L’Awé: un éventail de services pour les éleveurs à découvrir lors de Libramont











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Présenté chez Belpasta, à Braine-le-Comte, le 16 juillet dernier, l’Observatoire CBC Agri 2026 révèle toute l’ambivalence des Belges à l’égard de leur agriculture. Si la confiance envers les producteurs et la qualité des produits n’a jamais semblé aussi forte, le prix demeure le principal arbitre des décisions d’achat. Un paradoxe qui éclaire les défis auxquels sont confrontés le secteur agricole, les distributeurs et les pouvoirs publics.

À l’occasion d’un séminaire de presse organisé par la Direction générale de la Santé et de la Sécurité alimentaire (DG Santé) de la commission européenne, les participants ont découvert les coulisses du Rapid Alert System for Food and Feed (RASFF). Peu connu du grand public, ce réseau d’alerte constitue pourtant l’un des piliers de la sécurité alimentaire européenne. Son rôle : permettre aux autorités des États membres d’échanger en temps réel toute information concernant un aliment ou un aliment pour animaux susceptible de présenter un risque pour la santé.

Fragilisée par l’absence de financements publics pérennes, l’Asbl « Nos Oignons » pourrait être contrainte de mettre un terme à 15 années d’engagement en faveur de l’agriculture sociale. Au-delà de l’avenir de cette structure pionnière en Belgique francophone, c’est un modèle, à la croisée du monde agricole, de la santé et de l’action sociale, qui se retrouve aujourd’hui menacé. Nous avons rencontré son directeur, Samuel Hubaux, dont le parcours épouse l’émergence de cette autre manière de concevoir la ferme.

Il n’a que 16 ans, et pourtant, il a déjà tout d’un grand. Achille Martens a hérité de la passion de son père pour les concours. Et que ce soit avec ses moutons ou avec ses vaches, les rings, et l’adrénaline qui en ressort, sont l’un des endroits où le jeune éleveur aime faire ses preuves. Avec un agenda bien chargé en compétitions, la Foire de Libramont reste évidemment un rendez-vous incontournable, celui attendu depuis plusieurs mois.








Sans repreneur pour des milliers de fermes et confrontée à une flambée des prix du foncier, l’agriculture wallonne joue une partie de son avenir dans les dix prochaines années. Dans ce contexte, les terres agricoles publiques, soit 60.000 ha détenus par les communes, Cpas, fabriques d’église ou encore la région, l’équivalent de près de 10 % de la surface agricole wallonne, représentent un levier pour aider de jeunes agriculteurs à s’installer.

Le revenu agricole brut moyen mondial par travailleur devrait augmenter de 9 % d’ici à 2035, grâce à des gains de productivité et à des prix agricoles globalement stables, selon un nouveau rapport publié par la Fao et l’Ocde. Des perspectives qui restent toutefois fragiles face à la volatilité des marchés provoquée par les crises et les conflits.

La commission change sensiblement de ton à l’égard de l’élevage. Avec la présentation de sa première stratégie européenne dédiée au secteur, accompagnée d’un plan protéines et d’une réforme de la législation sur la santé animale, l’exécutif affirme désormais que l’élevage constitue un pilier de la souveraineté alimentaire, de la résilience économique et de la vitalité des territoires ruraux. Une inflexion saluée par les organisations agricoles, même si plusieurs interrogations demeurent
quant à sa traduction concrète.

À quelques mois de l’entrée en application du règlement européen sur la déforestation (EUDR), le parlement a accueilli un débat particulièrement animé sur ses conséquences pour l’élevage européen. Si aucun intervenant n’a contesté l’objectif de lutter contre la déforestation mondiale, la quasi-totalité des participants ont dénoncé une mise en œuvre jugée excessivement complexe, coûteuse et encore entourée de nombreuses incertitudes. Au cœur des préoccupations : le soja destiné à l’alimentation animale, la traçabilité des bovins et le risque de perte de compétitivité face aux producteurs des pays tiers.
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