Lors d’une battue de destruction autorisée,excès de zèle d’un agent du DNF











Recevez Le Sillon Belge chaque semaine chez vous et bénéficiez d'un accès à tout le site : Articles, météo et cotations des marchés agricoles
Voir l'offre d'abonnement

Le 4e Sommet de l’Élevage à Libramont de ce 21 novembre n’a pas grimpé très haut en nombre, en terme d’assistance. Tant pis pour les absents, car ce Sommet fut fort intéressant. Les intervenants et conférenciers ont su prendre de l’altitude dans leurs propos, sans nous donner l’habituel vertige d’exposés trop techniques, ni la migraine assommante des données chiffrées. Comme qui disait, ce qui se conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. De clarté et de transparence, notre agriculture en a grand besoin, dans un contexte actuel de transition écologique qui modifie sans cesse les règles du jeu. Pour un mieux pour tous ?

Nous ne sommes pas seuls, avec nos veaux, vaches moutons, cochons, couvées… ! Aux alentours de nos fermes, vivent toutes sortes d’animaux dits « sauvages », petits ou gros, discrets ou envahissants, banals ou surprenants. Ainsi, l’autre soir, j’ai pu observer une drôle de bestiole au pelage hirsute gris-roux, de la taille d’un gros chat. Sa longue queue était annelée, et sa tête présentait un masque de Zorro : un raton laveur ! Il s’est éloigné sans trop se presser, pas effarouché pour un sou, de sa démarche un peu pataude. Que faisait-il là, à des milliers de kilomètres de son Amérique d’origine ? Un bel animal, sans conteste ! Il paraît que son espèce est invasive, et impacte négativement nos écosystèmes. Il faut les dénoncer, les pourchasser, les éliminer. Haro sur les ratons ! Je pense plutôt qu’il faut vivre et laisser vivre nos amies les bêtes, qu’elles soient ratons laveurs, écureuils, chats sauvages, taupes, renards, sangliers, belettes, fouines, rats musqués, blaireaux, chevreuils, et toutes les autres…

Green-washing ou réelle volonté de verdir la Wallonie ? Notre nouveau Gouvernement Régional s’est fixé un objectif pour le moins surprenant : planter 4.000 km de haies vives ! J’applaudis à quatre mains cette idée fort sympathique, mais j’ai comme un doute. Où, qui, comment ? N’ont-ils pas les yeux plus grands que le ventre ? Les agriculteurs auront en tout cas l’occasion de redorer leur blason, mais la motivation sera-t-elle au rendez-vous ?

Tout le monde s’accorde à reconnaître que la Raffinerie Tirlemontoise est une entreprise très performante. Elle atteint on ne peut mieux ses objectifs : vendre le plus cher possible le sucre et ses sous-produits, amortir encore et encore son outil de travail et ce jusqu’à la corde, acheter au prix le plus bas possible les betteraves aux planteurs. Personne ne peut critiquer ces pratiques qui sont monnaie courante dans le monde industriel qui tourne autour de l’agriculture.







J’ai lu avec intérêts dans l’Echo du 12 octobre un article intitulé « Dernière ligne droite pour la sucrerie de Seneffe ». Ancien cadre supérieur de l’industrie sucrière belge, je reste sensible à tous les remous qui entourent la réforme européenne et la disparition des quotas et je reste très informé de toutes les péripéties qui animent le secteur depuis fin 2017.

Drôle de date anniversaire ! Le destin m’a fait naître un 16 octobre, et dès lors, il était inscrit dans les astres que je serais agriculteur, car ce jour-là est déclaré « Journée Mondiale de l’Alimentation » depuis le 16/10/1945, date à laquelle fut créée l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation, dans le contexte d’un après-guerre chaotique où la pénurie en nourriture faisait de nombreuses victimes dans l’Europe en ruines.

À quelques jours de la fin de l’ultime souscription (31/10) de la CoBT, il manque environ 360 mille tonnes d’engagements pour finaliser le projet. Au-delà des 1.300 planteurs ayant déjà adhéré dont bon nombre d’entre eux vont à nouveau souscrire, l’objet de ce billet est de mettre en lumière la frilosité, le scepticisme voire l’incrédulité des autres adhérents potentiels ; sans doute les attentistes et les opportunistes qui arriveront trop tard car ce projet se fera ou ne se fera pas et, s’il démarre, nous n’aurons plus besoin d’eux.

Comme bon nombre, je suis allé voir le film « Au nom de la terre » avec un Guillaume Canet extraordinaire dans son rôle. J’en reviens assez bouleversée et remplies de questions et d’inquiétudes concernant notre avenir. Et si nous agriculteurs, étions responsables de la situation dans laquelle nous sommes ?

Les journaux adorent les phrases chocs, les titres aguicheurs. Tout de suite, le regard du lecteur est attiré par les quelques mots imprimés en gras, et son attention plonge aussitôt dans le thème évoqué. Ainsi, au hasard d’une flânerie dans les rayons d’un supermarché, -on meuble comme on peut les courses avec Madame –, je suis tombé sur un intitulé accrocheur, bien en vue au fond de la page de tête de l’Avenir du Luxembourg, sous la photo des Diables Rouges qui s’apprêtaient à rencontrer la « très redoutable » équipe de Saint-Marin. On pouvait lire : « 6 exploitations bovines viandeuses sur 10 ont fermé leurs portes en Wallonie, au cours des dix dernières années ! ». Sapristi ! Ils auraient pu écrire 3 sur 5, ou encore 60 %. « 6 sur 10 » leur semblait-il davantage interpellant, sans doute ?
Abonnez-vous à Le Sillon Belge
Voir l’offre d’abonnement