Accueil Voix de la terre

Voix de la terre

Voix de la terre

Le loup et (ou) l’agneau

Voix de la terre Mère-Grand et le Petit Chaperon rouge se terrent dans leur chaumière ; les Trois Petits Cochons aussi. Le loup est de retour ! Le petit agneau de la fable ne sait plus où se cacher, s’il ne veut être occis par le redoutable prédateur.
L'info en continu Voir toute l’actualité en continu >

Abonnez-vous

Recevez chaque semaine votre journal Le Sillon Belge, accès 24h/24 à l'édition numérique et des avantages exclusifs.

Je m'abonne

Croissance économique et réduction des émissions de gaz: est-ce compatible?

De manière régulière on peut lire dans la « Voix de la terre » des articles qui relayent les inquiétudes et les défis à relever pour enrayer les émissions de CO2 et limiter le réchauffement climatique. En parallèle les Gouvernements s’activent pour relancer la machine économique et gommer les effets de la pandémie Covid 19, largement aidé par la manne providentielle annoncée par l’Europe. Mais est-ce que croissance économique et réduction des émissions de gaz à effet de serre sont compatibles ?

Comme un parfum de Libramont

« En Belgique, quand le soleil brille, les brochettes grillent ! ». Les marchands de sauces ont trouvé un slogan à leur mesure, sans trop se creuser la cervelle ! C’est tellement vrai… Dans notre village, après une semaine de pluie apocalyptique et meurtrière en Wallonie, le week-end avait retrouvé un soleil paisible et s’était donné un petit air de Foire de Libramont, avec partout dans les rues des senteurs persistantes de fumée de charbon de bois, quasi tout au long des deux journées. Je vous explique : les fumets des barbecues me font irrésistiblement songer à l’événement-phare de l’été en terre ardennaise, annulé ces deux dernières années pour cause de Covid-19. Cette odeur, c’est ma Madeleine de Proust : je hume à plein nez et je me retrouve dans les travées encombrées de Libramont, à respirer l’odeur entêtante de graillon de viande, cuite au four ou à la broche.

Eau la la!

Perchés là-haut sur nos plateaux vallonnés d’Ardenne Centrale, entre Saint-Hubert et Bastogne, nous craignons fort peu les inondations. Je ne pense pas que le niveau des océans et des mers montera un jour de 500 mètres, à moins d’un super-méga tusunami provoqué par la chute d’un astéroïde de belle taille… C’est pourquoi les coulées de boue du Hainaut et du Brabant nous étonnent à chaque fois qu’on les découvre à la télé, lors des JT. Tout simplement effarant ! Comment font-ils leur jeu pour être ainsi piégés par les intempéries, encore et encore, sans trouver la parade ?

Le Grand Défi

Placé un temps sous l’éteignoir par la crise du coronavirus, le dérèglement climatique revient au-devant de la scène par la grande porte, en ce début juillet : chaleur de fournaise au Canada et incendies, canicules hors norme en Inde et en Irak ; tornades en Europe et pluies torrentielles, fonte accélérée des glaciers et des permafrosts… La météo enfiévrée se rappelle à nos bons souvenirs par un florilège d’événements aussi spectaculaires que destructeurs ! L’accumulation des gaz à effet de serre ne cesse de s’intensifier dans l’atmosphère ; les dangers du réchauffement ne sont plus d’inoffensifs épouvantails à moineaux : ils sont bien réels et nous ont bel et bien rattrapés ! Il s’agit là du Grand Défi d’aujourd’hui. Comment dégager notre planète de cette chausse-trappe ? Placer de gigantesques miroirs en orbite autour de la Terre pour limiter le rayonnement du soleil ? Déployer un parasol spatial photovoltaïque ? Le plus simple déjà serait de combattre la cause du réchauffement, à savoir alléger la présence de GES dans l’atmosphère. Il « suffirait » d’arrêter de trop en émettre, et en même temps les recapturer pour les stocker dans un substrat stable. Les forêts et les terres agricoles seraient d’excellents « absorbants » du gaz carbonique, paraît-il ! Ainsi est né pour nous le concept d’« agriculture carbone » (Carbon Farming) ! Fantasme ou solution d’avenir ? Cela ne coûte rien d’y réfléchir…

