L’écologie, oui, l’écologisme, bof!











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Placé un temps sous l’éteignoir par la crise du coronavirus, le dérèglement climatique revient au-devant de la scène par la grande porte, en ce début juillet : chaleur de fournaise au Canada et incendies, canicules hors norme en Inde et en Irak ; tornades en Europe et pluies torrentielles, fonte accélérée des glaciers et des permafrosts… La météo enfiévrée se rappelle à nos bons souvenirs par un florilège d’événements aussi spectaculaires que destructeurs ! L’accumulation des gaz à effet de serre ne cesse de s’intensifier dans l’atmosphère ; les dangers du réchauffement ne sont plus d’inoffensifs épouvantails à moineaux : ils sont bien réels et nous ont bel et bien rattrapés ! Il s’agit là du Grand Défi d’aujourd’hui. Comment dégager notre planète de cette chausse-trappe ? Placer de gigantesques miroirs en orbite autour de la Terre pour limiter le rayonnement du soleil ? Déployer un parasol spatial photovoltaïque ? Le plus simple déjà serait de combattre la cause du réchauffement, à savoir alléger la présence de GES dans l’atmosphère. Il « suffirait » d’arrêter de trop en émettre, et en même temps les recapturer pour les stocker dans un substrat stable. Les forêts et les terres agricoles seraient d’excellents « absorbants » du gaz carbonique, paraît-il ! Ainsi est né pour nous le concept d’« agriculture carbone » (Carbon Farming) ! Fantasme ou solution d’avenir ? Cela ne coûte rien d’y réfléchir…

Variants, vaccins, vacances, vacarmes… Comment va ? La valse des « va » donne le « la » en ce début d’été, et fait danser les actualités, entre football endiablé et déconfinement à toute vapeur. En Belgique, on ne s’ennuie jamais. Tantôt, la météo fait des siennes et provoque des tornades ; tantôt, un Rambo déboussolé s’égare dans sa tête et finit par se la faire exploser. Les avatars ne manquent pas, qui vagabondent et dévalent à tout va ! Où va notre pays ? Où va le monde ? Au fond, rien ne change. Les vrais problèmes pourrissent au fond du bois de nos consciences. L’humanité avance cahin-caha dans ses nombreux défis à relever, à la va-comme-je-te-pousse, et chacun vaque vaille que vaille à ses petites occupations quotidiennes. Le virus va et vient ; on nous fait avaler des couleuvres à pleins wagons ; les spéculateurs gagnent des sous à pleines valises ; la terre se réchauffe comme une cocotte-minute sans vanne de secours ; notre agriculture familiale s’étiole et s’envase, à l’image de nos campagnes salies, encrassées par tous les déchets imaginables ! Mais à part ça, tout va très bien, Madame la Main-Mise, inutile de vagir…

Un lecteur du « Sillon Belge » – s’identifiant sous le pseudo « un rustre hennuyer » – clôturait sa voix de la terre du 27 mai dernier en questionnant « Messieurs les scientifiques d’une certaine start-up gembloutoise active dans le développement de bio-herbicides »…


Cependant, les défis qui pèsent sur les modèles et pratiques agricoles sont nombreux. Nul n’ignore l’impact du changement climatique sur le rendement des cultures, l’appauvrissement des sols lié à certaines pratiques agricoles industrielles, la réduction dramatique de la biodiversité et les risques qu’elle fait peser sur la richesse des écosystèmes, la défiance du grand public vis-à-vis de méthodes agriculturales mal comprises…








Après plusieurs années de sécheresses estivales, allons-nous revivre un été bien belge, arrosé d’averses en juin, trempé de draches nationales en juillet et chahuté d’orages en août ? Rendez-vous dans trois mois pour répondre à cette question ! L’eau du ciel est une denrée vitale pour l’agriculture, un facteur limitant, un paramètre essentiel. Dans nos régions maritimes tempérées, aux cieux souvent encombrés de nuages, qui aurait imaginé ces périodes sèches à répétition ? L’or bleu est l’objet de stratégies politiques et financières ; enjeu économique majeur, il prend chaque année davantage de valeur et fait l’objet de spéculations financières, fort discutables.

Ces jours de pluie, je réfléchis. Quel traitement fongicide pour les froments à la dernière feuille ? 2020 était la dernière année pour l’Opus/epoxiconazole, alors je choisis la nouveauté de BASF en 19 lettres, mefentrifluconazole. J’aime les solutions simples où je peux moi-même combiner une juste proportion entre triazole(s), strombilurine, carboxamide (SDHI) selon les variétés en place et les conditions météo. Oui, notre ferme pratique une agriculture raisonnée et raisonnable.

« Du pain et des jeux ! ». Voici deux mille ans, les Romains avaient déjà compris comment tenir en laisse leur plèbe turbulente : lui donner à manger, et le distraire par toutes sortes d’amusements ! Le concept n’a pas pris une ride en vingt siècles, dans un monde où tout se mélange : l’essentiel et le futile, l’indispensable et le superflu, les choses sérieuses et les bêtises. L’émission de téléréalité Koh Lanta doit son succès au reflet fidèle de notre société qu’elle nous renvoie, où les coups fourrés sont permis pour ne pas être éliminé et rester en course. Le mérite et la valeur humaine perdent leur importance, au profit de manipulations, de mensonges et autres « stratégies », sur fond de compétitions innocentes dans un environnement de vacances à la mer, tenues légères et sable blanc, coquillages et crustacés. Les spectateurs s’identifient aux concurrents, tant la survie sur le camp ressemble à leur vie de tous les jours, avec ses blessures, ses abandons, ses évictions, ses jeux de rôle pas toujours drôles, et à la fin, il n’en restera qu’un…

Les États membres de la Communauté Européenne se prononcent actuellement sur la possibilité de réutiliser des protéines animales transformées PAT) dans l’alimentation des animaux d’élevage, porcs et poulets notamment.
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