Prix alimentaires mondiaux: de nombreux produits approchent leurs records











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Comme les agriculteurs, les fabricants d’aliments composés pour animaux ont rencontré quelques turbulences en 2021. Néanmoins, ils ont pu maintenir leur production à un niveau similaire à celui atteint en 2020. Une bonne nouvelle qui ne doit pas occulter les défis auxquels ils devront faire face dans les prochaines années.

Avec la crise de la Covid-19 et la guerre en Ukraine, les marchés ont clairement été impactés. Et celui de la viande notamment qui a vu deux grandes tendances se dessiner ! Benoît Cassart, secrétaire général de la Fédération du commerce de bétail et viande, revient sur ces mouvements de fonds qui font évoluer le visage de l’élevage wallon.

En janvier, le prix du lait dans l’UE-27 a atteint des niveaux inédits, dans le sillage de la flambée des cours des ingrédients laitiers. Cette envolée n’a pas encore permis de relancer la collecte, qui a de nouveau reculé en janvier. Le conflit en Ukraine pourrait entraver le redressement attendu de la production, en renchérissant le prix de l’aliment acheté.

En Europe, les anticipations d’abattage de jeunes bovins au second semestre 2021 ont entamé les disponibilités de 2022. L’année commence avec un manque d’offre et les prix restent orientés à la hausse, tranchant avec la baisse saisonnière habituelle.

Après des réformes un peu plus abondantes à la fin de l’automne, l’offre en vaches est à nouveau modérée. Les cours des réformes sont de nouveau orientées à la hausse.







En Europe, l’offre de JB est de plus de plus limitée alors que la demande reste vive à l’approche des fêtes de fin d’année. Les prix ont atteint des niveaux jamais vus et continuent de grimper.

En France, la collecte décroche fortement depuis septembre. En plus de la réduction tendancielle du cheptel, la productivité laitière diminue, en raison notamment de la hausse du prix des aliments qui conduit à un rationnement de la complémentation. La tendance est encore plus prononcée aux Pays-Bas et en Allemagne. Les faibles disponibilités se traduisent par une hausse conséquente des prix dans ces deux pays et par une stabilisation en France, qui tranche avec la baisse habituelle en cette saison.

La croissance de la production laitière s’est effondrée dans l’ensemble des grands bassins laitiers au troisième trimestre. Malgré un prix du lait bien orienté, les éleveurs sont dans l’ensemble confrontés à la hausse des aliments achetés et dans certains pays à des conditions climatiques moins favorables.

La collecte piétine en Europe (fléchissement en juillet d’après AMI), malgré la bonne année fourragère. Le prix du lait se redresse, mais l’impact paraît neutralisé, au moins en France, par la hausse des prix des intrants. La collecte française est en retrait sur le premier semestre malgré l’embellie du printemps.

C’est une annonce qui interpelle. La semaine passée, Milcobel a augmenté le prix payé au producteur de 0,20 euro par 100 l. Cette nouvelle hausse des prix, qui se traduit par un prix de 33,95 €/100 l de lait, s’accompagne d’une prime de fidélité de 30 cents/100 l pour les membres permanents. La méthode pose question quand on sait que la plus grande laiterie de Belgique a longtemps été une des structures en Europe qui rémunéraient le moins ses producteurs.
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