La hausse des coûts impacte, de l’étable à la table











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En Europe, l’offre de JB est de plus de plus limitée alors que la demande reste vive à l’approche des fêtes de fin d’année. Les prix ont atteint des niveaux jamais vus et continuent de grimper.

En France, la collecte décroche fortement depuis septembre. En plus de la réduction tendancielle du cheptel, la productivité laitière diminue, en raison notamment de la hausse du prix des aliments qui conduit à un rationnement de la complémentation. La tendance est encore plus prononcée aux Pays-Bas et en Allemagne. Les faibles disponibilités se traduisent par une hausse conséquente des prix dans ces deux pays et par une stabilisation en France, qui tranche avec la baisse habituelle en cette saison.

La croissance de la production laitière s’est effondrée dans l’ensemble des grands bassins laitiers au troisième trimestre. Malgré un prix du lait bien orienté, les éleveurs sont dans l’ensemble confrontés à la hausse des aliments achetés et dans certains pays à des conditions climatiques moins favorables.

La collecte piétine en Europe (fléchissement en juillet d’après AMI), malgré la bonne année fourragère. Le prix du lait se redresse, mais l’impact paraît neutralisé, au moins en France, par la hausse des prix des intrants. La collecte française est en retrait sur le premier semestre malgré l’embellie du printemps.

C’est une annonce qui interpelle. La semaine passée, Milcobel a augmenté le prix payé au producteur de 0,20 euro par 100 l. Cette nouvelle hausse des prix, qui se traduit par un prix de 33,95 €/100 l de lait, s’accompagne d’une prime de fidélité de 30 cents/100 l pour les membres permanents. La méthode pose question quand on sait que la plus grande laiterie de Belgique a longtemps été une des structures en Europe qui rémunéraient le moins ses producteurs.







Partout en Europe, les cotations des réformes ont poursuivi une hausse saisonnière très dynamique. Les disponibilités restent limitées.

Alors que la production laitière européenne rebondit, elle poursuit sa tendance haussière dans les autres principaux bassins exportateurs. Aux Etats-Unis, elle bat des records tandis qu’elle affiche en Océanie des progressions importantes en fin de campagne.

Avec moins de mâles à sortir cette année, le marché européen du jeune bovin (JB) est nettement plus fluide qu’il y a un an. Les prix se sont stabilisés à des niveaux historiquement élevés pour une saison estivale, et même record en Allemagne et en Pologne. Il n’y a qu’en Italie que les prix des mâles restent atones, alors que ceux des femelles caracolent toujours à un niveau record.

Fermé depuis plusieurs années, l’abattoir de Beaumont reprendra-t-il bientôt du service ? Une étude de faisabilité, lancée avec le soutien des autorités locales, permettra de le savoir. Les éleveurs, eux, espèrent une réponse positive.

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