Biocarburants et blé dur: des alternatives crédibles?

Voix de la terre

Sauce américaine

Marc Assin

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Tous les quatre ans, les élections aux USA nous gratifient d’un spectacle en bichromie rouge et bleue, truculent et fantasque, époustouflant dans sa démesure ! Cette édition a été particulièrement indécise, et le match entre Biden et Trump a tenu en haleine les médias du monde entier.

Un sursaut d’intelligence pourrait faire des miracles

Voix de la terre

Bravo encore à Marc Assin pour sa voix du 22 octobre sur la vague de coronavirus et merci pour son message d’espoir à la fin de son texte. Personnellement, j’ai observé, le mercredi 14 octobre passé, de drôles de cas sur le quai des bus (à Visé) vers midi.

Quelles agricultures?

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Mon épouse a failli faire une attaque, quand elle a découvert le sort « artistique » réservé aux deux beaux potirons donnés à une amie… Confinement oblige, celle-ci lui a envoyé sur WattsAp la photo, non pas d’une bonne soupe appétissante parsemée de croûtons, mais plutôt de deux « Jack-o’-lantern » illuminés de l’intérieur par des bougies chauffe-plats. De si délicieux légumes, poussés naturellement sur un tas de compost, et arrosés avec amour tout au long de l’été !

Poème de Toussaint: une autre émotion et des souvenirs à foison

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Les feuilles jaunissent, rougissent, prennent des teintes d’or puis tombent, tourbillonnent au vent. Tout en cet automne me ramène à toi.

Sur la paille

Marc Assin

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L’hiver nous transit ; le printemps nous ravit ; l’été nous éblouit ; l’automne aujourd’hui nous saisit, et nous donne cette année bien des soucis. La saison des feuilles mortes présente deux faces : l’une scintillante sous la lumière oblique, parsemée d’ors et de couleurs fauves ; l’autre déprimante sous un ciel d’étain, giflée de bourrasques et de pluie. Les jours sont courts et parmi nous la Covid court, court, court… Pour garder le moral, il faut pas mal d’imagination ! La Toussaint, il est vrai, n’a rien d’une fête réjouissante, décoiffante, hilarante. Elle nous engage à être sérieux, à faire le bilan, à compter nos points, à calculer par exemple nos stocks de fourrage engrangé. Nos réserves de foin et d’ensilage entendront-elles chanter le coucou en avril ? Nos trésoreries passeront-elles le cap de l’hiver ?

La vague en vogue

Marc Assin

Voix de la terre

Dit-on « le » ou « la » Covid-19 ? Quel genre est-il le bon ? Masculin, comme LE coronavirus, LE choléra, LE tsunami, LE confinement, LE masque, LE désastre, LE grand bazar ? Féminin, comme LA COronaVIrusDesease, LA grippe, LA peste, LA peur, LA mort, LA dictature sanitaire, LA bulle, LA distanciation ? Du genre féminin comme LA première vague, puis LA seconde aujourd’hui, et de vagues rochers pour arrêter les vagues ? Qui l’eût cru voici sept mois à peine ? Pour une fois qu’un machin chinois ne tombe pas en panne au bout de quinze jours, il s’agit d’un virus du genre méchant, féminin ou masculin, et qui n’en finit pas d’accaparer l’actualité. Le système de lutte collective a failli, entend-on dire à la télé. À qui la faute ?

Ô H2O

Marc Assin

Voix de la terre

« Flitch, flitch, plic, ploc ! », chantonnent les bottes dans les flaques d’eau. Cette fois, ça y est, la pluie est revenue en force et désaltère les prairies. Les gazons reverdissent et les champignons pointent leurs petits nez blancs, de-ci de-là. Le retour de l’eau a lavé les poussières et ravivé les couleurs, après six mois d’abstinence, d’abonnée absente à notre quotidien. Le manque crée l’envie, puis le besoin s’installe et nous fait mesurer la valeur de notre or bleu, lequel pourrait bien, à terme, devenir un précieux objet de convoitises, de spéculations, d’enjeux financiers et politiques.

Le pain, essentiel pour notre santé, même s’il est industriel?

Voix de la terre

Quoi de plus boostant le matin pour commencer la journée qu’une bonne tartine de pain avec sa couche de beurre de ferme, de maquée, de confiture maison ou de miel ? Et pourtant, ce pain que nous croyons « bon pour notre santé », l’est-il toujours en réalité ?

La forêt wallonne en danger… sauf le peuplier!

