Mypension.be: tensions et contritions











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« Dans dix ans, le Blanc-Bleu, c’est fini ! ». Chronique d’une mort annoncée, cette rengaine enfle et tourbillonne dans le vent de nos campagnes, comme une chanson d’automne au refrain mélancolique. Volonté des hommes, ou avatar d’une époque ?

Débrider son tracteur pour qu’il dépasse la vitesse maximale autorisée peut en tenter certains, mais les problèmes qu’ils se risquent alors à encourir devraient les en dissuader.

Dans nos communes rurales, vastes par la surface qu’elles couvrent, mais toutes petites par leur nombre d’habitants, les écoles maternelles et primaires ont gardé un caractère familial, intégré dans le cadre de vie des enfants. Pas mal d’activités « vertes » sont organisées, du style : verger et potager didactiques, plantations d’arbres en forêt, balades et leçons de choses dans la campagne, visites en fermes… Les élèves ont l’occasion d’observer les activités agricoles en direct, et de se forger leur propre opinion sur notre métier. Comment sommes-nous perçus par nos chères petites têtes blondes ?

En ce début d’année scolaire, certains collèges ou lycées organisent pour leurs classes terminales des visites d’entreprises. Pour quatre-vingts rhétoriciens bruxellois, cela s’est traduit par la visite d’une ferme céréalière contemporaine.

Qui aurait cru en eux, il y a vingt ans, à voir ces énormes caissons poussifs et leurs gros écrans bombés ? Depuis les années nonante, les ordinateurs ont pourtant entamé la conquête de notre quotidien, comme la télévision, les GSM et autres « smart » inventions ! Impossible désormais de se passer d’eux, pour le meilleur et pour le pire…







Ces dernières années, nous avons vu fleurir sur les réseaux sociaux et dans la presse d’innombrables discussions opposant partisans et adversaires de la consommation de viande, voire de tout produit d’origine animale pour les véganes. Ces discussions de sourds débouchent rapidement sur des insultes, les premiers traitant les seconds d’idiots, ces derniers accusant les « viandards » ou les « charognards » d’être des assassins crapuleux, cancéreux et pollueurs. Stigmatisation, polarisation, généralisations, exagérations, démonstrations par les cas personnels. La plaie des débats.


Mon vétérinaire élève quelques moutons. L’autre jour, il avait des sacs d’aliments dans sa petite remorque, dont un sac d’épeautre. Il m’a montré la facture : 43 centimes/kg pour les aliments composés, 32 centimes/kg pour la céréale brute. J’ai sursauté, car mon voisin agriculteur m’a affirmé naguère avoir vendu sa récolte d’épeautre à ce négociant à 12,5 centimes/kg. Celui-ci s’est contenté d’ensacher le grain pour prendre une marge bénéficiaire de 156 % !

J’ai couru après le temps. En l’approchant, j’ai arraché de son long manteau un peu de velours. De ces quelques minutes volées, je profite pour ne rien foutre et rêver…

À l’heure ou bien des gens se plaignent parfois à tort, mais le plus souvent à bon escient, de devoir tirer sur les deux bouts pour vivre décemment, je les invite à participer au week-end du cheval initié, par la Région wallonne, son ministre de l’agriculture et la confédération Wallonie Bruxelles du cheval, les 7 et 8 octobre. Cet événement se passe à travers toute la Wallonie et je suis certaine qu’il doit y avoir un site à visiter près de chez vous. Profitez sans modération du calme et de la sérénité de la nature en compagnie de tous ces professionnels du monde équestre, impatient de vous faire partager leur passion.
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