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Voix de la terre

Voix de la terre

Que faisiez-vous, aux temps chauds?

Voix de la terre « L’herbe est bien plus verte ailleurs ! », bêlait la chèvre de Monsieur Seguin qui s’ennuyait dans son enclos. Et bien non, pas d’accord ! Pour avoir traversé la Wallonie de part en part, j’ai constaté que l’herbe reste bien plus verte chez nous qu’ailleurs. Dans les autres provinces, les prairies roussissent à vue d’œil et les maïs tirent des langues jaunies jusque par terre.
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Viticulteur amateur: un vrai bonheur!

C’est dans l’air du temps. La vigne gagne du terrain en latitude. La Belgique salive de plaisir à l’idée de produire son propre vin. C’est vrai pour les professionnels. C’est aussi vrai pour les amateurs, trop fiers d’être en autoproduction avec le vin du jardin.

C’est juin qui fait les foins

Mais où sont les foins d’antan ? Autrefois concentrée sur deux ou trois semaines en été, la fenaison d’aujourd’hui s’étale du printemps à l’automne, d’avril à novembre, déclinée en multiples coupes. Encore faut-il parler maintenant de « récoltes d’herbes », car les agriculteurs-éleveurs ensilent plutôt qu’ils ne fanent comme « dans le temps », quand les plastiques dérivés de l’industrie pétrolière n’existaient pas, et qu’il fallait tout engranger en sec.

Le bien-être animal: une priorité pour les éleveurs de la Coopérative PQA

Porc Qualité Ardenne tient à faire remarquer que les images tournées par l'organisation «AnimalRights» dans des porcheries flamandes sont des images volées et sorties d'un contexte inconnu. «Nous comprenons que ces images puissent choquer mais elles sont le résultat de la politique de prix bas qui pousse les producteurs à diminuer les coûts de production au détriment du bien-être animal. Mais quoi qu'il en soit, il ne faut pas faire d’amalgame. Il s’agit de cas particuliers qui ne concernent pas l’ensemble des éleveurs de la filière et certainement pas les éleveurs de la coopérative «Porc Qualité Ardenne». C’est pourquoi nous réfutons les allégations de l’organisation « Animal Rights» qui accuse «l’ensemble de la filière porcine»».

Ces chers polders…

En mai, fais ce qu’il te plaît. Il nous a plu, à mon épouse et moi-même, de prendre le bon air dans le Westhoeck, à quelques coups de pédale de la mer du Nord. Je l’avoue avec un peu d’embarras vis-à-vis de ceux qui ont des bêtes et font l’ouvrage tous les jours. Par contre, je le dis plus ostensiblement aux écolos, on n’a même pas pris l’avion pour y aller et là-bas, on a tout fait à bicyclette.

Le choix des lecteurs

99.000 ha de plus pour la production alimentaire grâce au photovoltaïque

Tandis que les céréaliers ukrainiens tentent de faire leurs semis de printemps sous les obus, l’Europe redoute un manque de céréales, une explosion des prix, voire une pénurie alimentaire. Tout près de chez nous, 100.000 ha de bonnes terres agricoles, déjà couvertes de jeune blé, sont pourtant immédiatement disponibles, dès la moisson de l’été 2022. La volonté politique suffirait pour mettre sur le marché mondial la ration alimentaire annuelle de 2 millions de personnes supplémentaires.

Dites-le avec des fleurs

Fin avril, début mai, la nature au verger adopte le style hippie et couvre de fleurs ses arbres fruitiers, les uns après les autres. Ce « flower power » devrait inspirer ceux qui sèment les fleurs du mal, aux confins de l’Europe… Chez nous, la paix règne encore -pourvu que ça dure !- et le printemps pose avec détermination les premiers jalons des récoltes futures.

«Ça ne roule pas à l’eau, ç’t’engin-là!»

Le « ça » en question était vert-prairie décoré de bandes jaunes, et arborait fièrement sur son nez la petite fusée dorée de Magerus-Deutz. Vingt-deux chevaux-vapeur sous le capot, relevage hydraulique et prise de force (« À quoi ça peut servir ? »). En ce mois de mai 1965, mon oncle n’était pas peu fier de son premier tracteur, et mon grand-père fort dépité de voir ses deux braves juments mises au repos forcé, avant peut-être de gagner l’abattoir… Il ne cessait de critiquer l’acquisition de son fils, et affirmait qu’il allait se ruiner en mazout, en huiles et en entretien de « ça ». Pourtant, à l’époque et durant les Trente Glorieuses, le carburant ne coûtait que l’équivalent de quelques centimes d’euro/litre. Mais si le vieux Parrain revenait sur Terre aujourd’hui, mazout vingt fois plus cher, il dirait : « J’te l’avais bien dit : ç’t’affaire-là va vous mettre tous sur la paille ! ».

Prendre demain à deux mains?

Ah, hier encore, ces virus ! Et aujourd’hui, ces vils Russes ! Les gros pavés lancés en Ukraine n’en finissent pas de faire des ronds dans la mare aux peinards Occidentaux, soudainement réveillés par une guerre sortie de nulle part, cauchemar revu et corrigé à la Poutine, sorti tout droit d’un passé révolu depuis 80 ans. Les réfugiés affluent dans nos pays, désorientés, hébétés, ahuris de découvrir chez nous un mode de vie moins « cool & relax » qu’il n’y paraît vu de chez eux, une Belgique où la bureaucratie n’a guère à envier à celle de l’ancien Bloc de l’Est. Ceux qui ne connaissent ni l’anglais, ni une des trois langues belges, apprennent très tôt leur premier mot : « demain ». Revenez demain ; vous aurez un logement demain ; vos papiers seront prêts demain ; etc. Ils comprennent vite que « demain » veut dire chez nous « un de ces jours », « dans un avenir plus ou moins proche » ou même « jamais », et qu’il leur faudra s’armer d’une patience d’ange pour ne pas désespérer. Les agriculteurs connaissent ce syndrome belgo-belge, ce « demain » sur lequel nous avons buté, butons et buterons tout au long de notre carrière, à la ferme et dans les champs, dans les bureaux des administrations. Demain ne meurt jamais, dirait James Bond. Nous, oui…