Ne négligez pas la fumure des fruitiers !
Une fois les fruitiers en place, il faudra s’efforcer de maintenir et si nécessaire d’améliorer encore la fertilité du sol dans ses paramètres physiques, chimiques et biologiques. Le but : assurer un bon développement et un bon fonctionnement du système radiculaire, avec une bonne alimentation des plants en eau et en éléments minéraux.
Avant la plantation, l’analyse chimique a indiqué la fertilité initiale du sol, ainsi que les excès et les manques d’éléments m
Connaître les besoins des fruitiers
Satisfaire leurs exigences
La fumure minérale par épandage au sol doit compenser à la fois les exportations d’éléments par les arbres et les pertes par percolation, en tenant compte de la texture et de la structure du sol. Elle doit aussi corriger les carences éventuelles et tenir compte des excès de certains éléments susceptibles d’être causes d’antagonismes (par exemple potassium><bore ou potassium><calcium).
Outre l’analyse du sol à réaliser tous les 3 à 5 ans, les arboriculteurs professionnels recourent aussi à l’analyse des feuilles, prélevées selon un protocole précis (époque de prélèvement, localisation des feuilles…) qui tient compte aussi de différents paramètres culturaux : variétés, SPG, conditions climatiques… À côté de cela, ils pratiquent aussi une analyse des fruits, principalement dans le but de déterminer leur aptitude ou non à une longue conservation frigorifique. Dans les vergers professionnels, plusieurs éléments fertilisants sont aussi apportés aux arbres pendant la belle saison par pulvérisation sur le feuillage : azote, calcium, oligoéléments…
Si on utilise des engrais simples, pen
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Des apports localisés en vergers enherbés
Dans les vergers haute-tige ou demi-tige adultes, enherbés sur toute la surface, la fumure minérale doit bénéficier à la fois à la croissance et la fructification des arbres, et à la croissance de la couverture herbacée. Il y a donc deux doses d’engrais à calculer puis à apporter. Nous ne considérerons que la fumure nécessaire aux arbres, qui sera apportée au niveau de leurs racines. La fumure destinée à l’herbe dépend du mode de gestion de la prairie : pâturage intensif, pâturage extensif, fauche…
En raison de la faible mobilité dans le sol de certains éléments (par exemple le phosphore et dans une moindre mesure le potassium), si un engrais composé ternaire est appliqué en surface, seul l’azote qu’il contient a une chance d’arriver au niveau des racines en temps utile ; l’herbe sera la principale bénéficiaire de cet engrais.
Traditionnellement, comme en atteste la figure ci-jointe, la localisation des engrais minéraux en profondeur implique de faire des trous de 25-30 voire 40 cm de profondeur sous la couronne (+10 %) : 4 trous/m², c’est-à-dire tous les 50 cm en tous sens et de glisser dans chaque trou la dose d’engrais indiquée. Si on utilise un composé pour jardins à raison de 6 à 8 kg par are, cela représente 15 à 20 g par trou, en fin février-début mars. L’opération sera suivie d’un arrosage.
Cette façon de faire, qui peut sembler fastidieuse et désuète, permet d’améliorer l’efficacité des apports d’engrais. Si nécessaire, un épandage de chaux magnésienne en surface se fera en fin d’automne, suivi d’un hersage.
Combiner fumure organique et fumure minérale
Le commerce propose différents engrais organo-minéraux en poudre ou mini-granulés. Selon les marques, ils contiennent 5 à 10 % d’azote, 3 à 7 % d’anhydride phosphorique, 6 à 10 % d’oxyde de potassium et 3 % d’oxyde de magnésium, ainsi qu’environ 50 % de matière organique d’origine végétale et/ou animale. Leur prix plus élevé est compensé par une plus grande facilité d’emploi.
Wépion











