PAC 2020: penser le changement ou changer le pansement?

Marc Assin

Voix de la terre

Blanc Bleu Blues, oui! Blanc Bleu mort, pas d’accord!

Benoit Cassart

Voix de la terre

L’article de Marc Assin du 27 octobre dernier reflète parfaitement les doutes et les inquiétudes des éleveurs BBB. Il existe en effet toute une série d’évolutions totalement contraires aux caractéristiques du BBB et cela doit nous faire réfléchir.

Le glyphosate, un procès éthique?

JMP

Voix de la terre

Le glyphosate est source de beaucoup de discussions actuellement. Tout le monde en parle, et le grand public entend partout à quel point il met notre santé en danger. Mais toutes les accusations sont-elles bien objectives?

Le maïs, ce migrant mal aimé

JMP

Voix de la terre

L’autre jour, en sortie en milieu naturaliste, un botaniste de qualité et de bonne foi, laisse tomber : « Quand même, le maïs, ce n’est pas notre terroir ». Sous-entendu : il n’est pas de chez nous, il n’a pas sa place ici.

Salade de fruits

Manou de Warneton

Voix de la terre

C’était vendredi, j’avais la pêche et le sourire en banane. La semaine était sereine, le temps meilleur que les prévisions. Les petits-fils, tout trognon, hauts comme trois pommes, étaient rentrés chez eux. Quand, entre la poire et le fromage, découpant ses quartiers de pomme, mon mari me lance : « As-tu lu Marc Assin ? ».

Blanc-Bleu Blues

Marc Assin

Voix de la terre

« Dans dix ans, le Blanc-Bleu, c’est fini ! ». Chronique d’une mort annoncée, cette rengaine enfle et tourbillonne dans le vent de nos campagnes, comme une chanson d’automne au refrain mélancolique. Volonté des hommes, ou avatar d’une époque ?

Débrider son tracteur: une mauvaise idée

J. Deldo

Voix de la terre

Débrider son tracteur pour qu’il dépasse la vitesse maximale autorisée peut en tenter certains, mais les problèmes qu’ils se risquent alors à encourir devraient les en dissuader.

Desseins d’enfants

Marc Assin

Voix de la terre

Dans nos communes rurales, vastes par la surface qu’elles couvrent, mais toutes petites par leur nombre d’habitants, les écoles maternelles et primaires ont gardé un caractère familial, intégré dans le cadre de vie des enfants. Pas mal d’activités « vertes » sont organisées, du style : verger et potager didactiques, plantations d’arbres en forêt, balades et leçons de choses dans la campagne, visites en fermes… Les élèves ont l’occasion d’observer les activités agricoles en direct, et de se forger leur propre opinion sur notre métier. Comment sommes-nous perçus par nos chères petites têtes blondes ?

Visite scolaire à la ferme

JMP

Voix de la terre

En ce début d’année scolaire, certains collèges ou lycées organisent pour leurs classes terminales des visites d’entreprises. Pour quatre-vingts rhétoriciens bruxellois, cela s’est traduit par la visite d’une ferme céréalière contemporaine.

Hello Fresh!

Marc Assin

Voix de la terre

Qui aurait cru en eux, il y a vingt ans, à voir ces énormes caissons poussifs et leurs gros écrans bombés ? Depuis les années nonante, les ordinateurs ont pourtant entamé la conquête de notre quotidien, comme la télévision, les GSM et autres « smart » inventions ! Impossible désormais de se passer d’eux, pour le meilleur et pour le pire…

«Avant de gagner quelques pour cent en touchant à l’équilibre de notre alimentation et de notre  agriculture, qui sont l’essence  première de la vie, ne devrions-nous pas commencer par nous interroger sur tous les artifices que l’Homme a créés ? Quelle logique y a-t-il à  se donner bonne conscience en arrêtant de manger de la viande, alors que, chaque jour, les avions  et les voitures sont plus nombreux  à brûler du carburant ?»

Végétarisme, végétalisme et véganisme: douce illusion ou hypocrisie?

Voix de la terre

Les engrais de ferme: or ou poison?

Voix de la terre

Jai lu avec attention l’article du Sillon Belge du 1er septembre concernant les modalités d’utilisation des engrais de ferme et ses innombrables contraintes. Je ne suis pas agriculteur, je côtoie le métier et le « vis » de près depuis ma naissance, mais cela reste un rêve inaccessible.

Les bonnes poires

Marc Assin

Voix de la terre

Mon vétérinaire élève quelques moutons. L’autre jour, il avait des sacs d’aliments dans sa petite remorque, dont un sac d’épeautre. Il m’a montré la facture : 43 centimes/kg pour les aliments composés, 32 centimes/kg pour la céréale brute. J’ai sursauté, car mon voisin agriculteur m’a affirmé naguère avoir vendu sa récolte d’épeautre à ce négociant à 12,5 centimes/kg. Celui-ci s’est contenté d’ensacher le grain pour prendre une marge bénéficiaire de 156 % !

Un peu de rêve dans un monde de brutes

Manou de Warneton

Voix de la terre

J’ai couru après le temps. En l’approchant, j’ai arraché de son long manteau un peu de velours. De ces quelques minutes volées, je profite pour ne rien foutre et rêver…

Amis des chevaux et de la nature, bonjour!

