Cherchez le coupable du dérèglement climatique

Voix de la terre

Le jaune et le vert, couleurs préférées des agriculteurs

Voix de la terre

Le vert, c’est le blé qui lève, l’herbe qui pousse, le printemps qui renaît. Le jaune, ce sont les épis d’or qui annoncent la moisson prochaine. Tous les spécialistes en marketing le savent : ce sont les couleurs qui plaisent en agriculture.

Dessine-moi un mouton

Marc Assin

Voix de la terre

Tout gamin, je n’avais rien du Petit Prince de Saint-Exupéry, avec mes grosses lunettes et mes grandes oreilles, mais je vivais déjà sur ma planète. J’avais trois passions, trois maladies, trois virus : lire des bouquins, aller en forêt, et élever des animaux. Lecture, nature et agriculture ! Et beaucoup de confiture sur mes tartines… L’agriculture a mangé la grosse part de ma vie. J’ai commencé par des lapins et des poules, puis des moutons et enfin des bovins. Les adultes disaient autour de moi : « Tout ce qui fait des petites crottes ne remplit pas la hotte ». J’ai donc abandonné très tôt les moutons, mais ceux-ci ont gardé une place de choix, bien au chaud dans mon cœur.

La SOPABE-T au service de qui?

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Mi-janvier, la SOPABE-T a organisé le vote pour le réinvestissement des obligations RT en actions Südzucker.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’organisation betteravière n’en est pas sortie grandie :

Décroissants chauds au matin du monde

Voix de la terre

Ces temps-ci, ils descendent tous dans la rue : les sans-rien, les sans-boulot, les sans-papiers, les sans-avenir, les sans-espoir, les sans-idées… Des sans-rides et des sans-dents, des sans-diplômes et des sans-cheveux, des sans-gêne et des sans-complexe, des sangs chauds et des sangs froids, tous mélangés. Sans-culottes du jeudi ou du samedi, ils brandissent des pancartes, s’habillent de gilets jaunes, foulards rouges, chemises blanches ou bonnets verts, scandent des messages pour tous les goûts, toutes les couleurs ; tous les coûts, toutes les douleurs.

Si tous les paysans du monde voulaient se donner la main?

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Vingt-deux! V’là les poulets!

Marc Assin

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Je n’ai jamais très bien compris pourquoi on appelle « poulets » les gendarmes… Pour éclairer ma lanterne et ne pas mourir idiot, mes petits doigts ont tapoté le clavier et consulté vous savez qui ; la réponse a fusé en moins de 0,02 seconde : en 1871, à Paris, une caserne construite à l’emplacement du Marché aux Volailles a été mis à la disposition de la Préfecture de Police, et les membres de cette digne confrérie ont hérité de ce sobriquet pour le moins truculent !

Être à l’écoute

Marc Assin

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Dans nos régions dit-on, l’agriculture est à la croisée des chemins, un vaste carrefour vivement éclairé, grouillant de monde, équipé de feux clignotants tantôt oranges et tantôt rouges, avec des petits flèches vertes pour nous montrer la voie du bio ou de l’agro-écologie, et d’autres panneaux pour nous indiquer toutes sortes de diversifications possibles et imaginables. Les signaux ne manquent pas, et chacun d’entre eux pointe une ou plusieurs directions, grevées d’obligations. Le choix est tellement vaste et les directives si nombreuses, que l’agriculteur d’aujourd’hui y perd sa religion, comme dans la chanson de R.E.M., et ne sait plus à quel saint se vouer, coincé au milieu du jeu de quilles en attendant un signe du Ciel qui lui montrera la bonne sortie.

Pollueur-payeur!Dépollueur-payeur, aussi!?

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Dernièrement, tant la télévision que les journaux ont fait écho de l’incivilité grandissante de certains concernant les trouvailles faites dans les stations d’épuration. Ce n’est pas étonnant. Il suffit de voir ce qu’on doit ramasser le long des routes.

Une solution «sur mesure» pour chaque planteur

Voix de la terre

Cher planteur hennuyer anonyme, chers betteraviers, Je voudrais réagir aux propos de l’opinion publiée dans le Sillon Belge du 11 janvier dernier, « Prendre son destin en main ».

