Collapsus «post-barnum»

Marc Assin

Voix de la terre

Démocratie?

Marc Assin

Voix de la terre

Chez les cochons, une gestation dure trois mois, trois semaines et trois jours, mon vétérinaire me l’a confirmé. Nos politiciens régionaux ont eu besoin d’un laps de temps fort comparable pour former le Gouvernement Wallon et celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ce n’est pas étonnant, car le Parlement Wallon se trouve justement à Namur sur le site « du Grognon », je n’invente rien. Désormais copains comme cochons, PS, MR et Ecolo ont uni leur destinée et mis au monde une belle nichée de treize ministres, lesquels vont donc veiller sur nous au cours des cinq prochaines années. Dans le cochon, tout est bon : jambons, saucisses, côtelettes, lards et charcuteries. C’est un animal très propre sur lui, éminemment sympathique, qu’il soit rose, vert ou bleu, en tirelire ou en peluche. Nos ministres ont été choisis au terme d’un long processus démocratique, ou censé l’être. Mais peut-on parler chez nous de réelle « démocratie » ? Ne serait-ce pas plutôt de la « particratie » ?

Les agricultrices, ces «Femmes d’aujourd’hui»

Voix de la terre

Le magazine « Femmes d’aujourd’hui » se trouvait déjà sur la table de la cuisine de notre ferme quand j’étais enfant et y côtoyait « Le Sillon Belge ». Je suis fan et abonnée depuis toujours. Les articles que j’y lis m’interpellent, me rassurent, me font réfléchir ou m’instruisent. Vous comprendrez que je sois désarçonnée par le dernier paragraphe de l’article paru à la page 39 du numéro 33 d’août 2019 qui affirme en substance que le lait vendu en grandes surfaces est un lait issu de vaches maltraitées, bourrées aux hormones et aux antibiotiques.

Les techniques agroforestières se  développent en Wallonie mais manquent de soutien malgré leurs intérêts agronomique, climatique, économique, écologique  et paysager.

Les techniques agroforestières font désormais partie de la réalité agricole

Voix de la terre

Depuis près de 10 ans, les techniques agroforestières accompagnent la prise en compte de besoins environnementaux, socio-économiques et paysagers du secteur agricole. Le soutien public à destination des acteurs les mettant en œuvre reste cependant faible. Il est urgent de reconnaître ces techniques comme des atouts agronomiques, climatiques, économiques, écologiques et paysagers, à l’instar de certaines régions ou pays voisins.

Potagers pluriels et jardins singuliers

Marc Assin

Voix de la terre

Apprendre à Vivre ensemble

M. de N.

Voix de la terre

Les sanglots longs des nez longs

Marc Assin

Voix de la terre

PPA, où t’es. Où t’es ? Où t’es ? La complainte des sangliers wallons n’en finit pas d’endeuiller nos forêts. Leur saga singulière s’éternise, et le périmètre de sécurité frôle nos hauts plateaux ardennais. Pauvres gorets gaumais ! Adieu pâtés, boudins, rillettes, petits salés, jambons et tête pressée, issus des cochons d’Étalle, Saint-Léger ou Rachecourt… Les plus à plaindre sont nos amis aux longs nez, malades de la peste : haro sur les Gaumais ! En vérité, les vrais coupables de l’épidémie seront-ils un jour identifiés ?

Vulcain, l’ami des humains

JMP

Voix de la terre

Qui aime l’agriculture s’intéresse au sol, donc au sous-sol, jusqu’à la roche-mère. On passe de la pédologie à la géologie. L’étude des roches, c’est l’ADN qui explique l’évolution de la terre.

Poubelle la vie

Marc Assin

Voix de la terre

C’est pour moi une corvée, et pourtant cette obligation fait partie des tâches ponctuelles qu’il convient d’accomplir dans le respect des consignes. Je veux parler de la collecte des plastiques agricoles, de cette visite bisannuelle au recyparc communal où nous attendent de joyeux drilles commis à la surveillance des opérations de déchargement.