La valse des va-nu-pieds

Variants, vaccins, vacances, vacarmes… Comment va ? La valse des « va » donne le « la » en ce début d’été, et fait danser les actualités, entre football endiablé et déconfinement à toute vapeur. En Belgique, on ne s’ennuie jamais. Tantôt, la météo fait des siennes et provoque des tornades ; tantôt, un Rambo déboussolé s’égare dans sa tête et finit par se la faire exploser. Les avatars ne manquent pas, qui vagabondent et dévalent à tout va ! Où va notre pays ? Où va le monde ? Au fond, rien ne change. Les vrais problèmes pourrissent au fond du bois de nos consciences. L’humanité avance cahin-caha dans ses nombreux défis à relever, à la va-comme-je-te-pousse, et chacun vaque vaille que vaille à ses petites occupations quotidiennes. Le virus va et vient ; on nous fait avaler des couleuvres à pleins wagons ; les spéculateurs gagnent des sous à pleines valises ; la terre se réchauffe comme une cocotte-minute sans vanne de secours ; notre agriculture familiale s’étiole et s’envase, à l’image de nos campagnes salies, encrassées par tous les déchets imaginables ! Mais à part ça, tout va très bien, Madame la Main-Mise, inutile de vagir…

Le choix des lecteurs

Des alternatives testées en synergie avec le secteur

Un lecteur du « Sillon Belge » – s’identifiant sous le pseudo « un rustre hennuyer » – clôturait sa voix de la terre du 27 mai dernier en questionnant « Messieurs les scientifiques d’une certaine start-up gembloutoise active dans le développement de bio-herbicides »…

Le goût de la confiance

Qu’y a-t-il de commun entre les engrais agricoles, le chloroforme, la mélamine, le lait en poudre et les cubes de bouillon ? Facile…

Les agriculteurs sont les gardiens de la santé de la terre et de ses habitants

Cependant, les défis qui pèsent sur les modèles et pratiques agricoles sont nombreux. Nul n’ignore l’impact du changement climatique sur le rendement des cultures, l’appauvrissement des sols lié à certaines pratiques agricoles industrielles, la réduction dramatique de la biodiversité et les risques qu’elle fait peser sur la richesse des écosystèmes, la défiance du grand public vis-à-vis de méthodes agriculturales mal comprises…

Ingénieur.e.s Colum-bio

La semaine dédiée à l’agriculture bio n’a pas manqué de sel, durant ce mois de juin ! Elle est tombée pile poil pendant une période clef du déconfinement, en pleine décrue de la pandémie de Covid-19. Le soleil l’a illuminée de ses rayons ardents, et a engendré une croissance phénoménale de la végétation printanière ! Toutes les planètes étaient alignées pour donner chance et succès à cette mise à l’honneur du bio. Médias et organismes de promotion ont mis les petits plats dans les grands, cuisinés par un inspecteur Colum-bio censé être drôle mais pas très percutant, – « Mon dieu, protégez-moi de mes amis ; mes ennemis, je m’en charge ! », disait le duc de Malborough… De mon côté, pour marquer le coup, je me suis rendu le mardi 8 à Libramont, au Centre de Recherches Agronomiques, un CRA pas du tout « cracra »… Les ingénieur.e.s Colum-bio m’ont épaté !

«Eau-tant» en emporte le vent

Après plusieurs années de sécheresses estivales, allons-nous revivre un été bien belge, arrosé d’averses en juin, trempé de draches nationales en juillet et chahuté d’orages en août ? Rendez-vous dans trois mois pour répondre à cette question ! L’eau du ciel est une denrée vitale pour l’agriculture, un facteur limitant, un paramètre essentiel. Dans nos régions maritimes tempérées, aux cieux souvent encombrés de nuages, qui aurait imaginé ces périodes sèches à répétition ? L’or bleu est l’objet de stratégies politiques et financières ; enjeu économique majeur, il prend chaque année davantage de valeur et fait l’objet de spéculations financières, fort discutables.