Voix de la terre

Depuis une vingtaine d’années, la forêt wallonne connaît une crise sanitaire généralisée : hêtres, chênes, frênes et surtout les épicéas sont ravagés par des champignons, des insectes quand ce n’est pas la sécheresse liée au réchauffement climatique. Des groupes d’experts se réunissent afin de déterminer les causes de cette situation et d’envisager des solutions pérennes. De ces constats il semble se dégager une cause principale : l’élévation régulière de la température durant la période de végétation, ce qui amène à envisager le remplacement des espèces indigènes par des arbres d’origine plus méridionale. Les premiers essais démarrent. Il faudra attendre de plusieurs années pour obtenir des confirmations quant à l’intérêt de ces nouvelles origines.

Le temps des seigneurs

Marc Assin

Voix de la terre

Nouveau gouvernement et perspective betteravière: la raison va-t-elle triompher?

Voix de la terre

Enfin, après presque 500 jours d’attente, nous avons un gouvernement fédéral à part entière. Bien sûr, il devra traiter un très large éventail de domaines politiques, mais en tant que Confédération des Betteraviers belges (CBB), nous attendions bien sûr avec impatience ce qui serait décidé sur l’agriculture, l’environnement et la biodiversité, et ceci d’une perspective betteravière.

#LeConsommateurEstUnClown... triste!

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Selon une récente analyse de Greenpeace publiée sur son site le 22 septembre dernier, les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'élevage dans l'UE représentent 17 % du total des émissions de l'UE et sont plus dommageables pour le climat que toutes les voitures et camionnettes réunies. Pour l’ONG, l'ampleur de cette problématique signifie que l'UE ne peut pas atteindre les objectifs de l'accord de Paris sur le climat et éviter les pires conséquences de la dégradation du climat sans une réduction du nombre d'animaux d'élevage.

Capillotracteurs

Marc Assin

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« Capillotracté » : il s’agit là du nouveau mot à la mode ! J’adore ce néologisme croustillant, cinq syllabes qui égayent les conversations, et que l’on retrouve à tous les coins de paragraphe dans les articles des journaux ! Il remet au goût du jour la bonne vieille expression « tiré par les cheveux ». Beaucoup de discours, de déclarations, de procédures sont aujourd’hui exagérés, peu naturels, alambiqués, tirés par les cheveux, et donc « capillo-tractés » par des « con-tracteurs » ! La crise du Covid-19, par exemple, nous apparaît excessivement capillotractée, ébouriffée dans tous les sens par les médias, les politiciens et les scientifiques. La capillotraction est même devenue LE sport national politique en Belgique, quand on considère la saga hérissante de la formation du gouvernement fédéral, avec en points d’orgue les propos échevelés de certains présidents de partis.

Effet de serre: l’innocence bovine

Voix de la terre

Dans « Émissions de GES en Wallonie, 15-4-2018, sources SPW – AWAC », la responsabilisation des émissions de Gaz a Effet de Serre par secteur, se situe comme suit : 30 % par l’industrie, 25 % par le transport, 15 % par le résidentiel, 13 % par l’agriculture, 5 % par le secteur tertiaire, 3 % autres et 1 % par les déchets.

Coût climatique

Marc Assin

Voix de la terre

« 223 euros ! Et mon caddie n’est même pas rempli ! Se nourrir coûte de plus en plus cher, ma bonne dame ! ». La complainte des consommateurs s’étire et se répète sans fin au sortir des supermarchés ; les clients inspectent leur bon de caisse et déplorent systématiquement la chèreté des aliments. Et pourtant… Les étiquettes dans les rayons affichent des montants bien inférieurs aux coûts réels des marchandises, ce n’est un secret pour aucun spécialiste de l’économie. Il faudrait y ajouter le coût environnemental, que nous devrons un jour solder ; nous-mêmes et surtout nos enfants ! Le prix payé ne comprend pas non plus le coût social, ce déni de revenu décent imposé aux agriculteurs par notre société. Ceux-ci sont enferrés dans un système trop bien rodé, lequel leur impose d’une main des prix de vente inférieurs aux prix de revient, et de l’autre main les indemnise chichement avec de l’argent public, qu’il conviendrait logiquement d’ajouter au prix payé ! Les 223 euros de ce caddie devraient être multipliés par 1,5, voire 2. Un jour ou l’autre, l’humanité devra repasser à la caisse pour combler la différence, forcément…

«Le monde paysan souffre d’un système économique qui broie le quotidien des hommes et des femmes. Dans ce milieu dur au mal et taiseux, comment parler des difficultés ? Et comment montrer la réalité tragique des suicides ? La photographe Karoll Petit l’a tenté par l’image durant plusieurs années d’enquête.». Photo extraite de «La détresse paysanne dans un monde agricole qui dégringole», par Karoll Petit et le journal Reporterre.  «Jean-Pierre Le Guelvout avait un chien, qui est toujours bien présent dans la ferme.  Il s’appelle Lost. Kerlego, golfe du Morbihan, France.»

Le cadmium, une sucette pour les médias!