Un autre monde

Voix de la terre

En cette semaine du 1er au 9 juin 2019, tout le monde il est bio, tout le monde il est gentil ! L’Apaq-W a mis les petits plats (bio) dans les grands pour mettre à l’honneur l’agriculture biologique, et une seconde vaguelette verte, après celle des élections, est venue baigner les orteils des citoyens consomm’acteurs. À l’heure d’aujourd’hui, il est vrai, la plupart des gens désirent garnir leur assiette d’un maximum de produits bio, dans la mesure de leurs possibilités financières et des disponibilités locales. Le mot « pesticide » est devenu synonyme de «  poison » et son image associée n’est autre qu’une tête de mort, comme celle que l’on trouve sculptée sur les stèles mortuaires des 18e et 19e siècles. La question ne semble même plus se poser, dans l’esprit des bonnes gens : il faut absolument supprimer les herbicides, fongicides et tous ces mots (tous ces maux) en « cide ». Mais dans la vraie vie, rien n’est ni tout blanc, ni tout noir. La réalité est infiniment plus complexe…

Qu’est-ce qui va changer? Pas grand-chose…

Voix de la terre

…, je n’ai pas rangé les questions que je me pose. « Tu comprendras plus tard ! », mais on est plus tard, et je comprends pas… Le jour des élections, cette petite chanson naïve (de Big Flo et Oli) me trottait dans la tête, alors que j’attendais mon tour dans la file pour voter, à quelques minutes de l’instant fatal. Voter pour qui ? Pour quel programme ? En toute honnêteté, je n’en savais rien.

Obsolescence

Marc Assin

Voix de la terre

Les vieux gênent, aux yeux des jeunes. Ils sont lents, prudents, routiniers, et maîtrisent très mal les nouvelles technologies électroniques. En tant que presque vieux, je m’interroge : à quel âge est-on hors circuit dans sa carrière professionnelle ? 55, 60, 65 ans ? Voire moins, ou davantage ?

1 bœuf = 200 poulets

Marc Assin

Voix de la terre

La viande n’a pas bonne presse, et c’est peu de le dire… Inutile de vous en tartiner une couche supplémentaire sur la tranche, vous l’avez déjà goûté ! Mais pourquoi donc ? Toutes sortes de raisons sont invoquées, plus ou moins justifiées, plus ou moins fallacieuses : santé des consommateurs, émission de gaz à effet de serre, gaspillages de ressources naturelles, destructions d’écosystèmes, bien-être animal. Est-ce devenu une fatalité ? Existe-t-il des pistes de réflexion susceptibles dégager des solutions durables pour l’agriculture de demain ?

Les années bonheurs, c’est quand?

Voix de la terre

C’était un vendredi comme les autres, non pas vraiment… C’était l’anniversaire d’une amie, 60ans. Réunion autour du verre de l’amitié, rires, bonne humeur et discussions. Comme le temps passe, tous et toutes y arrivent à leurs 60 balais ! Certains d’entre nous voient même arriver leurs 70 ans mais toujours gais et « bon pied, bon œil », l’âge leur est venu sans refroidir la jeunesse de leur cœur.

En mai, vote pour qui te plaît

Marc Assin

Voix de la terre

En avril, les jours défilent ; en mai, on ne va pas chômer, et particulièrement les politiciens ! Les mauvaises langues affirment que les parlementaires ne travaillent que durant un mois tous les cinq ans. C’est le moment, c’est l’instant de faire le beau ! Les élections régionales, fédérales et européennes sont en effet programmées pour le 26 de ce mois. À Neufchâteau, on va même revoter pour les communales, le 16 juin : ils adorent jouer du gros crayon rouge, ces Chestrolais ! Quant à nous, électeurs lambda, il va falloir faire son choix entre des candidats de tous bords, lesquels vont s’efforcer de nous séduire, de nous surprendre, de nous convaincre…

Les tables de la loi (environnementale)

Voix de la terre

Reçues par Saint Antonio sur le Mont Si Naïf...

Alléluia, les sols ressuscitent!

Voix de la terre

Il n’y a rien de plus fort que l’idée, dit-on souvent. À force d’entendre que nos sols sont morts, même les agriculteurs finissent par le croire. Les hasards de la vie m’ont permis de faire de nombreuses analyses de l’activité biologique des sols. Je dis bien « mesurer et comparer » au contraire de ceux qui procèdent par allégation.

