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Voix de la terre

Voix de la terre

Des salades!

Voix de la terre ’’Should I go or should I stay ?’’. La chanson du groupe Clash me trotte dans la tête, en ce samedi 30 août, 5 heures 30 d’un matin nimbé d’une lumière encore ensommeillée. Vais-je rester, ou vais-je partir à la Foire de Libramont ? On y raconte tant de salades…
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Le bien-être animal: une priorité pour les éleveurs de la Coopérative PQA

Porc Qualité Ardenne tient à faire remarquer que les images tournées par l'organisation «AnimalRights» dans des porcheries flamandes sont des images volées et sorties d'un contexte inconnu. «Nous comprenons que ces images puissent choquer mais elles sont le résultat de la politique de prix bas qui pousse les producteurs à diminuer les coûts de production au détriment du bien-être animal. Mais quoi qu'il en soit, il ne faut pas faire d’amalgame. Il s’agit de cas particuliers qui ne concernent pas l’ensemble des éleveurs de la filière et certainement pas les éleveurs de la coopérative «Porc Qualité Ardenne». C’est pourquoi nous réfutons les allégations de l’organisation « Animal Rights» qui accuse «l’ensemble de la filière porcine»».

Ces chers polders…

En mai, fais ce qu’il te plaît. Il nous a plu, à mon épouse et moi-même, de prendre le bon air dans le Westhoeck, à quelques coups de pédale de la mer du Nord. Je l’avoue avec un peu d’embarras vis-à-vis de ceux qui ont des bêtes et font l’ouvrage tous les jours. Par contre, je le dis plus ostensiblement aux écolos, on n’a même pas pris l’avion pour y aller et là-bas, on a tout fait à bicyclette.

99.000 ha de plus pour la production alimentaire grâce au photovoltaïque

Tandis que les céréaliers ukrainiens tentent de faire leurs semis de printemps sous les obus, l’Europe redoute un manque de céréales, une explosion des prix, voire une pénurie alimentaire. Tout près de chez nous, 100.000 ha de bonnes terres agricoles, déjà couvertes de jeune blé, sont pourtant immédiatement disponibles, dès la moisson de l’été 2022. La volonté politique suffirait pour mettre sur le marché mondial la ration alimentaire annuelle de 2 millions de personnes supplémentaires.

Le choix des lecteurs

Dites-le avec des fleurs

Fin avril, début mai, la nature au verger adopte le style hippie et couvre de fleurs ses arbres fruitiers, les uns après les autres. Ce « flower power » devrait inspirer ceux qui sèment les fleurs du mal, aux confins de l’Europe… Chez nous, la paix règne encore -pourvu que ça dure !- et le printemps pose avec détermination les premiers jalons des récoltes futures.

«Ça ne roule pas à l’eau, ç’t’engin-là!»

Le « ça » en question était vert-prairie décoré de bandes jaunes, et arborait fièrement sur son nez la petite fusée dorée de Magerus-Deutz. Vingt-deux chevaux-vapeur sous le capot, relevage hydraulique et prise de force (« À quoi ça peut servir ? »). En ce mois de mai 1965, mon oncle n’était pas peu fier de son premier tracteur, et mon grand-père fort dépité de voir ses deux braves juments mises au repos forcé, avant peut-être de gagner l’abattoir… Il ne cessait de critiquer l’acquisition de son fils, et affirmait qu’il allait se ruiner en mazout, en huiles et en entretien de « ça ». Pourtant, à l’époque et durant les Trente Glorieuses, le carburant ne coûtait que l’équivalent de quelques centimes d’euro/litre. Mais si le vieux Parrain revenait sur Terre aujourd’hui, mazout vingt fois plus cher, il dirait : « J’te l’avais bien dit : ç’t’affaire-là va vous mettre tous sur la paille ! ».

Prendre demain à deux mains?

Ah, hier encore, ces virus ! Et aujourd’hui, ces vils Russes ! Les gros pavés lancés en Ukraine n’en finissent pas de faire des ronds dans la mare aux peinards Occidentaux, soudainement réveillés par une guerre sortie de nulle part, cauchemar revu et corrigé à la Poutine, sorti tout droit d’un passé révolu depuis 80 ans. Les réfugiés affluent dans nos pays, désorientés, hébétés, ahuris de découvrir chez nous un mode de vie moins « cool & relax » qu’il n’y paraît vu de chez eux, une Belgique où la bureaucratie n’a guère à envier à celle de l’ancien Bloc de l’Est. Ceux qui ne connaissent ni l’anglais, ni une des trois langues belges, apprennent très tôt leur premier mot : « demain ». Revenez demain ; vous aurez un logement demain ; vos papiers seront prêts demain ; etc. Ils comprennent vite que « demain » veut dire chez nous « un de ces jours », « dans un avenir plus ou moins proche » ou même « jamais », et qu’il leur faudra s’armer d’une patience d’ange pour ne pas désespérer. Les agriculteurs connaissent ce syndrome belgo-belge, ce « demain » sur lequel nous avons buté, butons et buterons tout au long de notre carrière, à la ferme et dans les champs, dans les bureaux des administrations. Demain ne meurt jamais, dirait James Bond. Nous, oui…

Voici venu le temps des «azotosceptiques»

Il est clair que produire moins chez nous pour mieux déforester ailleurs est une aberration. L’heure est venue de réhabiliter l’azote pour ce qu’il est vraiment : un élément essentiel à la vie. Sans azote, pas d’ADN, pas de protéines, pas de croissance.

Ah zut! Ah zott’!

En avons-nous trop, ou trop peu ? Il faudrait se décider… Les élevages industriels produisent trop d’azote : ah zut alors ! Les engrais synthétiques azotés sont hors de prix et risquent de manquer : ah zott’, alors ! Selon les spécialistes du FAO, ceux-ci permettent la production d’un tiers de la nourriture mondiale : impossible de s’en passer sans provoquer une famine… L’agriculture craint dès lors pour son approvisionnement, tandis que des milliers d’unités d’azote se perdent chaque jour dans les airs, dans les nappes phréatiques et les cours d’eau des régions très peuplées et des zones d’élevages hyper-intensifs comme la Bretagne, la Flandre ou les Pays-Bas. Ne serait-il pas temps d’imaginer -et de mettre sur pied !- une politique cohérente qui puisse gérer les flux azotés, d’où qu’ils viennent et où qu’ils aillent ?