1 bœuf = 200 poulets

Marc Assin

Voix de la terre

Les années bonheurs, c’est quand?

Voix de la terre

C’était un vendredi comme les autres, non pas vraiment… C’était l’anniversaire d’une amie, 60ans. Réunion autour du verre de l’amitié, rires, bonne humeur et discussions. Comme le temps passe, tous et toutes y arrivent à leurs 60 balais ! Certains d’entre nous voient même arriver leurs 70 ans mais toujours gais et « bon pied, bon œil », l’âge leur est venu sans refroidir la jeunesse de leur cœur.

En mai, vote pour qui te plaît

Marc Assin

Voix de la terre

En avril, les jours défilent ; en mai, on ne va pas chômer, et particulièrement les politiciens ! Les mauvaises langues affirment que les parlementaires ne travaillent que durant un mois tous les cinq ans. C’est le moment, c’est l’instant de faire le beau ! Les élections régionales, fédérales et européennes sont en effet programmées pour le 26 de ce mois. À Neufchâteau, on va même revoter pour les communales, le 16 juin : ils adorent jouer du gros crayon rouge, ces Chestrolais ! Quant à nous, électeurs lambda, il va falloir faire son choix entre des candidats de tous bords, lesquels vont s’efforcer de nous séduire, de nous surprendre, de nous convaincre…

Les tables de la loi (environnementale)

Voix de la terre

Reçues par Saint Antonio sur le Mont Si Naïf...

Alléluia, les sols ressuscitent!

Voix de la terre

Il n’y a rien de plus fort que l’idée, dit-on souvent. À force d’entendre que nos sols sont morts, même les agriculteurs finissent par le croire. Les hasards de la vie m’ont permis de faire de nombreuses analyses de l’activité biologique des sols. Je dis bien « mesurer et comparer » au contraire de ceux qui procèdent par allégation.

Le capital-terre

Marc Assin

Voix de la terre

10, 20, 50.000 €? Combien vaut un hectare de terre ? Les prix se sont envolés depuis une dizaine d’années, dans toutes les régions wallonnes, de l’Ardenne à la Hesbaye, de la Gaume au Pays de Herve. Les vendeurs se réjouissent, tandis que les agriculteurs actifs se désespèrent de ce surenchérissement continu. Ailleurs dans le monde, la chasse aux terres est lancée, quitte à spolier et tuer les petits paysans, quitte à défricher des milliers d’hectares de forêts vierges. La terre devient une marchandise, et sa valeur d’échange est tout à fait déconnectée de sa valeur d’usage, principalement dans nos pays occidentaux très peuplés. Cette situation est nouvelle, et trahit bien la mentalité de notre société où l’argent est roi, car jamais auparavant dans l’histoire du monde, la terre n’a pris une telle valeur financière, aux dépens surtout de ses valeurs culturelles, sociales et sentimentales.

Production et consommation de viande belge: des critiques injustifiées, pourquoi?

Voix de la terre

Vrais ou faux, les poissons d’avril courent toujours…

Voix de la terre

C’est connu : le premier avril, il faut se méfier des informations loufoques. Cette année, quelques jours avant le 1er avril, un ami vétérinaire me montre une info parue dans le dernier numéro de la revue professionnelle « Vétérinaria » : A la demande de son ministre, le CWBEA (Conseil wallon du bien-être des animaux) propose d’interdire le bocal rond pour les poissons rouges. Leur bonheur est dans l’aquarium à angles droits, paraît-il. C’est un problème important qui doit mobiliser toute l’énergie de notre excellence ministérielle. Incrédule, je souris en pensant « poisson d’avril ».

Impact de la faune sauvage sur les animaux d’élevage: des mesures publiques à prendre

Voix de la terre

Monsieur l’échevin de l’agriculture, Messieurs les élus locaux, Messieurs responsables à la DNF,

Nous, éleveurs de la commune de Saint-Hubert, avons décidé de vous interpeller suite à un problème qui nous préoccupe terriblement. L’impact de la faune sauvage, en particulier cervidés et sangliers, sur la santé de nos animaux d’élevage, bovins et moutons.

Un monde conquis

Voix de la terre

Quand la vie devient trop vache, elle se tétanise et perd sous elle tout son lait de bonheur ; elle se couche et ne veut plus se relever. L’article de la semaine dernière a suscité quelques émotions parmi les lecteurs du Sillon Belge : tel était le but de ma démarche, et je vous remercie de m’avoir lu !

