Le resserrement de l’offre de céréales devrait se poursuivre en 2022-2023











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Le Conseil international des céréales vient de mettre à jour ses prévisions concernant la campagne 2022/2023. Il en ressort principalement que les céréales voient tant leur production que leurs échanges et stocks reculer.

À la tête de Belgapom depuis maintenant deux ans, Christophe Vermeulen n’a pas connu des débuts tranquilles. Les crises se succèdent, en effet, depuis l’entame de son mandat. D’une part, en 2020, la pandémie a fortement influencé les prix de vente des précieux tubercules stockés. D’autre part, la filière a dû faire face à des conditions météorologiques opposées, passant d’une pluviométrie excessive en 2021 à la sécheresse de l’été 2022. S’y ajoute la hausse continue des coûts de production…

Dans la dernière édition de son Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, parue début novembre, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a revu à la baisse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales en 2022, laquelle s’établirait à 2.764 millions de tonnes (Mt), en baisse de 1,8 % par rapport à 2021.

Sans surprise, la sécheresse qui s’est abattue cet été sur le Vieux Continent a eu de lourdes conséquences sur les productions végétales européennes. Blé, maïs, soja ou encore betteraves figurent parmi les victimes de cet épisode. Cela ne sera pas sans impact sur les échanges commerciaux.

La trêve estivale a été le théâtre de récoltes contrastées dans l’hémisphère Nord, de nouvelles tensions géopolitiques (Ukraine-Russie, Chine-Taïwan) et de conditions météorologiques difficiles. Les rendements, bien qu’hétérogènes, permettent une bonne production européenne en blé et en colza au contraire du maïs et du tournesol qui inquiètent les acteurs.







Diverses tendances s’opposent actuellement dans les filières végétales bio. Certaines se développent tout en rencontrant la demande des consommateurs tandis que d’autres se caractérisent par une offre excédentaire. À cela s’ajoute la hausse généralisée des coûts de production. Le scepticisme est de mise chez de nombreux producteurs.

En dépit d’une détente des prix du blé après six mois de guerre en Ukraine, la situation pourrait « basculer de nouveau » sans montée en puissance des exportations de la mer Noire, a indiqué mardi le cabinet d’analyses Agritel (Argus Media France).

La folie haussière des matières premières agricoles, dont les prix ont battu des records avec la guerre en Ukraine, semble faiblir : les cours du blé, du soja ou encore du colza ont marqué une baisse ces derniers jours, notamment car les exportations de blé russe s’annoncent pléthoriques.

Le Polarnet, un cargo battant pavillon turc et transportant 12.000 tonnes de maïs ukrainien a atteint lundi la ville d’Izmit sur la mer de Marmara en Turquie, devenant ainsi le premier navire à atteindre sa destination finale depuis qu’un accord a été conclu pour libérer les stocks de céréales bloqués dans les ports de la mer Noire depuis le début de la guerre entre les deux anciens pays du bloc soviétique, rapporte l’agence officielle Anadolu

Cette année, les fruiticulteurs belges devraient produire 219 millions de kg de pommes, soit un recul de 12,2 % par rapport à l’année dernière. Du côté des poires, 367 millions de kg devraient être récoltés, soit une hausse de 3 % en un an.
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