Marchés des grains: des cours stabilisés à de hauts niveaux











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Selon les estimations des organisations et coopératives agricoles de l’UE (Copa-Cogeca), publiées début juillet, la production totale de céréales en 2022 devrait s’élever à 277 millions de tonnes dans l’UE-27.

En mars, la Fédération wallonne de l’Agriculture (Fwa) organisait son séminaire sur le développement des protéines végétales en Wallonie. L’occasion pour Jorge Ercoli, alors chargé de projets pour la Fwa, d’évoquer la situation wallonne, les productions agricoles, la consommation et la place réservée à la production desdites protéines dans la Pac ; pour François Héroufosse, directeur du pôle de compétitivité Wagralim, de s’intéresser aux innovations et aux rôles à jouer pour l’industrie agroalimentaire.

La guerre en Ukraine, notamment, influence les prévisions réalisées quant aux échanges et récoltes de céréales.

Les forces russes ont volé « plusieurs centaines de milliers de tonnes de grains » dans les régions occupées d’Ukraine, a dénoncé le 30 avril le vice-ministre ukrainien de l’Agriculture, Taras Vysotskiy, à la télévision nationale, rapporte l’agence Reuters.

Déficit mondial de matières premières et prix du pétrole élevé tirent les cours mondiaux du sucre vers le haut.







L’impact de la guerre en Ukraine sur les marchés céréaliers est important depuis le début de l’invasion russe. L’Union européenne apparaît comme un des plus gros exportateurs mis à contribution pour suppléer les blés russes et ukrainiens. Côté prix, tout dépend de l’évolution de la demande, prévue en baisse par le cabinet d’études agro-économiques Tallage, bien que celui-ci estime que leurs niveaux resteront élevés jusqu’en 2022-2023.

La Fao a mis à jour, ce 3 février, ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2021, qui s’établissent à présent à 2.793 millions de tonnes, soit une hausse de 0,8 % par rapport à l’année précédente.

Durant le dernier trimestre 2021, les prix de l’ensemble des matières premières ont continué leur dynamique haussière dans un climat de forte volatilité. Face à des bilans mondiaux qui se tendent les marchés sont très réactifs à chaque nouveau facteur d’incertitudes (climatiques, douanières, sanitaires…).

Les récoltes de céréales dans l’hémisphère Nord ont accusé de sérieux retards. Si celles de blé tendre sont désormais achevées, celles de maïs ne sont pas toutes terminées. La fermeté des cours est toujours de mise dans le contexte de forte demande mondiale, de prix des énergies élevés et de nervosité des marchés.

« Le marché des engrais devient fou… », entend-on dans les campagnes. Et c’est vrai : les entrepôts se vident, les prix augmentent, les livraisons sont retardées… Comment expliquer cette situation ? Va-t-elle se prolonger dans le temps ?
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