Les syndicats agricoles européens réunis à Bruxelles ce 18 décembre











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À l’invitation du Collège des Producteurs, agriculteurs, chercheurs, entrepreneurs et représentants de l’industrie alimentaire se sont retrouvés à Loyers, le 18 novembre, pour interroger l’avenir de l’agriculture wallonne. Entre attentes citoyennes, contraintes environnementales, pression économique et désir de reconnaissance des producteurs, la rencontre a mis en lumière moins des clivages que l’urgence d’une cohérence collective. Dans un contexte mouvant, chacun se demande comment continuer à produire, transformer et transmettre en Wallonie lorsque les repères d’hier ne tiennent plus.

Le parlement européen a tout récemment été le théâtre d’un échange de vues concernant à la place des femmes dans l’agriculture et le renouvellement des générations. Derrière les chiffres, un constat : sans politiques ciblées et sans changement culturel, l’avenir rural européen risque de se construire encore au masculin.

Présenté comme un outil innovant pour financer la restauration de la biodiversité et offrir des revenus complémentaires aux agriculteurs, le projet de « crédits nature » suscite un large scepticisme au sein du parlement européen. Lors d’un récent débat, les eurodéputés de la commission de l’Agriculture ont exprimé leurs doutes, voire leur hostilité, face à ce qu’ils perçoivent comme une financiarisation du vivant sans réelle demande économique.

En validant la simplification des obligations de durabilité et de vigilance qui pèsent sur les entreprises, le parlement européen ouvre la voie à un allègement administratif inédit. Mais le vote, acquis grâce à une majorité incluant l’extrême droite, a déclenché une tempête politique.

Quelque 138 ONG et organisations agricoles (Pan Europe, Greenpeace, les Amis de la Terre, Ifoam) se disent préoccupées, dans une lettre adressée à la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen, par les futures propositions de simplification de la réglementation en matière de sécurité des aliments, particulièrement celle sur les pesticides.







Alors que le parlement vient d’adopter deux rapports majeurs sur la Pac, l’un consacré à la simplification de ses règles, l’autre au renforcement du pouvoir de négociation des agriculteurs, l’eurodéputé social-démocrate français Éric Sargiacomo appelle à préserver l’équilibre entre efficacité économique et exigence environnementale. Vice-président de la commission de l’Agriculture, il plaide pour une politique plus lisible, plus juste et plus protectrice, capable de réconcilier la performance des exploitations et la sauvegarde des ressources naturelles.

Après plusieurs mois de négociations, parlement, conseil et commission sont parvenus, le 12 novembre, à un accord politique sur le renforcement des règles de coopération transfrontalière contre les pratiques commerciales déloyales dans la chaîne agroalimentaire. Ce compromis, salué comme une victoire du bon sens et de la justice économique, marque une étape supplémentaire dans la protection des agriculteurs et des petits fournisseurs face aux abus des grands acteurs de la distribution.

Après s'être penché sur la note d'orientation destinée à faciliter l'accès à la terre agricole, défendue par la ministre de l'Agriculture Anne-Catherine Dalcq, le gouvernement wallon a décidé d'intégrer de façon transversale la préservation du foncier agricole dans l'ensemble de ses politiques.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé lundi un geste en faveur de l’agriculture dans le futur budget européen, pour tenter de calmer la fronde de la profession et des eurodéputés.

Face à la flambée des prix et à la spéculation, la ministre Anne-Catherine Dalcq a présenté à la presse, le 6 novembre dernier à Namur, sa note d’orientation approuvée par le gouvernement wallon pour faciliter l’accès à la terre agricole et garantir la souveraineté alimentaire. Une série de groupes de travail doit déboucher sur des mesures concrètes dès 2027.
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