L’auteur y met en opposition deux décisions qui sont à prendre par les betteraviers belges : l’avenir d’une partie de la participation des betteraviers fournisseurs de la Raffinerie Tirlemontoise (RT) d’une part et l’investissement des agriculteurs dans le projet d’une nouvelle sucrerie à Seneffe (le projet « CoBT ») d’autre part.

Un tien vaut mieux que deux tu l’auras

Voix de la terre

Gilets jaunes sur salopettes vertes

Voix de la terre

Bonne, ou mauvaise nouvelle ? Nous ne payerons pas de contributions sur les revenus déclarés de 2017, ceux-ci sont trop bas, deux fois inférieurs aux années précédentes. Faut-il se réjouir de se voir rembourser les versements anticipés, ainsi qu’un crédit d’impôt ? Certainement pas ! Ce résultat est tout simplement affligeant, consternant, désastreux ! Il signifie que, aux yeux du ministère des finances, nous avons travaillé en 2017 pour des cacahuètes ! Et 2018 s’annonce bien pire encore, sans que personne ne sonne le tocsin. Est-il temps de descendre nous-mêmes dans les rues et d’enfiler des gilets jaunes par-dessus nos salopettes vertes ?

Prendre son destin en main

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Pour le secteur betteravier belge, le mois de janvier 2019 va être sacrément important et influencera certainement l’avenir de la betterave sucrière en Belgique.

Petits biquets…

Marc Assin

Voix de la terre

Chatons, chiots, agneaux, veaux, poulains, poussins, canetons… : les animaux nouveaux nés nous attendrissent et donnent envie de les choyer, de les protéger. C’est plus fort que nous. Personne, à moins d’être psychopathe ou lobotomisé du cerveau, ne songerait à leur vouloir le moindre mal. Et pourtant… J’ai découvert l’impensable, dans la lecture d’un article consacré à un élevage industriel de chèvres laitières. Dès leur naissance, les chevreaux sont tués pour des raisons purement économiques, ou plutôt « sacrifiés », « euthanasiés », pour reprendre les euphémismes utilisés par le journaliste agricole. Seules les chevrettes sont conservées. Aïe, aïe ! Qu’en penseraient les enfants qui visitent les fermes pédagogiques enchantées, et prennent grand plaisir à caresser les petits biquets ?

De l’Épiphanie à l’épiaison,clin d’œil à Epicure

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La paix des champs

Marc Assin

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Les fêtes de fin d’année sont traditionnellement l’occasion de donner et de recevoir les meilleurs souhaits qui soient. Nous allons récolter les bons vœux à pleines charretées, sans peut-être en apprécier toute leur signification. La nuit et le jour de Noël, nous baignerons dans une ambiance tout à fait particulière, où tout est douceur et bienveillance, où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Et Paix sur Terre aux hommes de bonne volonté !

À la croisée de chemins…?

Voix de la terre

Les gilets jaunes se sont mobilisés à l’annonce d’une nouvelle taxe sur le diesel, au nom de l’écologie. Ils sont devenus la patate chaude du moment. Il est vrai que toucher au prix du carburant aujourd’hui, c’est comme toucher au prix du pain sous Louis XVI. Cela dit, en comptabilisant tous les prélèvements, des charges patronales à la TVA et aux accises, ce sont les 3/4 du revenu du travail qui passent, directement ou insidieusement, dans les caisses de l’État. Ils sont remontés contre les privilégiés du système, ce système qui fait pourtant rêver les migrants du monde entier.

Le bail à ferme a-t-il encore lieu d’exister?

Voix de la terre

La loi sur le bail à ferme est censée protéger le preneur contre tout abus ou contournement de la loi de la part du bailleur.

