Infomanie et infobésité

Marc Assin

Voix de la terre

«Pour ce qui est de la betterave, le choix est simple
: j’en mets encore ou je n’en mets plus. Sauf que, je n’ai pas beaucoup le choix...»

Sucrerie de Seneffe: ou l’étincelle qui met le feu aux poudres

Voix de la terre

La sucrerie de Seneffe suscite beaucoup de débats… Dans ce contexte, un agriculteur nous livre sa vision et son analyse des échanges agricoles : les relations à l’industrie, les possibilités qui s’offrent aux agriculteurs par spéculation, l’individualisme persistant et destructif… « Je vous demande de prendre 20 minutes de votre temps afin de vous forger votre propre opinion. 20 minutes, bien peu de temps pour une grande décision ! Et si, vous trouvez cette analyse pertinente, faites la circuler ! », dit-il.

La faim pour guérir?

Marc Assin

Voix de la terre

Chaque année, la médecine progresse et permet la guérison de maladies réputées autrefois incurables. Pourtant, de nouvelles pathologies apparaissent ou d’autres fort rares se développent de manière inquiétante. Ainsi, les maladies dites « auto immunes », -quand notre immunité est déboussolée et se retourne contre nous –, sont maintenant fréquemment identifiées, et semblent se répandre comme une épidémie dans notre population occidentale bien (ou trop, ou mal ?) nourrie : diabète de type 1, maladie cœliaque, lupus érythémateux, polyarthrite, etc. Les chercheurs s’arrachent les cheveux pour découvrir les causes profondes de ces dysfonctionnements immunitaires, afin de mettre au point des traitements adaptés. Récemment, des études très sérieuses menées sur des souris ont établi qu’un jeûne sévère peut aider à régler la subtile mécanique de nos systèmes de défense biologique. La faim engendre un stress excessif qui stimule les mécanismes de survie jusqu’à leur paroxysme. Le corps en « oublie » ses pseudo-souffrances ; le système immunitaire paniqué se remobilise et se concentre sur ce problème devenu très urgent. Il se reformate, comme un disque dur d’ordinateur qu’on vide de ses programmes déboussolés, pour les réinstaller ensuite et remettre de l’ordre dans tout un bazar devenu ingérable !

La CoBT inquiète-t-elle?

Voix de la terre

Dernièrement, nous avons reçu plusieurs messages de l’acheteur de nos betteraves. Celui-ci se veut rassurant et évoque la durabilité. Son dernier message, nous est arrivé à l’aube de la seconde souscription organisée par la CoBT. C’est de bonne guerre. Ceci dit, la restructuration chez Sudzucker est pour 2020 (les emblavements, partout en Europe, sont réalisés) et d’ici là, beaucoup de choses peuvent encore changer la donne ! De plus, pas un mot sur un prix décent et rémunérateur pour notre betterave.

L’avenir de nos fermes et l’agriculture wallonne en jeu

Voix de la terre

Je voudrais faire part à mes collègues agriculteurs de ma motivation pour le projet de sucrerie coopérative à Seneffe.

Que chacun d’entre nous se mobilise est primordial pour l’agriculture wallonne et pour chacune de nos fermes. La betterave fait partie des têtes d’assolement et sans elle, nous serons encore plus à la merci des industriels qui dicteront leurs lois.

Betteraves sucrières: stop ou encore?

JMP

Voix de la terre

Sans être betteravier, quand on a connu le secteur de près, on n’est pas insensible à son « devenir ».

La betterave, c’est une si longue histoire. Avant elle, au temps des caravelles, le sucre venait de loin. Il était rare et cher. Je n’étais pas là quand, en 1747, Marggraf découvrit que la betterave (fourragère) contenait aussi du sucre, ni quand Achard, en 1799, présenta au roi de Prusse, le premier pain de sucre obtenu par son extraction. Je n’étais toujours pas là, en 1875, lorsque notre pays comptait 164 sucreries. Il y en avait 5 à moins de 5 km de chez moi.

Viens on sème

Marc Assin

Voix de la terre

Comment pourrait-il en être autrement ? Ô combien m’a ému le cri d’Émilie ! Comme il a ému des milliers d’Internautes et de lecteurs du Sillon Belge de cette fin février. Son histoire est désespérément banale, et se répète à l’envi dans nos régions où l’argent a asservi nos manières de penser et d’agir, en agriculture et dans tous les compartiments de notre société.

