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Comme c’est curieux : pendant 50 ans, on n’a juré que par l’azote, le grand vecteur de productivité, et le carbone laissait fort indifférent. Depuis peu, c’est le contraire !

J’avais lu dans « l’autre grand journal agricole wallon » que Sylvie Brunel avait sorti un nouveau livre : « Nourrir, cessons de maltraiter ceux qui nous font vivre ».

L’agriculture est une activité à risques au-dessus de laquelle plane sans cesse le danger, prêt à fondre sur nous comme un rapace, et nous voler notre santé ou notre intégrité physique ! Les incidents et accidents sont légion dans les fermes et dans les champs, et les risques le plus graves ne sont pas spécialement les plus évidents ni les plus spectaculaires…

Ce dernier vendredi de novembre a été particulièrement sombre, sans soleil, avec la lampe allumée toute la journée dans notre vieille ferme aux petites fenêtres, un décès dans notre entourage, une actualité peu réjouissante où que l’on tourne la tête. Vendredi noir, « black friday » disent les anglophones.

J’ai lu, avec beaucoup d’intérêt, l’article de Manou en page 5 du Sillon de ce 9 novembre. Si j’ai bien compris, il s’agit d’une servitude puisque le terrain n’appartient pas à la commune de Comines-Warneton.







L’eau ces temps-ci sème l’émoi : l’eau que l’on choie, celle que l’on boit, celle qui nous noie… Les médias s’en donnent à cœur joie ; ministre et responsables sont aux abois ! Comme beaucoup d’autres Belges, je suis allé voir du côté des analyses de la SWDE, et j’ai pu constater l’excellente qualité de notre eau de robinet : pas de pesticides chez nous, ni PFAS et autres molécules présentées comme suspectes. En même temps, quand on habite loin des usines, au milieu des prairies et des forêts sur les hauteurs de l’Ardenne, c’est facile d’être peu pollué. Tout le monde en Wallonie ne peut en dire autant ! Hélas…

Bizarrement, aujourd’hui, le nom d’un produit change selon l’idéologie ou la profession de celui qui l’utilise alors que le dictionnaire nous dit qu’une dénomination correspond à la désignation d’une même chose ou d’une même personne.

Des chiffres, toujours des chiffres ! Dès qu’un problème se pose, vite, on collecte des données, on calcule, on analyse, on communique. On récolte des preuves à charge pour bétonner son postulat ; on cherche des petits papiers à décharge pour se dédouaner quand on est dans ses petits souliers, qu’il s’agisse par exemple de pollution aux PFAS des eaux potables -parlez-en à Céline Tellier… –, d’inondations « imprévues » dues aux 250 mm/m² de pluies de ces trente derniers jours, de négligences sécuritaires nationales, etc.

Ah, que j’aime me balader sur nos routes et chemins de campagnes. Le plus souvent accompagnée d’une, deux ou trois amies selon leur emploi du temps… Agricultrices à la retraite, elles aident chacune à leur manière la génération suivante installée sur la ferme.

C’était un jour d’enterrement, comme dans toutes les familles au fort ancrage agricole…
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