Voix de la terre

À l’heure ou bien des gens se plaignent parfois à tort, mais le plus souvent à bon escient, de devoir tirer sur les deux bouts pour vivre décemment, je les invite à participer au week-end du cheval initié, par la Région wallonne, son ministre de l’agriculture et la confédération Wallonie Bruxelles du cheval, les 7 et 8 octobre. Cet événement se passe à travers toute la Wallonie et je suis certaine qu’il doit y avoir un site à visiter près de chez vous. Profitez sans modération du calme et de la sérénité de la nature en compagnie de tous ces professionnels du monde équestre, impatient de vous faire partager leur passion.

Pluie d’ici pour l’eau de là

Marc Assin

Voix de la terre

Elle est partie en mai et n’est toujours pas revenue. L’an dernier, elle nous a quittés en juin, et s’est repointée timidement en janvier. Elle n’est restée chez nous que quatre mois, au final… « Elle », c’est l’eau de notre ruisseau, un vrai personnage, une sentinelle qui nous indique la hauteur des nappes phréatiques. Et malgré les pluies abondantes de ces derniers jours, rien ne coule ni ne pleure dans son triste lit, encombré d’herbes et de fleurs.

La mode est à l’inculture

JMP

Voix de la terre

Il y a 7.000 ans, l’homo-sapiens inventait l’agriculture. Il y a 10 ans, l’homo-écologicus inventait la permaculture. Aujourd’hui, l’homo-politicus instaure l’inculture.

Tendre septembre

Marc Assin

Voix de la terre

Chair de poule…

Marc Assin

Voix de la terre

Deux poules et un coq : mon vétérinaire m’a confié ces trois réfugiés, rescapés d’un massacre perpétré par Maître Goupil dans son poulailler. Reconnaissantes de les avoir sauvées, les deux poules nous offrent chaque jour un œuf ou deux, et le petit coq chante à tue-tête chaque matin sa joie d’être encore en vie. Ils ne connaissent pas leur chance, car des millions d’autres poules, moins favorisées par le destin, vivent des heures beaucoup plus sombres dans leurs poulaillers géants, au prise avec un renard fripon infiniment plus menaçant : Maître Fipronil, avatar de l’agro-industrie et de la chimie pharmaceutique. J’en ai la chair de poule !

La part des autres

Voix de la terre

La revue « Itinéraire bio » de ces mois de juillet-août, nous révèle que lorsque le consommateur dépense 100 € pour son alimentation, 8,2€ rémunèrent les producteurs. D’autre part, de ces 100€, sont issus 9,2 € de taxe. L’État touche donc, et ce de façon automatique, plus que le producteur, qui lui, doit éponger des coûts multiples pour engranger ces 8,2€ (matériel, bétail, aliments, soins, infrastructures, frais d’entreprises, foncier, contrôles, risques climatiques, crises alimentaires…, ceci en plus d’un travail physique et administratif des plus lourd, contraignant et parfois humiliant qui soit). Ces 8,2€, perçus par le producteur, produisent également pour l’État, d’autres taxes, par exemple sur le carburant et contributions sur les revenus.

«J’en passe des soirées sur ces papiers
! Piette est encore plus présent que de son vivant. Le vieux miroir du passé est brisé et, patiemment, soir après soir, j’en rassemble les éclats...»

Le miroir reconstitué

Voix de la terre

Le vieux Piette est mort !… Un vieux dur à cuire ce vieux Piette ! Je n’arrive pas encore à y croire… Un mois déjà et, songeur, je contemple les piles de cartons du vieux, ses archives comme il disait…

«À Rome, fais comme les Romains.Si tu es ailleurs, vis comme on y vit»

Voix de la terre

En tant que paysan, je tiens à réagir suite à l’article paru en page 4 du Sillon Belge du 30 juin sous le titre « Courage face aux ingrats ».

Je vous livre une pensée de Ambroise de Milan (337-397 de notre ère) : « À Rome, fais comme les Romains. Si tu es ailleurs, vis comme on y vit ». Cet adage doit inspirer certains citadins/ citoyens intolérants à se faire aux usages du lieu.

Je vous présente également un article transmis aux agriculteurs, il y a quelques années, par l’actuel Ministre fédéral de la mobilité, Monsieur Belot, Bourgmestre de Rochefort.

Alain Bourguignon

La foule aux yeux d’or

Marc Assin

Voix de la terre

Alors, combien de visiteurs cette année à Libramont ? Cent nonante, deux cents, deux cent vingt mille ? Quel chiffre sera-t-il avancé fièrement, claironné haut et fort lorsque les derniers lampions de la grande fête estivale de l’agriculture se seront éteints ? Un nouveau record sera établi, nul doute à ce sujet, car l’événement, entre foins et moissons, rencontre un succès grandissant et ne cesse d’enfler démesurément.

Courage face aux…

Marc Assin

Voix de la terre

Il la surnomme « Madame Bobo », « l’intello qui se la pète », « la feignasse de la ville »… « Il », c’est un agriculteur ; « elle », c’est une citadine venue finir ses jours dans la maison qui l’a vue naître et grandir jusqu’à l’âge de 18 ans, avant de partir étudier et habiter pendant 50 ans dans une grande ville.

Courage face aux ingrats!

Voix de la terre

Comme beaucoup d’agriculteurs, nous avons profité de la chaleur de la semaine passée pour faucher. Dimanche, après des heures de tracteurs nous rentrons tard dans la nuit pour décharger nos boules de préfanés. Mon compagnon reçoit un SMS : une dame du village a été dérangée dans son sommeil. Cette villageoise, d’origine citadine, dort la fenêtre ouverte et a été réveillée par les deux tracteurs revenant à charge. Malheur !