Big Sister, ou la dictature du regard permanent

Marc Assin

Voix de la terre

Vous connaissez peut-être « 1984 » de Georges Orwell. Ce roman dystopique décrit une société totalitaire dominée par « Big Brother », sorte d’entité autoritaire qui observe le moindre des agissements des gens via un système de caméras et de micros installés dans tous les lieux de vie. Cette transparence oblige les citoyens à adopter un comportement irréprochable, à respecter les normes imposées et les directives qui en découlent. Le pouvoir tyrannique est imposé via ce puissant vecteur, ce regard permanent qui pèse de manière intolérable sur les individus.

Tic-tac, tic-tac, pique-PAC

Marc Assin

Voix de la terre

Pincez-vous si vous voulez : vous ne rêvez pas ! Dix à quinze degrés à midi, voire davantage en plein soleil, ciel bleu et brise du sud, Saint-Valentin n’a pas lésiné sur la chaleur de ses baisers, et depuis le 14 février, la météo s’est résolument mise en mode « printemps », avec six semaines d’avance. Les terres détrempées s’essorent à toute vitesse, et déjà, les rivières vagabondes gonflées d’eau rentrent sagement dans leur lit. D’ici quelques jours, il sera possible de labourer, de herser les prairies, d’épandre les fumiers. La ronde des saisons s’est accélérée pour un temps, entre vêlages et semailles. Tic-tac, tic-tac, l’horloge tourne et le temps s’enfuit. Et pour nous, depuis le 15 février, il est l’heure, ou plutôt « il est l’or monsignor » de remplir nos déclarations PAC de superficie.

Greenpeace sur le banc des accusés pour entrave à la protection de l’environnement

Voix de la terre

Ces derniers temps, on entend beaucoup parler du climat et des nouvelles mesures qui doivent être prises pour le protéger. Disons le d’emblée, cette nouvelle tendance est une bonne chose ! La protection de l’environnement est une chose sérieuse qui doit être prise avec détermination.

Cherchez le coupable du dérèglement climatique

Voix de la terre

Le jaune et le vert, couleurs préférées des agriculteurs

Voix de la terre

Le vert, c’est le blé qui lève, l’herbe qui pousse, le printemps qui renaît. Le jaune, ce sont les épis d’or qui annoncent la moisson prochaine. Tous les spécialistes en marketing le savent : ce sont les couleurs qui plaisent en agriculture.

Dessine-moi un mouton

Marc Assin

Voix de la terre

Tout gamin, je n’avais rien du Petit Prince de Saint-Exupéry, avec mes grosses lunettes et mes grandes oreilles, mais je vivais déjà sur ma planète. J’avais trois passions, trois maladies, trois virus : lire des bouquins, aller en forêt, et élever des animaux. Lecture, nature et agriculture ! Et beaucoup de confiture sur mes tartines… L’agriculture a mangé la grosse part de ma vie. J’ai commencé par des lapins et des poules, puis des moutons et enfin des bovins. Les adultes disaient autour de moi : « Tout ce qui fait des petites crottes ne remplit pas la hotte ». J’ai donc abandonné très tôt les moutons, mais ceux-ci ont gardé une place de choix, bien au chaud dans mon cœur.

La SOPABE-T au service de qui?

Voix de la terre

Mi-janvier, la SOPABE-T a organisé le vote pour le réinvestissement des obligations RT en actions Südzucker.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’organisation betteravière n’en est pas sortie grandie :

Décroissants chauds au matin du monde

Voix de la terre

Ces temps-ci, ils descendent tous dans la rue : les sans-rien, les sans-boulot, les sans-papiers, les sans-avenir, les sans-espoir, les sans-idées… Des sans-rides et des sans-dents, des sans-diplômes et des sans-cheveux, des sans-gêne et des sans-complexe, des sangs chauds et des sangs froids, tous mélangés. Sans-culottes du jeudi ou du samedi, ils brandissent des pancartes, s’habillent de gilets jaunes, foulards rouges, chemises blanches ou bonnets verts, scandent des messages pour tous les goûts, toutes les couleurs ; tous les coûts, toutes les douleurs.

Si tous les paysans du monde voulaient se donner la main?

Voix de la terre

Vingt-deux! V’là les poulets!

Marc Assin

Voix de la terre

Je n’ai jamais très bien compris pourquoi on appelle « poulets » les gendarmes… Pour éclairer ma lanterne et ne pas mourir idiot, mes petits doigts ont tapoté le clavier et consulté vous savez qui ; la réponse a fusé en moins de 0,02 seconde : en 1871, à Paris, une caserne construite à l’emplacement du Marché aux Volailles a été mis à la disposition de la Préfecture de Police, et les membres de cette digne confrérie ont hérité de ce sobriquet pour le moins truculent !

