Balayer devant sa porte











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Les petits ruisseaux font les grandes rivières, puis celles-ci rejoignent les fleuves, direction la mer et l’océan. Ces jours derniers et faute de pluie – oups ! – les petits cours d’eau ne paient pas de mine, les fleuves non plus, les lacs et les étangs encore moins : au point de révéler au grand jour ce qu’ils avaient dans le ventre. Mais c’est sûr, nos oueds de cet été, asséchés façon désert africain, boiront bientôt avec avidité les précipitations qui s’annoncent et ne manqueront pas le rendez-vous de l’automne ! Les ruisseaux couleront comme avant et nos prairies humides refleuriront.

Les agriculteurs ne représentent plus qu’un pourcent de la population, ce qui peut faire penser aux « espèces » menacées. Ne pourraient-ils pas profiter du même statut que ces volatiles ? Leur personne, travail, moral et revenu seraient ainsi protégés.

Cette fois, ça y est ! Nos commissions agricoles communales ont activé le plan « sécheresse ». Y’a plus qu’à déclarer ses pertes, comme on dit ! Évidemment, les PV de constatation ne ramèneront pas la pluie, mais au moins, les dégâts seront objectivés et consignés de manière officielle. Il s’agit là chez nous de la dernière péripétie d’une année réellement bizarre, jalonnée de surprises plus effarantes les unes, plus inquiétantes les autres…

En région flamande, le bras de fer semble se poursuivre entre les agriculteurs et les environnementalistes. Foulard rouge de solidarité pour les uns, tour de vis supplémentaire aux réglementations pour les autres, un récent fait d’armes « juridico-médiatique » vient de l’illustrer.

L’agriculture est plurielle, et s’exerce de multiples façons. Chaque exploitation développe sa propre originalité, adaptée qu’elle est aux défis de son époque, à son terroir, sa situation familiale, son environnement social et économique, ses traditions, l’âge et la santé de ses acteurs.







Pour aider un ami qui cherchait des chèvres du Toggenbourg, j’avais demandé à l’Awé une liste d’adresses d’éleveurs. Il m’a été répondu que l’Awé ne pouvait plus communiquer de telles informations en vertu du Règlement général pour la protection des données (protection de la vie privée).

« L’herbe est bien plus verte ailleurs ! », bêlait la chèvre de Monsieur Seguin qui s’ennuyait dans son enclos. Et bien non, pas d’accord ! Pour avoir traversé la Wallonie de part en part, j’ai constaté que l’herbe reste bien plus verte chez nous qu’ailleurs. Dans les autres provinces, les prairies roussissent à vue d’œil et les maïs tirent des langues jaunies jusque par terre.


’’Should I go or should I stay ?’’. La chanson du groupe Clash me trotte dans la tête, en ce samedi 30 août, 5 heures 30 d’un matin nimbé d’une lumière encore ensommeillée. Vais-je rester, ou vais-je partir à la Foire de Libramont ? On y raconte tant de salades…

« La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue ! ». Avec le réchauffement climatique, les cigales provençales se réfugieront peut-être un jour chez nous, afin d’échapper aux chaleurs infernales et aux incendies ! Qui sait ? Sont-elles plus fainéantes que les fourmis ? J’en doute, car ce bon vieux Jean de La Fontaine n’était point avare en idées toutes faites pour mettre en scène des animaux.
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