Casser le naturel, il revient au galop

Marc Assin

Voix de la terre

Ah ! Vingt ans ! L’âge de toutes les promesses, la fleur de la jeunesse, le début de la sagesse… L’an prochain, l’Afsca va fêter cet anniversaire mythique : on n’a pas tous les jours 20 ans, ça vous arrive une fois seulement, ce jour-là passe trop vite, c’est pourquoi faut qu’on en profite ! Baptisée à la dioxine et biberonnée par la filière alimentaire, la bougresse a bien grandi, depuis tout ce temps. En beauté ? En sagesse ? Chacun est libre de son jugement. Il a fallu qu’elle s’adapte, qu’elle soigne son acné juvénile tenace, qu’elle se construise une image sans peur et sans reproche dans une société d’enfants gâtés, aux exigences en constante évolution. Elle a sanctifié l’inox ultrapropre, elle a cassé le naturel, mais celui-ci se venge et revient au galop. Les règles d’hygiène et de traçabilité se durcissent sans relâche, avec à la clef des contrôles renforcés, étagés tout au long de la filière, appliqués à la lettre de la fourche à l’assiette. Et pourtant…

Du saucisson italien?

Marc Assin

Voix de la terre

Le sommet des éleveurs à Libramont, troisième du nom, n’a pas touché les nuages en termes d’assistance, au contraire des deux éditions précédentes. Ce 29 novembre 2018, pas mal de fermiers n’ont plus osé s’y risquer, car grimper un sommet, ça vous coupe les jambes quand une fois arrivé là-haut, la visite guidée vous fait découvrir un panorama décevant et vertigineux, après une marche forcée par des sentiers bavards jalonnés de beaux discours, convenus et ahurissants. Montesquieu a dit un jour : «  J’aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers ».

Des deux côtés de l’Atlantique

JMP

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Il paraît que l’océan Atlantique n’a pas toujours existé. Selon les géologues, il s’est creusé au « Jurassique », il y a 150 millions d’années. Ce qui est sûr, c’est que le fossé entre les mentalités des deux côtés de l’Atlantique continue à se creuser.

Labels au bois dormant

Marc Assin

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Nourrir ses vaches de réforme et ses taurillons au foin séché en grange, complémenté d’aliments concentrés produits sur l’exploitation : voilà une méthode d’engraissement qui ne manque pas d’originalité ! La cellule « agriculture et terroir » du Parc Naturel Haute-Sûre Forêt d’Anlier parraine ce projet un peu fou et tellement sympathique, avec l’appui du laboratoire d’écologie des prairies de Michamps. Il s’agit là de démontrer qu’il est tout à fait rentable de sortir des sentiers battus, et dans la foulée, d’obtenir un produit susceptible de bénéficier du label « Qualité Différenciée ». Et justement, de labels, parlons-en ! Ont-ils toujours, comme la belle de Cadix, des grands yeux de velours qui invitent à l’amour ?

Le veau joli nouveau

Marc Assin

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Le beaujolais nouveau est arrivé ! L’impénitent buveur de chicorée que je suis s’en soucie fort peu, mais l’opération marketing est remarquable dans sa conception et dans son animation. L’engouement pour les vins ne faiblit pas, au contraire ! Il y a de quoi jalouser les vignerons et toute la filière viticole, laquelle a développé un dynamisme exemplaire qui pourrait bien inspirer notre filière viande : un savoir-produire et un savoir-vendre dix fois plus efficace que le nôtre.

Au bonheur des dames

Marc Assin

Voix de la terre

Depuis le retour de l’heure d’hiver, les soirées se sont considérablement allongées. Comment les meubler en attendant le retour des bêtes à l’étable ? Lire, écrire ou se distraire sur l’ordinateur ? Regarder la télévision ? Cette dernière occupation est de loin la plus pratiquée par la plupart des gens. Affalé dans son fauteuil, peinard le chat, le seul effort à fournir consiste à jouer de la zappette ! Et quelle émission affole-t-elle l’audimat chaque mardi soir ? Je vous le donne en mille ! L’Amour est dans le Pré, pardi…

Le «réchauffement» donne froid dans le dos

Voix de la terre

Le 29 octobre, veille de la Toussaint, le quotidien le Soir sortait un scoop : « 2018 pourrait battre tous les records de sécheresse » Tiens donc, on n’avait pas remarqué. Le scoop, c’est que le record est détenu par l’année 1971. Il y a presque 50 ans. On l’avait oublié.

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