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Produire et consommer wallon? L’Afsca est un obstacle, pour le ministre Di Antonio

Les règles actuelles de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) sont un obstacle à la réussite d’une transition écologique alimentaire en Wallonie, estime le ministre de l’Environnement et de la Transition écologique Carlo Di Antonio dans les colonnes du Soir lundi. Sans cela, le modèle «consommer wallon» sera en grande difficulté, prédit-il.

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Le centriste appelle à généraliser les productions raisonnées, respectueuses des consommateurs, des agriculteurs, de l’environnement et des animaux. Mais l’Afsca reste, à ses yeux, «un gros problème».

Pour Carlo Di Antonio, il est indispensable d’avoir des règles spécifiques (et non pas une simple adaptation des règles générales) pour les artisans producteurs et transformateurs, les petits éleveurs ou encore les cantines scolaires. «Rappelez-vous les épisodes de la tarte au riz ou du fromage de Herve. L’Afsca met la pression sur un secteur qui n’a jamais posé de problème majeur à l’exception d’une indigestion de temps en temps. Les règles génèrent une obligation de moyens qui rendent l’équation économique impossible: quand on doit investir 25.000 euros pour transformer un peu de lait en yaourt ou fromage, ça ne va pas», dit-il. D’après le ministre, «les exigences surfaites, appliquées de façon tatillonne, ont amené la disparition de nombreux artisans» et l’Afsca «est une entrave au développement de projets agro-alimentaires de petite et moyenne ampleur».

(Belga)

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