Quand la vie devient trop vache

Marc Assin

Voix de la terre

Ce que poulain prend en jeunesse, il le continue en vieillesse

Voix de la terre

Alors que de nos jours, on parle beaucoup d’éthologie(étude scientifique du comportement des espèces animales dans leur milieu naturel) dans l’éducation des chevaux, de travail sans mors, d’imposer moins de contraintes à l’animal et plus de douceur, je reste perplexe…

Infomanie et infobésité

Marc Assin

Voix de la terre

J’adore les nouveaux mots, les « néologismes », comme les appellent les linguistes très sérieux ! Au hasard de mes lectures, j’en ai trouvé deux très « parlants », autant qu’équivoques. J’en ai fait le titre du petit article de cette semaine. Tous deux concernent le monde des médias, du journalisme, d’Internet, toutes ces structures qui collectent, échangent, propagent, amplifient les informations, et au besoin les créent ou les dénaturent. Pour le meilleur… et pour le pire ! Au panthéon des crucifiés, le BBB vit son propre Golgotha.

«Pour ce qui est de la betterave, le choix est simple
: j’en mets encore ou je n’en mets plus. Sauf que, je n’ai pas beaucoup le choix...»

Sucrerie de Seneffe: ou l’étincelle qui met le feu aux poudres

Voix de la terre

La sucrerie de Seneffe suscite beaucoup de débats… Dans ce contexte, un agriculteur nous livre sa vision et son analyse des échanges agricoles : les relations à l’industrie, les possibilités qui s’offrent aux agriculteurs par spéculation, l’individualisme persistant et destructif… « Je vous demande de prendre 20 minutes de votre temps afin de vous forger votre propre opinion. 20 minutes, bien peu de temps pour une grande décision ! Et si, vous trouvez cette analyse pertinente, faites la circuler ! », dit-il.

La faim pour guérir?

Marc Assin

Voix de la terre

Chaque année, la médecine progresse et permet la guérison de maladies réputées autrefois incurables. Pourtant, de nouvelles pathologies apparaissent ou d’autres fort rares se développent de manière inquiétante. Ainsi, les maladies dites « auto immunes », -quand notre immunité est déboussolée et se retourne contre nous –, sont maintenant fréquemment identifiées, et semblent se répandre comme une épidémie dans notre population occidentale bien (ou trop, ou mal ?) nourrie : diabète de type 1, maladie cœliaque, lupus érythémateux, polyarthrite, etc. Les chercheurs s’arrachent les cheveux pour découvrir les causes profondes de ces dysfonctionnements immunitaires, afin de mettre au point des traitements adaptés. Récemment, des études très sérieuses menées sur des souris ont établi qu’un jeûne sévère peut aider à régler la subtile mécanique de nos systèmes de défense biologique. La faim engendre un stress excessif qui stimule les mécanismes de survie jusqu’à leur paroxysme. Le corps en « oublie » ses pseudo-souffrances ; le système immunitaire paniqué se remobilise et se concentre sur ce problème devenu très urgent. Il se reformate, comme un disque dur d’ordinateur qu’on vide de ses programmes déboussolés, pour les réinstaller ensuite et remettre de l’ordre dans tout un bazar devenu ingérable !

La CoBT inquiète-t-elle?

Voix de la terre

Dernièrement, nous avons reçu plusieurs messages de l’acheteur de nos betteraves. Celui-ci se veut rassurant et évoque la durabilité. Son dernier message, nous est arrivé à l’aube de la seconde souscription organisée par la CoBT. C’est de bonne guerre. Ceci dit, la restructuration chez Sudzucker est pour 2020 (les emblavements, partout en Europe, sont réalisés) et d’ici là, beaucoup de choses peuvent encore changer la donne ! De plus, pas un mot sur un prix décent et rémunérateur pour notre betterave.

L’avenir de nos fermes et l’agriculture wallonne en jeu

Voix de la terre

Je voudrais faire part à mes collègues agriculteurs de ma motivation pour le projet de sucrerie coopérative à Seneffe.

Que chacun d’entre nous se mobilise est primordial pour l’agriculture wallonne et pour chacune de nos fermes. La betterave fait partie des têtes d’assolement et sans elle, nous serons encore plus à la merci des industriels qui dicteront leurs lois.

Betteraves sucrières: stop ou encore?

JMP

Voix de la terre

Sans être betteravier, quand on a connu le secteur de près, on n’est pas insensible à son « devenir ».

