Canicule et sécheresse: difficile pour beaucoup d’agriculteurs, mais des pistes de résilience existent!











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Le SB du 21 mai dernier a largement relayé l’implantation de miscanthus pour protéger l’environnement et les eaux, tout en fournissant une source d’énergie bien locale. On ne peut que féliciter la section eau de l’Intercommunale Idelux pour cette initiative tout comme pour le travail réalisé dans le domaine de l’épuration des eaux où du retraitement des déchets. Bravo pour tous ces services bien utiles.


Dans le Sillon Belge du 21 mai, je lis le texte de JMP. Ce n’est pas la première fois que je relève son antagonisme pour l’agriculture biologique. Sa comparaison avec Trump en ce qui concerne des décisions politiques et/ou scientifiques sur la méthode de vaincre le Covid-19, décisions qui seraient toutes pareilles aux pratiques des écologistes, croit JMP, fait faire un sacré raccourci ! Je dirais même un biais.

La vie sociale reprend peu à peu… Comme avant ? Non, il faut encore faire la queue pour entrer dans les épiceries et magasins de premières nécessités. Le télétravail est encore fortement conseillé et fera probablement partie de l’avenir. Les écoles rouvrent mais pas, loin s’en faut, comme avant. Les cantines ne font plus partie de la vie des petits. Aussi difficile pour eux que la rentrée de septembre et cela sans la divine récré ! On hésite encore à flâner dans les boutiques, essayer un vêtement sans but précis… ça fait partie du passé. On se méfie. La bibliothèque est ouverte mais que sur catalogue en ligne. On ne peut pas encore errer au milieu des rayons, lire le dos d’un roman, flasher sur une couverture intrigante… s’imprégner de l’odeur, de l’atmosphère… Dommage…

Saviez-vous que la « ménagère » est un papillon minuscule d’environ un centimètre d’envergure ? De couleur grisâtre, il n’est pas vraiment un prix de beauté, et vit en Europe Centrale, Turquie et Afrique du Nord. Voilà ce que l’on apprend en se baladant sur la toile Internet, quand on tape « panier de la ménagère » sur un moteur de recherche ! Cette ménagère-là ne porte pas de panier, les nôtres non plus d’ailleurs, et depuis longtemps… Ménagers et ménagères d’aujourd’hui poussent un gros caddie, et consomment tout qui passe à portée de leurs yeux ou de leurs oreilles, inspirés par toutes sortes de besoins, objectifs ou subjectifs, influencés ou plutôt conditionnés — par le martelage insidieux des publicités.







Même les journalistes météo le concèdent: ce si beau temps si sec dure depuis trop longtemps... Quelques averses seraient les bienvenues pour dépoussiérer les rues et laver les maisons. Les agriculteurs ne parlent pas encore de sécheresse, mais il faut bien avouer que nos sols se sont transformés en aires bétonnées, détrempés par les intenses précipitations hivernales puis dessiqués brutalement par les bises printanières, quasi ininterrompues depuis trois mois. Une saison de pluies diluviennes, suivie d'une saison sèche, comme aux pays de la mousson! Semblable scénario se répète inlassablement ces dernières années: ne devient-il pas la norme, dans le contexte du réchauffement climatique?


Chaque fois qu’on nous parle d’oiseaux, c’est toujours très négatif et surtout très culpabilisant pour les agriculteurs. On nous dit par exemple que l’hirondelle a perdu 80 % de ses effectifs… Ce qui lui manque : de la boue et des insectes. De la boue et des insectes, voilà bien deux choses que les citadins et néoruraux ne supportent pas, ils font d’ailleurs tout pour s’en débarrasser. Voilà bien deux choses qu’on ne trouve plus guère qu’aux alentours des fermes. Donc si 20 % des hirondelles ont survécu, c’est grâce aux agriculteurs et surtout aux éleveurs tant critiqués. Il y a de quoi être fier…


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