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Voix de la terre

Voix de la terre

Se responsabiliser et rendre le risque acceptable

Voix de la terre Suite à la Voix de la Terre de Marc Assin publiée dans Le Sillon Belge du 7 décembre dernier sous le titre « Un métier aux mille dangers », je voudrais rappeler que nous, agriculteurs belges, évoluons dans un pays où l’agréation et l’utilisation de PPP doivent répondre à une législation des plus strictes au monde. Nous y arrivons grâce aux énormes investissements et aux importants efforts des firmes et des agriculteurs, notamment.
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Une moitié pour rien!

50 % de gaspillage alimentaire au niveau mondial, même en tenant compte du recyclage des sous-produits, depuis la parcelle agricole jusque dans les estomacs des consommateurs ! Bertrand Piccard aime les chiffres ; il les assène volontiers pour convaincre son auditoire, dans ses vidéos sur YouTube et ailleurs. Ce scientifique environnementaliste se situe dans la lignée des Riccardo Petrella, Jean-Marie Pelt, Jean Ziegler…, sans oublier bien sûr Jean-Marc Jancovici, fort suivi en ce moment. C’est toujours intéressant de les écouter, car ils ont le don de bousculer nos certitudes, de nous fourrer le nez dans notre (…) avec élégance, quitte à passer parfois pour d’invétérés donneurs de leçons, un rien collapsologues.

Végé, t’as rien?

Décidément, rien n’arrête la pluie ! Et ça tombe, encore et encore depuis juillet, avec de brèves fenêtres de beau temps, histoire de faner quelques hectares, de moissonner en vitesse puis récolter pommes de terre et betteraves. C’est la fête aux grenouilles ! Et aux herbages, bien entendu… Nos ruminants n’ont pas eu faim en prairie ces derniers mois ! Les potagers ont rarement donné comme cette année : laitues, carottes, bettes, céleri…

Ceux qui remettent en question le cadre scientifique alimentent le populisme

Avez-vous confiance en la science ? Plus précisément, avez-vous confiance en les scientifiques qui garantissent la sécurité de notre eau potable, de la nourriture pour les bébés ou des médicaments ? Bien que cela puisse sembler absurde, c’est précisément la question à laquelle certains font face aujourd’hui.

Le choix des lecteurs

Rosa, Rosier, Rosam…

Que ceci reste entre nous mais je n’ai eu besoin, ni de Virgile, ni de Jacques Brel, pour décliner Rosa, Rosier à toutes les sauces. Et comme pour toutes les entreprises, pardon, pour tous les rosiers, les plus belles fleurs ne s’interdisent pas les épines.

À quel saint se vouer?

Qui croit encore au bon dieu et à ses saints, dans notre société matérialiste où la spiritualité s’exerce surtout pour augmenter ses profits, et se chercher mille et un plaisirs terrestres ? Chez nous, la religion a perdu son attrait irrésistible, et ne pilote plus notre monde. Chez nous non, mais ailleurs ? Juifs et musulmans s’étripent sauvagement au Proche-Orient ; orthodoxes ukrainiens et russes s’écharpent pour de petits bouts de territoire, et la paix ne sait plus à quel saint se vouer, si ce n’est à Sainte Rita, patronne des causes désespérées. Rien n’est simple, et les solutions imaginées créent sans fin de nouveaux conflits, de toutes natures.

Chère nourriture…

Les salles d’attente portent bien leur nom, surtout dans les hôpitaux… L’horaire des rendez-vous est rarement respecté, et le médecin spécialiste vous fait parfois languir une heure et demie au long avant de vous recevoir. Alors, on attend dans la salle d’attente, en compagnie d’autres attendants, d’autres patients qui patientent, et tuent le temps comme ils peuvent, en espérant vaguement que le temps ne va pas les tuer avant d’être auscultés. Les jeunes se plongent illico presto dans l’adoration béate de leur smartphone, yeux dans les yeux, et jouent des pouces à toute vitesse. Les moins jeunes et les plus vieux lisent un magazine qui traîne sur une table, ou nouent une conversation avec leur voisin-voisine ; ils racontent volontiers leur vie à un parfait étranger, réceptacle idéal pour épancher ses états d’âme.