La betterave, c’est une si longue histoire. Avant elle, au temps des caravelles, le sucre venait de loin. Il était rare et cher. Je n’étais pas là quand, en 1747, Marggraf découvrit que la betterave (fourragère) contenait aussi du sucre, ni quand Achard, en 1799, présenta au roi de Prusse, le premier pain de sucre obtenu par son extraction. Je n’étais toujours pas là, en 1875, lorsque notre pays comptait 164 sucreries. Il y en avait 5 à moins de 5 km de chez moi.

Viens on sème

Marc Assin

Voix de la terre

Comment pourrait-il en être autrement ? Ô combien m’a ému le cri d’Émilie ! Comme il a ému des milliers d’Internautes et de lecteurs du Sillon Belge de cette fin février. Son histoire est désespérément banale, et se répète à l’envi dans nos régions où l’argent a asservi nos manières de penser et d’agir, en agriculture et dans tous les compartiments de notre société.

Big Sister, ou la dictature du regard permanent

Marc Assin

Voix de la terre

Vous connaissez peut-être « 1984 » de Georges Orwell. Ce roman dystopique décrit une société totalitaire dominée par « Big Brother », sorte d’entité autoritaire qui observe le moindre des agissements des gens via un système de caméras et de micros installés dans tous les lieux de vie. Cette transparence oblige les citoyens à adopter un comportement irréprochable, à respecter les normes imposées et les directives qui en découlent. Le pouvoir tyrannique est imposé via ce puissant vecteur, ce regard permanent qui pèse de manière intolérable sur les individus.

Tic-tac, tic-tac, pique-PAC

Marc Assin

Voix de la terre

Pincez-vous si vous voulez : vous ne rêvez pas ! Dix à quinze degrés à midi, voire davantage en plein soleil, ciel bleu et brise du sud, Saint-Valentin n’a pas lésiné sur la chaleur de ses baisers, et depuis le 14 février, la météo s’est résolument mise en mode « printemps », avec six semaines d’avance. Les terres détrempées s’essorent à toute vitesse, et déjà, les rivières vagabondes gonflées d’eau rentrent sagement dans leur lit. D’ici quelques jours, il sera possible de labourer, de herser les prairies, d’épandre les fumiers. La ronde des saisons s’est accélérée pour un temps, entre vêlages et semailles. Tic-tac, tic-tac, l’horloge tourne et le temps s’enfuit. Et pour nous, depuis le 15 février, il est l’heure, ou plutôt « il est l’or monsignor » de remplir nos déclarations PAC de superficie.

Greenpeace sur le banc des accusés pour entrave à la protection de l’environnement

Voix de la terre

Ces derniers temps, on entend beaucoup parler du climat et des nouvelles mesures qui doivent être prises pour le protéger. Disons le d’emblée, cette nouvelle tendance est une bonne chose ! La protection de l’environnement est une chose sérieuse qui doit être prise avec détermination.

Cherchez le coupable du dérèglement climatique

Voix de la terre

Après l’agriculture bien que raisonnée, ce sont les éleveurs et engraisseurs qui sont dans le viseur de Greenpeace. Le méthane produit lors de la digestion de nos ruminants serait responsable des caprices de notre climat.

Le jaune et le vert, couleurs préférées des agriculteurs

Voix de la terre

Le vert, c’est le blé qui lève, l’herbe qui pousse, le printemps qui renaît. Le jaune, ce sont les épis d’or qui annoncent la moisson prochaine. Tous les spécialistes en marketing le savent : ce sont les couleurs qui plaisent en agriculture.

Dessine-moi un mouton

Marc Assin

Voix de la terre

Tout gamin, je n’avais rien du Petit Prince de Saint-Exupéry, avec mes grosses lunettes et mes grandes oreilles, mais je vivais déjà sur ma planète. J’avais trois passions, trois maladies, trois virus : lire des bouquins, aller en forêt, et élever des animaux. Lecture, nature et agriculture ! Et beaucoup de confiture sur mes tartines… L’agriculture a mangé la grosse part de ma vie. J’ai commencé par des lapins et des poules, puis des moutons et enfin des bovins. Les adultes disaient autour de moi : « Tout ce qui fait des petites crottes ne remplit pas la hotte ». J’ai donc abandonné très tôt les moutons, mais ceux-ci ont gardé une place de choix, bien au chaud dans mon cœur.