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Voix de la terre

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Beneo-Orafti est-elle correcte avec les planteurs?

Voix de la terre L’Opco, l’Organisation professionnelle des producteurs de chicorées d’Oreye, a calculé l’augmentation des coûts à laquelle les planteurs devront faire face et qui empêchera la rentabilité de la production pour un bon nombre d’entre eux cette année. Celle-ci sera de 300 à 400 €/ha, ce qui correspond au minimum à 6 à 8 €/tonne de chicorées produites à un rendement moyen de 50 t/ha.
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TVA sur les engrais: de 12% à 6%?

En vue d’aider les consommateurs frappés par l’augmentation du coût du chauffage, par le gaz, par l’électricité, le Ministère des Affaires Économiques propose de réduire la TVA de 21 % à 6 %.

Comme au temps des Mayas…

Avec une contagieuse obstination, l’espèce humaine répète en boucles les mêmes comportements, les mêmes emportements depuis la nuit des temps. Elle a conquis tout l’espace vital de sa planète, puis appris à cultiver la terre voici 10.000 ans à peine. Au fil des siècles se sont développées de brillantes civilisations, disparues les unes après les autres, le plus souvent empêtrées dans des crises majeures causées en grande partie par la mauvaise conduite de leur agriculture. Un reportage consacré aux Mayas (France 5, 27 janvier) m’a beaucoup interpellé, tant leur déclin présente des similitudes effrayantes avec notre époque contemporaine. Vers 900 après JC, l’extraordinaire civilisation Maya s’éteignit au faîte de sa splendeur, en Amérique Centrale. Démographie urbaine galopante, surexploitation des sols, déforestation, changements climatiques, troubles sociaux, conflits intercités…, anéantirent un mode de vie bien rodé en quelques décennies à peine ! Ces causes ne vous rappellent-elles rien ?

Question d’argent

« Ah, si ce n’était pas les sous ! Si je tenais l’idiot qui a inventé l’argent… ». Je ne sais trop pourquoi, j’ai une tête à recueillir les confidences. Un vieil ami m’a exposé ses états d’âme, son désappointement de voir son plus jeune fils abandonner son grand projet de reprise de la ferme familiale, bel héritage paysan de plusieurs générations. Si ce n’était un lourd capital à emprunter et des perspectives aléatoires, son gamin aurait certainement franchi le pas, mais l’effroyable logique capitaliste a eu raison de tout son amour pour le métier de ses aïeux. Il se contentera de son petit élevage dynamique, de son vaste potager « cultivé pour le plaisir », sans avoir à se tracasser toute sa vie comme son père, endetté chronique toujours à la chasse aux euros. Le jeune homme restera fonctionnaire aux heures de bureau, micro-fermier le reste du temps…

«Instruire pour servir»

20 mars 1932

Cette date n’évoque sans doute chez vous aucun écho particulier. Elle devrait pourtant être marquée d’une pierre blanche, dans les mémoires des agriculteurs de notre beau pays ! Ce jour-là parut le tout premier Sillon Belge, le numéro UN d’une très longue série qui nous régale depuis bientôt nonante ans, et fête cette semaine son numéro 4000 ! Quatre mille « Sillon Belge » ! Imaginez les piles de journaux, où sont consignés les heurs et malheurs de notre profession, toute son évolution, toutes ses révolutions au fil de ces neuf décennies chahutées par l’Histoire… « Instruire pour servir »  : telle était la devise de son fondateur, Roger de Marneffe, et telle fut la ligne de conduite de ses successeurs, tout au long des quatre mille Sillon Belge.

Quel État gère?

Inutile de vous le rappeler, notre société vit une époque fort chahutée, secouée dans la plupart de ses compartiments, de ses tiroirs et étagères… L’agriculture wallonne n’échappe pas aux chamboulements tous azimuts, et c’est peu de le dire ! Notre nouvelle PAC est à l’étude auprès de nos gouvernements régionaux, afin de décider à quelle sauce piquante nous serons mangés. Sur nos femmes et hommes politiques wallons, repose la lourde tâche de mettre en musique les partitions européennes. Valse ou tango ? Limbo-twist ou boogie-woogie ? Les paris sont ouverts ! Le monde politique tient notre sort entre ses mains : c’est tout sauf rassurant, quand on voit comment la particratie mange littéralement les débats au sein des hémicycles parlementaires et sur les tables de négociations.

Le choix des lecteurs

Bail à ferme, 2038: l’apocalypse

Le décret du 02/05/2019 opère une distinction entre les baux verbaux et les baux écrits, réservant à chacun de ces baux une durée de vie de 4 x 9 ans, soit 36 ans.

L’activité biologique: un fleuron de l’«ultracrépidarianisme»

Comme beaucoup, j’ai terminé l’année en apprenant ce nouveau mot : « ULTRACREPIDARIANISME », élu « mot de l’année2021 » et je me suis posé la question : Bon sang, où est-on allé chercher ce mot, considéré comme la nouvelle pépite du vocabulaire français ?

Bon appétit!

Pardonnez-moi, nous sortons des agapes « réveillonnes » de l’An Neuf, et parler nourriture pourrait incommoder plus d’un foie ou d’un estomac… Pourtant, le sujet me chatouille les neurones depuis plusieurs semaines, après la lecture dans le Sillon (9 décembre 2021) d’un article consacré à la ferme gourmande de la sémillante Valentine, en quête d’un Valentin dans « l’Amour est dans le pré ». Elle et sa maman lançaient dans ces lignes un fameux pavé dans la mare en déplorant : « Ceux qui ne sont pas issus du milieu agricole mangent mieux que certains agriculteurs » en précisant que ceux-ci sont très peu nombreux à franchir les portes de leur magasin à la ferme. Ce genre de déclaration mérite d’y réfléchir, ne trouvez-vous pas ?

«Bêteraviers»: équitable rimait avec durable

En 2020, nous avons cultivé nos betteraves sans en tirer de bénéfices, juste de quoi couvrir nos frais. Selon différentes comptabilités, le prix de revient moyen d’un ha de betteraves est de 2.380 €/ha soit exactement ce que peut toucher, si le prix de 28 € ne change pas, celui qui fait 85 t à 18º. Pour 2021, (prenez une chaise et votre mouchoir avant de poursuivre cette lecture) on prévoit 84 t/ha à 17º soit 79,5t à 18º pour les planteurs de la RT et 78 t/ha à 17.2º soit 74,5 t à 18º pour ceux livrant à Iscal. C’est effrayant, ce qui voudrait dire que nous aurions investi et travaillé pendant un an pour perdre pas mal d’argent. Voici des exemples concrets : sans hausse de prix pour 2021, un betteravier de Longchamps, cultivant 13 ha de betteraves perdrait en moyenne 2.000 € et un d’Iscal, 3.800 €! C’est inacceptable et peut-être même peu légal car le législateur n’accepte qu’on vende à perte uniquement sous certaines conditions.

Vaches, prairies, méthane et CO2: le bilan...

Un bilan est un calcul entre actif et passif, entre recettes et dépenses, ou même entre positif et négatif. La Cop 26, analysant la problématique du réchauffement climatique, a décidé de s’attaquer, en priorité, aux émissions de méthane émises par les vaches qui seraient, selon cette Cop 26, le principal responsable du réchauffement climatique mondial. Malheureusement, cette décision fut prise sans établir le bilan du cycle de ce méthane.