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Voix de la terre

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Et nous alors? Nous sommes toujours là!

Voix de la terre Faut-il en rire, ou en pleurer ? De temps à autre, disons une fois tous les six mois dans le meilleur des cas et quand elle manque de sujet accrocheur, la presse francophone belge se fend d’un article sur l’hémorragie agricole de notre belle région. 29.000 fermes en 1990, 13.000 en 2021, ai-je lu dans l’Avenir et vu sur la RTBF ! Soit une perte de 55 % en trente ans ! N’essuyez pas vos lunettes, ne vous frottez pas les yeux : vous avez bien lu « une perte de cinquante-cinq pourcents en 30 ans », en une seule génération ! Si vous préférez un autre mode de calcul, on peut affirmer qu’une ferme disparaît dans notre Wallonie toutes les 36 heures depuis 30 ans, chaque jour et demi, excusez du peu…
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Plan Érosion: le nouveau cochon payeur est...

Les agriculteurs réagissent depuis quelques jours à la réception des codes d’accès au fameux décret « érosion ». Nombre d’entre eux se demandent avec justesse comment pouvoir encore implanter des cultures de printemps sans prendre le risque de perdre des primes PAC.

D’une conférence-débat à une autre: le grand écart!

Le 9 mars eut lieu dans l’entité des Bons Villers, une conférence organisée par l’administration communale ; comme il se doit, le médiateur était le bourgmestre (Mr Perin) ; si d’aucuns auraient pu craindre une orientation particulière de sa part, il n’en fut rien et ses interventions furent parcimonieuses et équilibrées… soit le rôle du parfait médiateur.

Cultivons notre jardin

« Tibitibib ! ». Message de Charlotte sur WhatsApp, mardi dernier. Elle nous envoie une photo de la manifestation agricole à Namur, et joint cette légende : « Bin voyons ! Le syndicat lève une armada de tracteurs contre le « plan anti-érosion », mais ne lèverait pas son petit doigt pour descendre dans la rue dénoncer nos pensions ridicules de conjointes-aidantes, et défendre notre « plan empli d’émotions » ! Les agricul.trices.tristes comptent moins que la perte de quelques ares. »(Sic)

Quand le bâti devient bâtisses

À l’évocation de « friche industrielle », nous apparaît l’image d’usines abandonnées, de cheminées cyclopéennes, de terrains vagues envahis de ferrailles, embroussaillés et tristes à pleurer. Cette impression de « déjà-vu » m’est venue à l’esprit en longeant les grandes étables abandonnées d’une ferme vidée de ses animaux depuis quelques années seulement. Genêts, jeunes frênes et saules ont déjà colonisé les recoins de la fumière et les abords des silos-couloirs. Des barrières pendent sur leurs gonds et les toitures en fibres-ciment sont constellées de trous, de çà de là. Traînent encore une brouette rouillée et une débouseuse toute déglinguée, des piles de pneus, des monceaux de vieux piquets… Pour le reste, avec un peu d’imagination, on pourrait encore apercevoir le fantôme du fermier au volant d’un gros chargeur articulé, accompagné de son chien, occupé à désiler ou à transporter un ballot de paille.

Le choix des lecteurs

Nos amis à quatre pattes

Je suis vraiment reconnaissante envers Marc Assin pour la teneur de sa Voix de la Terre publiée dans Le Sillon Belge du 9 mars. Il rendait justice – si l’on peut dire – à nos animaux domestiques pour ce qu’ils nous dispensent.

Où vont vaches et veaux?

Un conte de fée commence par « Il était une fois… » et se termine le plus souvent par « Ils vécurent heureux très longtemps et eurent beaucoup d’enfants… ». Hélas, à la fin, si les héros n’en ont plus pour longtemps, et perdent leurs enfants, il devient un « conte défait ». L’aventure de notre élevage bovin répondrait plutôt aux critères de cette deuxième histoire, avec une perte d’effectif en 25 ans de 30 % en Belgique, 40 % en Ardenne, excusez du peu… Comment en sommes-nous arrivés là ? Où sont passés vaches et veaux ?

Nos amis à quatre pattes

Ils s’appellent Poulou, Bobby, Sam, Sultan, Lisette…, ou encore Mistigri, Poussy, Chanou, Chaussette…, et nous n’en parlons jamais dans les colonnes du Sillon Belge ! Ils occupent pourtant une place de choix dans nos quotidiens à la ferme. Je parle de nos animaux familiers, nos meilleurs amis à quatre pattes, les chiens et les chats ! Ils méritaient bien quelques lignes, pour les aides diverses qu’ils nous apportent, l’amitié fidèle qu’ils nous témoignent sans rien demander en retour, ou si peu…