Voix de la terre

Les journaux français se sont délectés en commentant l’émission d’investigation de France 5 le 12 septembre dernier : « Vert de rage » sur le thème du cadmium dans les engrais, les patates et les urines.

Les chances pour l’élevage en Wallonie sont sérieuses mais gare à son industrialisation!

Voix de la terre

À la lecture de différents articles relatifs à l’élevage wallon parus dans la presse, je vous livre quelques réflexions compte tenu de l’importance de celui-ci pour notre agriculture wallonne.

Les pouvoirs des plantes

Marc Assin

Voix de la terre

D’une année à l’autre, la tendance se renforce : un engouement marqué pour les plantes ne cesse de croître dans la conscience occidentale. Végétarisme et véganisme, textiles tissés de fibres végétales, constructions en bois, isolation écologique, biocarburants…, et bien entendu tout ce qui touche à la phytothérapie, aux décoctions, tisanes, baumes et multiples préparations médicinales.

Sacré Charlemagne!

Marc Assin

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« Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer l’école ? ».

La petite chanson espiègle de France Gall n’a guère pris de rides en cinquante-six ans ! Elle trotte encore parfois dans la tête des plus anciens, surtout à cette époque de l’année, synonyme de rentrée des classes. Il faut dire que l’on passe aujourd’hui de nombreuses années sur les bancs de l’école : minimum quinze, et bien plus si affinité ! Cette longue période d’enseignement laisse toutes sortes de souvenirs très diversifiés : du plaisir, de l’ennui, de la camaraderie, des disputes, des réprimandes, des félicitations, des découvertes, de la passion, des déceptions, des vexations, des victoires, et surtout des apprentissages. Mais le plus important n’est-il pas « d’apprendre à apprendre » ? Cette faculté devrait en principe s’acquérir grâce à un cursus scolaire adéquat ; elle constitue un atout fondamental en 2020, en agriculture et partout ailleurs !

Le méteil fait partie des piliers de l’autonomie fourragère pour l’alimentation des animaux.

Canicule et sécheresse: difficile pour beaucoup d’agriculteurs, mais des pistes de résilience existent!

Voix de la terre

Certaines pratiques agricoles permettent à des producteurs de subir un peu moins les conséquences des dégradations climatiques.

Mots d’août

Marc Assin

Voix de la terre

Radin comme un Hollandais, le ciel de juillet a gardé pour lui sa chaleur et ses pluies bienfaisantes. Nos amis flamands l’affirment : le nord-est ne leur apporte rien de bon, et pas uniquement le vent… Jusqu’à présent, nous vivons durant cet été une drôle de « sécheresse froide », avec des bises assez fraîches et un grand déficit de précipitations, malgré le passage fréquent de gros nuages gris. Le mois d’août va-t-il changer la donne ? Nous apporter des pluies et un peu de chaleur ? Nous susurrer des mots doux ? Chasser par exemple cet embêtant virus qui nous empoisonne la vie ? Nous trouver un gouvernement fédéral ? Éclaircir le bleu libéral de la PAC ?

Des bouliers compteurs pour des morceaux de sucres

Voix de la terre

Agricultrice, productrice de betteraves sucrières, je ne peux que m’étonner de l’attitude attentiste du secteur bancaire vis-à-vis du projet de la sucrerie coopérative de Seneffe. À l’heure du développement local, du commerce équitable, ce projet répond à une nécessité pour le secteur agricole.

Retour à l’anormal

Marc Assin

Voix de la terre

Voici quatre mois, le Covid-19 faisait sa joyeuse entrée dans notre quotidien, confineur confidentiel assignant à demeure une population déconcertée. Puis le virus s’en est allé papillonner sous d’autres cieux, contaminer des innocents, des insouciants, des imprudents, des imbéciles. Il a laissé chez nous en arrière-gardes quelques hordes bien armées, planquées en embuscade, histoire de nous embêter et nous obliger à rester sur nos gardes, quoiqu’il advienne. Il nous a interdit les gestes amicaux, les effusions d’amour et d’affection. Il est parvenu à gripper et mettre à l’arrêt pour un temps l’infernal mouvement perpétuel de notre flamboyante machinerie capitaliste. Il a ainsi rendu quelques bouffées d’oxygène à nos cieux pollués, éclairci nos esprits embrumés. Cette parenthèse inattendue aura duré quelques semaines, trois petits tours et puis s’en va, puis le déconfinement s’est attelé au retour jubilatoire « à la normale ». Ne devrait-on pas dire plutôt « à l’anormal », à « l’amoral », sous bien des aspects ?

Léopold II, l’hévéa et les migrations

JMP

Voix de la terre

Ces temps-ci, Léopold II est, si pas à l’honneur, en tous cas sur le devant de la scène. Votre chroniqueur Marc Assin a bien analysé cette constance de notre espèce à jouer au «dominant-dominé» entre les peuples au fil des siècles.