge chaque semaine chez vous et bénéficiez d'un accès à tout le site : Articles, météo et cotations des marchés agricoles
Voir l'offre d'abonnement
Annoncée comme l’une des réponses politiques aux mobilisations agricoles qui ont traversé l’Europe en 2024, la révision ciblée de l’Organisation commune des marchés (OCM) peine à trouver son point d’équilibre. Les négociations entre le parlement et le conseil se sont interrompues en décembre, faute d’accord sur des sujets aussi structurants que la contractualisation et les dénominations de viande. Elles ne reprendront qu’en 2026.

Face à l’effondrement du nombre d’installations et au vieillissement accéléré du secteur, l’UE affirme vouloir faire de la relève agricole une priorité stratégique. Mais une audition organisée début décembre au parlement européen a révélé un fossé grandissant entre les ambitions affichées et les moyens réellement mobilisés. Au cœur des débats, l’avenir de la Pac, la spéculation foncière, la concurrence internationale et la capacité de l’Europe à offrir un horizon crédible à ceux qui souhaitent encore devenir agriculteurs.

La concertation fédérale réunissant les ministres Frank Vandenbroucke (Santé publique) et David Clarinval (Agriculture) a permis de concrétiser des engagements budgétaires et institutionnels en faveur des vétérinaires. Selon l’Union professionnelle vétérinaire (Upv), il s’agit d’un tournant important dans la relation entre les autorités et la profession, répondant aux besoins exprimés de longue date par les praticiens de terrain.

Longtemps perçue comme un simple dispositif technique destiné à protéger les filières européennes, la clause de sauvegarde agricole prévue dans l’accord avec les pays du Mercosur s’est imposée comme le nouvel épicentre des tensions au parlement européen. À mesure que les débats s’enveniment, ce mécanisme révèle les fractures idéologiques, institutionnelles et territoriales qui traversent l’UE, bien au-delà du seul dossier commercial.

Des milliers d'agriculteurs venus de toute l'Europe se sont donné rendez-vous jeudi dans le centre de Bruxelles pour faire entendre leurs revendications. Le secteur, en crise continue depuis des années, veut rappeler à la Commission européenne ses craintes et désaccords quant à l'accord commercial avec le Mercosur d'une part, et une possible réduction du budget de la politique agricole commune de l'autre.







En s’abstenant sur l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur, la Belgique met en lumière un débat dominé par les considérations économiques et institutionnelles, tandis que les inquiétudes du monde agricole restent en marge.

Le ministère chinois du Commerce a publié sa décision finale dans le cadre de l’enquête antidumping portant sur la viande de porc et les sous-produits porcins originaires de l’Union européenne. Tandis que notre pays s’était vu appliquer le droit maximal de 62,4 %, il passe à 9,8 % pour les exportateurs belges de viande.

Liege Airport a affirmé lundi constituer la «mauvaise cible» pour l'action de protestation du syndicat agricole Fugea prévue ce mercredi, assurant que ses activités n'incluaient pas l'importation de produits concurrençant l'agriculture locale.

Face à ce qu’elle nomme des «décisions incohérentes de l’Union européenne concernant l’avenir du secteur agricole, en particulier la pression pour signer l’accord UE-Mercosur», la Fugea mènera une action ce mercredi 17 décembre à l’aéroport de Liège. Cette mobilisation sera menée par différents syndicats agricoles wallons et européens avec le soutien de la société civile sur ce lieu «stratégique du commerce agricole injuste et dangereux».

Une série de croix floquées du message «R.I.P. agriculture européenne» ont été plantées durant la nuit de vendredi à samedi le long des routes, aux quatre coins de la Wallonie, indique la Fédération des jeunes agriculteurs, à l'origine de cette action symbolique. L'objectif est de rappeler aux citoyens que les personnes qui leur garantissent un approvisionnement en nourriture de qualité sont en grande difficulté, explique la FJA.
Abonnez-vous à Le Sillon Belge
Voir l’offre d’abonnement