Le capital-terre

Marc Assin

Voix de la terre

10, 20, 50.000 €? Combien vaut un hectare de terre ? Les prix se sont envolés depuis une dizaine d’années, dans toutes les régions wallonnes, de l’Ardenne à la Hesbaye, de la Gaume au Pays de Herve. Les vendeurs se réjouissent, tandis que les agriculteurs actifs se désespèrent de ce surenchérissement continu. Ailleurs dans le monde, la chasse aux terres est lancée, quitte à spolier et tuer les petits paysans, quitte à défricher des milliers d’hectares de forêts vierges. La terre devient une marchandise, et sa valeur d’échange est tout à fait déconnectée de sa valeur d’usage, principalement dans nos pays occidentaux très peuplés. Cette situation est nouvelle, et trahit bien la mentalité de notre société où l’argent est roi, car jamais auparavant dans l’histoire du monde, la terre n’a pris une telle valeur financière, aux dépens surtout de ses valeurs culturelles, sociales et sentimentales.

Production et consommation de viande belge: des critiques injustifiées, pourquoi?

Voix de la terre

Vrais ou faux, les poissons d’avril courent toujours…

Voix de la terre

C’est connu : le premier avril, il faut se méfier des informations loufoques. Cette année, quelques jours avant le 1er avril, un ami vétérinaire me montre une info parue dans le dernier numéro de la revue professionnelle « Vétérinaria » : A la demande de son ministre, le CWBEA (Conseil wallon du bien-être des animaux) propose d’interdire le bocal rond pour les poissons rouges. Leur bonheur est dans l’aquarium à angles droits, paraît-il. C’est un problème important qui doit mobiliser toute l’énergie de notre excellence ministérielle. Incrédule, je souris en pensant « poisson d’avril ».

Impact de la faune sauvage sur les animaux d’élevage: des mesures publiques à prendre

Voix de la terre

Monsieur l’échevin de l’agriculture, Messieurs les élus locaux, Messieurs responsables à la DNF,

Nous, éleveurs de la commune de Saint-Hubert, avons décidé de vous interpeller suite à un problème qui nous préoccupe terriblement. L’impact de la faune sauvage, en particulier cervidés et sangliers, sur la santé de nos animaux d’élevage, bovins et moutons.

Un monde conquis

Voix de la terre

Quand la vie devient trop vache, elle se tétanise et perd sous elle tout son lait de bonheur ; elle se couche et ne veut plus se relever. L’article de la semaine dernière a suscité quelques émotions parmi les lecteurs du Sillon Belge : tel était le but de ma démarche, et je vous remercie de m’avoir lu !

Quand la vie devient trop vache

Marc Assin

Voix de la terre

En agriculture, le sujet est tabou entre les tabous, comme si l’évoquer pourrait contaminer ceux qui en parlent… Le monde d’aujourd’hui sanctifie la compétitivité, l’efficacité, le rendement, la réussite, le charme, la richesse. Il faut montrer sa force, donner l’image de quelqu’un bien dans sa peau, car le regard de l’autre vous condamnera aussitôt à l’exclusion si vous baissez votre garde et exposez votre mal-être, si vous transpirez la défaite, si votre âme anéantie ne veut plus, ne peut plus lutter… La dépression nerveuse, puisqu’il faut l’appeler par son nom, n’est pourtant pas une maladie des faibles ! Elle trouve son origine dans de multiples facteurs : éviter d’en parler est criminel, d’une certaine façon, car bien des existences pourraient refleurir à la lumière partagée d’une meilleure compréhension, et s’épanouir à nouveau au soleil de l’espoir. Osons regarder ce diable en face, droit dans les yeux !

Ce que poulain prend en jeunesse, il le continue en vieillesse

Voix de la terre

Alors que de nos jours, on parle beaucoup d’éthologie(étude scientifique du comportement des espèces animales dans leur milieu naturel) dans l’éducation des chevaux, de travail sans mors, d’imposer moins de contraintes à l’animal et plus de douceur, je reste perplexe…