Le Wallon préfère le Blanc Bleu Belge au bœuf argentin ou irlandais











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Le grand écart demeure entre matière grasse et matière protéique laitières. Toutefois la reprise de la collecte européenne et océanienne, qui continue d’alourdir le marché de la poudre maigre, se traduit aussi dorénavant par une détente des cours du beurre et des fromages commodités.

La situation des marchés est contrastée. Les prix allemands suivent une évolution saisonnière classique. Les prix néerlandais chutent en raison d’un afflux de sorties. Les prix polonais profitent d’une valorisation croissante de la viande exportée. Les prix irlandais sont dopés par la demande britannique.

Baisse des prix sur les marchés nationaux et mondiaux, exigences croissantes des transformateurs et de la grande distribution, perte de confiance des consommateurs… L’agriculture est actuellement confrontée à de nombreux défis. Néanmoins, face à cette morosité ambiante, des solutions se profilent à l’horizon. Ainsi, les éleveurs doivent notamment se réapproprier leur production pour la commercialiser sous leurs propres marques.

Le volet agricole de l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur (Paraguay, Uruguay, Argentine, Brésil) « n’est pas acceptable dans son état actuel », a estimé mardi matin le Premier ministre Charles Michel à quelques heures d’une réunion entre les négociateurs sud-américains et les commissaires européens à Bruxelles.

Si la Wallonie est connue pour ses verts pâturages et ses exploitations laitières familiales, les sept entrepôts de poudre de lait dispersés sur son territoire sont, eux, nettement plus secrets. C’est pourtant dans l’un d’entre eux que les responsables de l’EMB ont fait part de leurs inquiétudes à une poignée de députés européens. « Ces stocks sont une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes », ont-ils clamé devant un véritable mur de poudre de lait.







Le prix national des œufs est encore environ 50 % supérieur à celui qu’il était à la même période il y a un an. Un phénomène qui s’explique par la crise des œufs contaminés au fipronil de l’été dernier.

Pour la première fois depuis le calcul des coûts de la production laitière en Allemagne, les coûts incombant aux producteurs laitiers étaient presque couverts au quatrième trimestre 2017.

Non seulement la relance de la collecte européenne s’accentue, mais la collecte océanienne démarre son pic saisonnier en hausse sensible. Cette hausse de l’offre laitière commence à peser sur les marchés des commodités et risque de se répercuter cet hiver sur les prix du lait.

Alors que les eurodéputés agricoles du Parlement européen envisagent la création d’une commission spéciale de l’Assemblée sur la situation et les contrôles sanitaires de la viande au Brésil, après l’envoi sur place en avril d’une mission d’information, Brasília vient d’annoncer le lancement d’un programme national destiné à rétablir la réputation du secteur auprès de ses clients sur le marché international.

La reprise de la collecte laitière européenne et océanienne a relancé les fabrications de commodités laitières qui détendent d’un côté le marché du beurre et de l’autre alourdissent davantage celui des protéines laitières. Au 1er semestre 2018, les cours pourraient encore se dégrader et déprécier de nouveau le prix du lait.
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