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Voix de la terre

Voix de la terre

Un peu plus près des étoiles

Voix de la terre Les Journées Fermes Ouvertes suscitent un engouement certain parmi les gens curieux de (re)découvrir l’agriculture « en vrai ». Indubitablement, les fermes classiques sont très peu représentées lors de ce week-end particulier, quasi absentes, au contraire des exploitations qui présentent un caractère spécial et commercial : vente à la ferme, agri-tourisme, élevages d’ânes ou d’autruches, maraîchage biologique… Simple paysan conventionnel sans aucune originalité, j’apprécie particulièrement ces visites, très stimulantes pour mes espiègles petits neurones. Ainsi, cette année, j’ai découvert l’agriculture biodynamique ! Son concept aux apparences ésotériques peut paraître déroutant, mais une fois la barrière de son étrangeté franchie, il apparaît dans toute sa cohérence et sa durabilité dans la marche actuelle du monde…
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Et nous alors? Nous sommes toujours là!

Faut-il en rire, ou en pleurer ? De temps à autre, disons une fois tous les six mois dans le meilleur des cas et quand elle manque de sujet accrocheur, la presse francophone belge se fend d’un article sur l’hémorragie agricole de notre belle région. 29.000 fermes en 1990, 13.000 en 2021, ai-je lu dans l’Avenir et vu sur la RTBF ! Soit une perte de 55 % en trente ans ! N’essuyez pas vos lunettes, ne vous frottez pas les yeux : vous avez bien lu « une perte de cinquante-cinq pourcents en 30 ans », en une seule génération ! Si vous préférez un autre mode de calcul, on peut affirmer qu’une ferme disparaît dans notre Wallonie toutes les 36 heures depuis 30 ans, chaque jour et demi, excusez du peu…

Quand l’utile vous mutile

S’il est un mot souvent prononcé par les parents dans une famille d’agriculteurs, « utile » est bien celui-là ! Je l’ai entendu des milliers de fois durant mon enfance et ma jeunesse. Vous aussi, certainement ! « Est-ce bien utile, ce que tu fais là ? » « Rendez-vous utiles, au lieu de bayer aux corneilles ! » ; « Il faut joindre l’utile à l’agréable. », etc, etc. Je me rappelle la lamentation pleurnichée d’une toute vieille parente : « Je ne suis plus bonne à rien. Ce serait aussi bien de partir, quand on est inutile, qu’on est devenue une charge pour les autres. ». En ces jours de vaches pas si maigres qu’on ne le dit, ce mode de pensée résonne comme une hérésie, un archaïsme sorti tout droit des cavernes préhistoriques. La société de consommation a aboli la distinction entre l’utile et l’accessoire ; elle crée sans cesse de nouveaux besoins. Les loisirs et les plaisirs arrivent au premier rang des choses absolument indispensables, prioritaires, sans lesquelles la vie n’a aucun sens.

Liberté chérie: des jeunes y croient encore!

À travers ce texte, j’aimerais remercier Marc Assin pour son article paru dans le numéro du 20 avril et lui dire qu’il existe encore des jeunes pour croire en cette liberté chérie que nous offre l’agriculture !

Ruisseaux interdits au bétail: et les oies, rats, castors…?

Dorénavant, il est interdit aux fermiers de laisser le bétail s’abreuver aux ruisseaux et aux rivières. En cause, quelques bouses de vaches tombant malencontreusement dans le cours d’eaux quand elles boivent. Par contre, nos rivières sont envahies par les castors, rats musqués, ratons laveurs, oies de bernache… Pensez-vous que cette faune va sortir de l’eau pour satisfaire leurs besoins ? Et ce, toute l’année, alors que les vaches ne s’abreuvent qu’à la belle saison, quand il fait chaud.

Plans invasifs

Qu’ont-ils donc tous à envahir nos terres agricoles, à vouloir les acheter, les exproprier, s’en emparer, s’y comporter comme en pays conquis ? Ils se sont donné le mot, ou quoi ? Est-ce devenu le dernier sport à la mode ? Les riches ne savent plus que faire de leurs millions, et certains s’amusent à investir dans l’or-glèbe. Même les pouvoirs publics se lancent à la curée, quand il s’agit de trouver de l’espace pour « aménager le territoire » !

Le choix des lecteurs

Champs jaunes, carton jaune?

Début avril, une amie m’interpelle pour comprendre pourquoi tant de champs se démarquent par leur jaunissement au milieu des campagnes de plus en plus vertes?

Libre dans sa tête

Il faut bien admettre que le métier d’agriculteur ne fait plus rêver les jeunes, quand on constate avec effroi le peu d’engouement qu’il suscite encore parmi nos enfants… Cataloguer les avantages et les inconvénients de la profession pourrait-il aider à mieux comprendre cette désaffection? De fait, les pierres d’achoppement sont plus nombreuses que les pierres angulaires. Mais soyons positifs aujourd’hui et n’évoquons ici que la qualité principale de notre belle activité: la liberté!

L’élevage encore sali par la science

Dans la revue Athéna, nº 358 publiée par la Région wallonne, un passage, dans un article scientifique en page 42- « Les incendies générateurs de carbone » – m’a particulièrement choqué. L’article analysait l’impact sur le climat des incendies de forêts, savanes, fonte du permafrost, etc. Ce qui m’a révolté, c’est ce passage : « … L’idée de réduire la production de CO2 liée au trafic automobile est une option écologiquement défendable mais qui pèse peu dans ce contexte. Peut-on également rappeler que le méthane, massivement lié à l’élevage et gaz à effet de serre autrement plus puissant que le dioxyde de carbone, contribue à hauteur 14,3 % à l’émission de gaz à effet de serre (GES), soit autant que l’ensemble de la circulation automobile mondiale… ».

T’étais passé où?

Amis agriculteurs, vous avez déjà vécu ce genre d’expérience, fatalement. Un jour ou l’autre, c’est arrivé près de chez vous, chez des connaissances, à la salle du village ou dans la famille, à l’occasion d’une fête, d’une journée spéciale : communion, mariage, baptême, enterrement, Nouvel-An, kermesse, anniversaire…

ABS, ACS, même combat!

La mode est aux acronymes. Pour le commun des mortels, ABS rappelle le système d’assistance au freinage des voitures. Pour les agriculteurs flamands, c’est l’Algemeen Boeren Syndicaat. Pour les wallons, c’est tout simplement l’Activité Biologique du Sol.