Securimilk rend le marché à terme accessible aux éleveurs laitiers de la Laiterie des Ardennes











Recevez Le Sillon Belge chaque semaine chez vous et bénéficiez d'un accès à tout le site : Articles, météo et cotations des marchés agricoles
Voir l'offre d'abonnement
La croissance de la production laitière s’est effondrée dans l’ensemble des grands bassins laitiers au troisième trimestre. Malgré un prix du lait bien orienté, les éleveurs sont dans l’ensemble confrontés à la hausse des aliments achetés et dans certains pays à des conditions climatiques moins favorables.

La collecte piétine en Europe (fléchissement en juillet d’après AMI), malgré la bonne année fourragère. Le prix du lait se redresse, mais l’impact paraît neutralisé, au moins en France, par la hausse des prix des intrants. La collecte française est en retrait sur le premier semestre malgré l’embellie du printemps.

C’est une annonce qui interpelle. La semaine passée, Milcobel a augmenté le prix payé au producteur de 0,20 euro par 100 l. Cette nouvelle hausse des prix, qui se traduit par un prix de 33,95 €/100 l de lait, s’accompagne d’une prime de fidélité de 30 cents/100 l pour les membres permanents. La méthode pose question quand on sait que la plus grande laiterie de Belgique a longtemps été une des structures en Europe qui rémunéraient le moins ses producteurs.

Partout en Europe, les cotations des réformes ont poursuivi une hausse saisonnière très dynamique. Les disponibilités restent limitées.

Alors que la production laitière européenne rebondit, elle poursuit sa tendance haussière dans les autres principaux bassins exportateurs. Aux Etats-Unis, elle bat des records tandis qu’elle affiche en Océanie des progressions importantes en fin de campagne.







Avec moins de mâles à sortir cette année, le marché européen du jeune bovin (JB) est nettement plus fluide qu’il y a un an. Les prix se sont stabilisés à des niveaux historiquement élevés pour une saison estivale, et même record en Allemagne et en Pologne. Il n’y a qu’en Italie que les prix des mâles restent atones, alors que ceux des femelles caracolent toujours à un niveau record.

Fermé depuis plusieurs années, l’abattoir de Beaumont reprendra-t-il bientôt du service ? Une étude de faisabilité, lancée avec le soutien des autorités locales, permettra de le savoir. Les éleveurs, eux, espèrent une réponse positive.


Malgré des demandes de soutien du secteur de l’élevage en raison de l’augmentation importante des coûts des aliments pour animaux dans le contexte du Covid-19, le commissaire à l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, a estimé qu’il n’était pas nécessaire d’intervenir compte tenu des perspectives positives pour les nouvelles récoltes de blé, d’orge et de maïs.

En 2019, les frais inhérents à la production de lait, y compris une rémunération adéquate des éleveurs, étaient supérieurs au prix payé aux producteurs dans les huit principaux pays européens producteurs de lait. « Et ce, sans même qu’il soit tenu compte des investissements nets moyens », commente l’EMB, commanditaire de l’étude. Les coûts oscillent entre 34,21 ct/kg en Irlande et 58,63 ct/kg en Lituanie, pour une moyenne dans l’UE atteignant 45,35 ct/kg. Ces chiffres attestent d’une part non-couverte des coûts entre 9 % (Irlande) et 51 % (Lituanie) ; l’écart moyen dans l’UE étant de 24 %.
Abonnez-vous à Le Sillon Belge
Voir l’offre d’abonnement