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Voix de la terre

Voix de la terre

Nous voilà à un tournant de l’Histoire

Voix de la terre L’un des êtres les plus petits et les plus anciens de la Terre nous emmène vers une récession sans précédent en temps de paix. Ce phénomène médiéval, qu’on n’eut cru plus jamais vivre, fait trembler les médecins, chercheurs et économistes.
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La vague en vogue

Dit-on « le » ou « la » Covid-19 ? Quel genre est-il le bon ? Masculin, comme LE coronavirus, LE choléra, LE tsunami, LE confinement, LE masque, LE désastre, LE grand bazar ? Féminin, comme LA COronaVIrusDesease, LA grippe, LA peste, LA peur, LA mort, LA dictature sanitaire, LA bulle, LA distanciation ? Du genre féminin comme LA première vague, puis LA seconde aujourd’hui, et de vagues rochers pour arrêter les vagues ? Qui l’eût cru voici sept mois à peine ? Pour une fois qu’un machin chinois ne tombe pas en panne au bout de quinze jours, il s’agit d’un virus du genre méchant, féminin ou masculin, et qui n’en finit pas d’accaparer l’actualité. Le système de lutte collective a failli, entend-on dire à la télé. À qui la faute ?

Ô H2O

« Flitch, flitch, plic, ploc ! », chantonnent les bottes dans les flaques d’eau. Cette fois, ça y est, la pluie est revenue en force et désaltère les prairies. Les gazons reverdissent et les champignons pointent leurs petits nez blancs, de-ci de-là. Le retour de l’eau a lavé les poussières et ravivé les couleurs, après six mois d’abstinence, d’abonnée absente à notre quotidien. Le manque crée l’envie, puis le besoin s’installe et nous fait mesurer la valeur de notre or bleu, lequel pourrait bien, à terme, devenir un précieux objet de convoitises, de spéculations, d’enjeux financiers et politiques.

Le pain, essentiel pour notre santé, même s’il est industriel?

Quoi de plus boostant le matin pour commencer la journée qu’une bonne tartine de pain avec sa couche de beurre de ferme, de maquée, de confiture maison ou de miel ? Et pourtant, ce pain que nous croyons « bon pour notre santé », l’est-il toujours en réalité ?

La forêt wallonne en danger… sauf le peuplier!

Depuis une vingtaine d’années, la forêt wallonne connaît une crise sanitaire généralisée : hêtres, chênes, frênes et surtout les épicéas sont ravagés par des champignons, des insectes quand ce n’est pas la sécheresse liée au réchauffement climatique. Des groupes d’experts se réunissent afin de déterminer les causes de cette situation et d’envisager des solutions pérennes. De ces constats il semble se dégager une cause principale : l’élévation régulière de la température durant la période de végétation, ce qui amène à envisager le remplacement des espèces indigènes par des arbres d’origine plus méridionale. Les premiers essais démarrent. Il faudra attendre de plusieurs années pour obtenir des confirmations quant à l’intérêt de ces nouvelles origines.

Le temps des seigneurs

« En achetant nous-mêmes des terres agricoles, nous nous assurons qu’elles restent protégées de l’agriculture ». Directeur général de Colruyt Fine Food et responsable de la politique agricole de Colruyt Group, Stefan Goethaert n’y va pas par quatre chemins, de quoi crisper et enfin réveiller les syndicats agricoles ! Ceux-ci semblent découvrir, tels des vierges outragées, le processus déjà avancé de phagocytose de notre activité, entamé par des entités financières et industrielles. La chaîne flamande d’hypermarchés entend désormais gérer les terres qu’elle possède autour de ses centres de distribution ; de plus, elle souhaite maintenant acquérir d’autres surfaces, afin de cultiver elle-même des produits alimentaires « en collaboration avec des agriculteurs locaux », en leur confiant le travail et l’expertise. Auréole au-dessus de la tête et main sur le cœur, Colruyt Group affirme désirer tout simplement que les végétaux produits sur SES parcelles aboutissent dans SES magasins.

Le choix des lecteurs

Nouveau gouvernement et perspective betteravière: la raison va-t-elle triompher?

Enfin, après presque 500 jours d’attente, nous avons un gouvernement fédéral à part entière. Bien sûr, il devra traiter un très large éventail de domaines politiques, mais en tant que Confédération des Betteraviers belges (CBB), nous attendions bien sûr avec impatience ce qui serait décidé sur l’agriculture, l’environnement et la biodiversité, et ceci d’une perspective betteravière.

#LeConsommateurEstUnClown... triste!

Selon une récente analyse de Greenpeace publiée sur son site le 22 septembre dernier, les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'élevage dans l'UE représentent 17 % du total des émissions de l'UE et sont plus dommageables pour le climat que toutes les voitures et camionnettes réunies. Pour l’ONG, l'ampleur de cette problématique signifie que l'UE ne peut pas atteindre les objectifs de l'accord de Paris sur le climat et éviter les pires conséquences de la dégradation du climat sans une réduction du nombre d'animaux d'élevage.

Capillotracteurs

« Capillotracté » : il s’agit là du nouveau mot à la mode ! J’adore ce néologisme croustillant, cinq syllabes qui égayent les conversations, et que l’on retrouve à tous les coins de paragraphe dans les articles des journaux ! Il remet au goût du jour la bonne vieille expression « tiré par les cheveux ». Beaucoup de discours, de déclarations, de procédures sont aujourd’hui exagérés, peu naturels, alambiqués, tirés par les cheveux, et donc « capillo-tractés » par des « con-tracteurs » ! La crise du Covid-19, par exemple, nous apparaît excessivement capillotractée, ébouriffée dans tous les sens par les médias, les politiciens et les scientifiques. La capillotraction est même devenue LE sport national politique en Belgique, quand on considère la saga hérissante de la formation du gouvernement fédéral, avec en points d’orgue les propos échevelés de certains présidents de partis.

Effet de serre: l’innocence bovine

Dans « Émissions de GES en Wallonie, 15-4-2018, sources SPW – AWAC », la responsabilisation des émissions de Gaz a Effet de Serre par secteur, se situe comme suit : 30 % par l’industrie, 25 % par le transport, 15 % par le résidentiel, 13 % par l’agriculture, 5 % par le secteur tertiaire, 3 % autres et 1 % par les déchets.

Coût climatique

« 223 euros ! Et mon caddie n’est même pas rempli ! Se nourrir coûte de plus en plus cher, ma bonne dame ! ». La complainte des consommateurs s’étire et se répète sans fin au sortir des supermarchés ; les clients inspectent leur bon de caisse et déplorent systématiquement la chèreté des aliments. Et pourtant… Les étiquettes dans les rayons affichent des montants bien inférieurs aux coûts réels des marchandises, ce n’est un secret pour aucun spécialiste de l’économie. Il faudrait y ajouter le coût environnemental, que nous devrons un jour solder ; nous-mêmes et surtout nos enfants ! Le prix payé ne comprend pas non plus le coût social, ce déni de revenu décent imposé aux agriculteurs par notre société. Ceux-ci sont enferrés dans un système trop bien rodé, lequel leur impose d’une main des prix de vente inférieurs aux prix de revient, et de l’autre main les indemnise chichement avec de l’argent public, qu’il conviendrait logiquement d’ajouter au prix payé ! Les 223 euros de ce caddie devraient être multipliés par 1,5, voire 2. Un jour ou l’autre, l’humanité devra repasser à la caisse pour combler la différence, forcément…