Être à l’écoute

Marc Assin

Voix de la terre

Dans nos régions dit-on, l’agriculture est à la croisée des chemins, un vaste carrefour vivement éclairé, grouillant de monde, équipé de feux clignotants tantôt oranges et tantôt rouges, avec des petits flèches vertes pour nous montrer la voie du bio ou de l’agro-écologie, et d’autres panneaux pour nous indiquer toutes sortes de diversifications possibles et imaginables. Les signaux ne manquent pas, et chacun d’entre eux pointe une ou plusieurs directions, grevées d’obligations. Le choix est tellement vaste et les directives si nombreuses, que l’agriculteur d’aujourd’hui y perd sa religion, comme dans la chanson de R.E.M., et ne sait plus à quel saint se vouer, coincé au milieu du jeu de quilles en attendant un signe du Ciel qui lui montrera la bonne sortie.

Pollueur-payeur!Dépollueur-payeur, aussi!?

Voix de la terre

Dernièrement, tant la télévision que les journaux ont fait écho de l’incivilité grandissante de certains concernant les trouvailles faites dans les stations d’épuration. Ce n’est pas étonnant. Il suffit de voir ce qu’on doit ramasser le long des routes.

Une solution «sur mesure» pour chaque planteur

Voix de la terre

Cher planteur hennuyer anonyme, chers betteraviers, Je voudrais réagir aux propos de l’opinion publiée dans le Sillon Belge du 11 janvier dernier, « Prendre son destin en main ».

L’auteur y met en opposition deux décisions qui sont à prendre par les betteraviers belges : l’avenir d’une partie de la participation des betteraviers fournisseurs de la Raffinerie Tirlemontoise (RT) d’une part et l’investissement des agriculteurs dans le projet d’une nouvelle sucrerie à Seneffe (le projet « CoBT ») d’autre part.

Un tien vaut mieux que deux tu l’auras

Voix de la terre

La semaine dernière, j’ai lu – en premier lieu – avec une grande admiration l’article concernant la nouvelle sucrerie à Seneffe. Les chiffres et les conditions, qui y sont énumérés, sont impressionnants et plein d’espoir.

Cependant, en seconde lecture de l’article, la vraie réalité nous saute aux yeux :

Gilets jaunes sur salopettes vertes

Voix de la terre

Bonne, ou mauvaise nouvelle ? Nous ne payerons pas de contributions sur les revenus déclarés de 2017, ceux-ci sont trop bas, deux fois inférieurs aux années précédentes. Faut-il se réjouir de se voir rembourser les versements anticipés, ainsi qu’un crédit d’impôt ? Certainement pas ! Ce résultat est tout simplement affligeant, consternant, désastreux ! Il signifie que, aux yeux du ministère des finances, nous avons travaillé en 2017 pour des cacahuètes ! Et 2018 s’annonce bien pire encore, sans que personne ne sonne le tocsin. Est-il temps de descendre nous-mêmes dans les rues et d’enfiler des gilets jaunes par-dessus nos salopettes vertes ?

Prendre son destin en main

Voix de la terre

Pour le secteur betteravier belge, le mois de janvier 2019 va être sacrément important et influencera certainement l’avenir de la betterave sucrière en Belgique.

Petits biquets…

Marc Assin

Voix de la terre

Chatons, chiots, agneaux, veaux, poulains, poussins, canetons… : les animaux nouveaux nés nous attendrissent et donnent envie de les choyer, de les protéger. C’est plus fort que nous. Personne, à moins d’être psychopathe ou lobotomisé du cerveau, ne songerait à leur vouloir le moindre mal. Et pourtant… J’ai découvert l’impensable, dans la lecture d’un article consacré à un élevage industriel de chèvres laitières. Dès leur naissance, les chevreaux sont tués pour des raisons purement économiques, ou plutôt « sacrifiés », « euthanasiés », pour reprendre les euphémismes utilisés par le journaliste agricole. Seules les chevrettes sont conservées. Aïe, aïe ! Qu’en penseraient les enfants qui visitent les fermes pédagogiques enchantées, et prennent grand plaisir à caresser les petits biquets ?

De l’Épiphanie à l’épiaison,clin d’œil à Epicure

Voix de la terre