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Voix de la terre

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L’horloge tourne

Voix de la terre Comme on dit dans notre petit coin d’Ardenne : « Le mois de novembre s’ra co’vite passé ! ». Le sable du temps glisse entre nos doigts à une vitesse ahurissante, en cette année de disgrâce 2020 placée sous le signe de la Covid-19, de la « co’vite » tout court. Aux horloges, les aiguilles tournent fou et nous piquent nos instants et nos heures. À peine lundi entamé, on est déjà samedi. Hier, c’était le printemps confiné ; aujourd’hui, c’est déjà l’automne, encore confiné ; même les poules ne peuvent plus sortir… Ce temps, quel taon ! Toujours à nous harceler, à sucer notre bon sang de bonsoir, du matin jusqu’au soir !
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Nouveau gouvernement et perspective betteravière: la raison va-t-elle triompher?

Enfin, après presque 500 jours d’attente, nous avons un gouvernement fédéral à part entière. Bien sûr, il devra traiter un très large éventail de domaines politiques, mais en tant que Confédération des Betteraviers belges (CBB), nous attendions bien sûr avec impatience ce qui serait décidé sur l’agriculture, l’environnement et la biodiversité, et ceci d’une perspective betteravière.

#LeConsommateurEstUnClown... triste!

Selon une récente analyse de Greenpeace publiée sur son site le 22 septembre dernier, les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'élevage dans l'UE représentent 17 % du total des émissions de l'UE et sont plus dommageables pour le climat que toutes les voitures et camionnettes réunies. Pour l’ONG, l'ampleur de cette problématique signifie que l'UE ne peut pas atteindre les objectifs de l'accord de Paris sur le climat et éviter les pires conséquences de la dégradation du climat sans une réduction du nombre d'animaux d'élevage.

Capillotracteurs

« Capillotracté » : il s’agit là du nouveau mot à la mode ! J’adore ce néologisme croustillant, cinq syllabes qui égayent les conversations, et que l’on retrouve à tous les coins de paragraphe dans les articles des journaux ! Il remet au goût du jour la bonne vieille expression « tiré par les cheveux ». Beaucoup de discours, de déclarations, de procédures sont aujourd’hui exagérés, peu naturels, alambiqués, tirés par les cheveux, et donc « capillo-tractés » par des « con-tracteurs » ! La crise du Covid-19, par exemple, nous apparaît excessivement capillotractée, ébouriffée dans tous les sens par les médias, les politiciens et les scientifiques. La capillotraction est même devenue LE sport national politique en Belgique, quand on considère la saga hérissante de la formation du gouvernement fédéral, avec en points d’orgue les propos échevelés de certains présidents de partis.

Effet de serre: l’innocence bovine

Dans « Émissions de GES en Wallonie, 15-4-2018, sources SPW – AWAC », la responsabilisation des émissions de Gaz a Effet de Serre par secteur, se situe comme suit : 30 % par l’industrie, 25 % par le transport, 15 % par le résidentiel, 13 % par l’agriculture, 5 % par le secteur tertiaire, 3 % autres et 1 % par les déchets.

Coût climatique

« 223 euros ! Et mon caddie n’est même pas rempli ! Se nourrir coûte de plus en plus cher, ma bonne dame ! ». La complainte des consommateurs s’étire et se répète sans fin au sortir des supermarchés ; les clients inspectent leur bon de caisse et déplorent systématiquement la chèreté des aliments. Et pourtant… Les étiquettes dans les rayons affichent des montants bien inférieurs aux coûts réels des marchandises, ce n’est un secret pour aucun spécialiste de l’économie. Il faudrait y ajouter le coût environnemental, que nous devrons un jour solder ; nous-mêmes et surtout nos enfants ! Le prix payé ne comprend pas non plus le coût social, ce déni de revenu décent imposé aux agriculteurs par notre société. Ceux-ci sont enferrés dans un système trop bien rodé, lequel leur impose d’une main des prix de vente inférieurs aux prix de revient, et de l’autre main les indemnise chichement avec de l’argent public, qu’il conviendrait logiquement d’ajouter au prix payé ! Les 223 euros de ce caddie devraient être multipliés par 1,5, voire 2. Un jour ou l’autre, l’humanité devra repasser à la caisse pour combler la différence, forcément…

Le choix des lecteurs

Le cadmium, une sucette pour les médias!

Les journaux français se sont délectés en commentant l’émission d’investigation de France 5 le 12 septembre dernier : « Vert de rage » sur le thème du cadmium dans les engrais, les patates et les urines.

Les pouvoirs des plantes

D’une année à l’autre, la tendance se renforce : un engouement marqué pour les plantes ne cesse de croître dans la conscience occidentale. Végétarisme et véganisme, textiles tissés de fibres végétales, constructions en bois, isolation écologique, biocarburants…, et bien entendu tout ce qui touche à la phytothérapie, aux décoctions, tisanes, baumes et multiples préparations médicinales.

Sacré Charlemagne!

« Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer l’école ? ».

La petite chanson espiègle de France Gall n’a guère pris de rides en cinquante-six ans ! Elle trotte encore parfois dans la tête des plus anciens, surtout à cette époque de l’année, synonyme de rentrée des classes. Il faut dire que l’on passe aujourd’hui de nombreuses années sur les bancs de l’école : minimum quinze, et bien plus si affinité ! Cette longue période d’enseignement laisse toutes sortes de souvenirs très diversifiés : du plaisir, de l’ennui, de la camaraderie, des disputes, des réprimandes, des félicitations, des découvertes, de la passion, des déceptions, des vexations, des victoires, et surtout des apprentissages. Mais le plus important n’est-il pas « d’apprendre à apprendre » ? Cette faculté devrait en principe s’acquérir grâce à un cursus scolaire adéquat ; elle constitue un atout fondamental en 2020, en agriculture et partout ailleurs !