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SOS Faim !! J’ai cherché son stand partout sur la Foire à Libramont et ne l’ai pas trouvé. Peut-être était-il bien caché ? Sans doute était-il absent ? Nulle part je n’ai pu repérer mon stand préféré, instructif, coloré, celui que je visitais toujours en tout premier lors d’éditions précédentes. Je pouvais y rencontrer des agriculteurs africains ou sud-américains, à la tournure d’esprit solidaire et paysanne, aux discours très intéressants autant qu’édifiants. Un vrai bonheur !

Et oui, le monde change. Avant, les vignobles se cantonnaient au bassin méditerranéen. Qui n’a pas connu les Noces de Cana, quand Jésus accomplit son plus beau miracle ?

En théorie, rien n’est plus paisible qu’une campagne reposée, alanguie sous un franc soleil ou frissonnante sous la pluie et les bourrasques, loin de la ville et ses fureurs…

C’est affolant ! Rouler en tracteur sur une route fort fréquentée a toujours fait battre mon cœur en accéléré… C’est plus fort que moi ! Une bonne poussée d’adrénaline accompagne à chaque fois mon trajet sur une grand-route, tant les voitures sont nombreuses à vous croiser ou à tenter de vous doubler. Dame !

Comme Martin Luther King, j’ai fait un rêve… Nous étions en 2050. 30 ans plus tôt, nos politiciens voulant restaurer la nature avaient, très intelligemment, consulté les documents et photos de la mi-vingtième siècle. Ils s’étaient rendu compte, avec stupeur, que ce qui avait changé en 70 ans, c’était une industrialisation et une urbanisation galopante de la campagne qui, telle une lèpre, gangrenaient ces espaces naturels.







« On finira par croire ce qu’on nous raconte ! » Ahurissante dans la bouche d’un climatosceptique pur et dur, cette réflexion a frappé mes tympans au petit matin du 15 août, au terme d’une nuit chahutée par un orage ultra-violent. Tout suffocant et blême, il est venu aux nouvelles et m’a raconté la peur de sa vie : arbres déracinés et pendus sur les fils électriques devant chez lui, une boule de feu « qui courait dans la pelouse », abri de jardin et serre envolés, trombes d’eau, tonnerre assourdissant, éclairs aveuglants…


J’ai toujours été fasciné par le mot « culture » et son double sens : le cultural nourrit le corps, le culturel nourrit l’esprit. Ils ont la même étymologie, du mot latin « cultus » qui signifie « travailler assidûment »… la terre par exemple, ou « pratiquer habituellement »… l’esprit, la créativité, la religion.

Tandis que nous passions un bon moment à Libramont, où la pluie n’a pas pu empêcher de très belles rencontres, un incident mineur s’est déroulé chez moi, en mon absence ou, probablement, la nuit précédente. Qu’on se rassure, à ce niveau, c’est sans conséquences pour l’avenir de la planète, ni pour l’économie du pays.

« Ouh la gadoue, la gadoue
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