Une formation «agent agricole polyvalent» en alternance au Céfa de Chimay

Pour ouvrir leur section, le Céfa de Chimay a besoin d’un minimum de 10 inscrits en 4 e .
Pour ouvrir leur section, le Céfa de Chimay a besoin d’un minimum de 10 inscrits en 4 e . - M. de N.

Les objectifs sont multiples. D’une part le directeur de l’IND, M. Losange et le coordinateur du Céfa des Fagnes, M. Collot, souhaitent redynamiser la section agricole de l’établissement en proposant une formation complète menant vers un métier du secteur agricole. Le but? Qu’au bout de son parcours de formation, le jeune puisse disposer de tous les diplômes et compétences nécessaires pour pouvoir reprendre une exploitation.

En outre, il s’agirait, pour la région, du seul centre offrant une formation complète dans ce secteur. Il est en effet aujourd’hui « inconcevable » pour M. Losange que dans une région rurale et agricole comme l’est Chimay de voir un jeune aller à Ath, Ciney ou Bastogne pour se former à un des ces métiers. Le but est donc de renforcer l’ancrage local de l’établissement en soutenant les agriculteurs de la région et en préparant les jeunes à la relève des exploitations.

Une formation en alternance

La formation «Agent Agricole Polyvalent» intègre l’enseignement qualifiant qui débute à partir de la 4e secondaire. En trois ans, les unités d’apprentissages de l’élève lui permettront notamment de participer :

– à la mise en place d’une culture ;

– au suivi journalier, à la maintenance et aux réparations des outils et machines de semis, de plantation, d’amendement ;

– au suivi journalier, à la maintenance et aux réparations des outils et machines d’entretien du sol, de fertilisation, de prophylaxie, de protection ;

– à la récolte, au stockage et à la conservation des productions végétales ;

– à la prise en charge quotidienne des animaux de l’exploitation ;

– à la collecte et au stockage des produits d’élevage ;

– à l’encadrement des animaux en phase de reproduction, lors de la mise bas et du suivi.

Organisée en alternance, le jeune suit sa formation 2 jours à l’école et 3 jours en entreprise.

À l’école, les cours de formation pratique et professionnelle (zootechnie, phytotechnie entres autres) le forment au métier et les cours généraux (français, sciences, sciences humaines) à la citoyenneté.

L’élève complète sa formation en suivant un stage d’insertion en entreprise. Ce stage dure trois ans – c.-à-d. la durée de la formation - et c’est dans une exploitation agricole que l’élève mettra en pratique ses enseignements, encadré par un maitre de stage (le gérant de l’exploitation) et un accompagnateur du Céfa. Il s’agit donc d’une collaboration étroite entre l’agriculteur accueillant le stagiaire et l’école. Celle-ci suit attentivement la formation du jeune grâce au travail de l’accompagnateur qui se rend régulièrement sur le lieu de stage.

La collaboration est encadrée par le contrat d’alternance balisant les objectifs de formation de l’élève nécessaires à sa qualification professionnelle. Une rémunération barémique est fixée pour le stagiaire par l’Office Francophone de Formation en Alternance. Comme pour un employé, une déclaration Dimona doit être effectuée, mais l’engagement d’un stagiaire n’entraine aucune autre charge administrative pour le patron.

Arrivé au bout de sa 6e, l’élève peut s’inscrire à une 7e Professionnelle Complémentaire en Elevage et Gestion de troupeau, qui lui donnera, outre le certificat d’enseignement secondaire supérieur, l’accès aux phytolicences et les conditions d’octroi aux primes de la RW pour le lancement ou la reprise d’une exploitation agricole.

10 inscrits au minimum

Les normes de la Communauté Française pour la création d’une nouvelle section sont élevées : il faut au minimum 10 élèves inscrits en 4e année pour que l’école puisse ouvrir une nouvelle section. « L’année passée, nous avons voulu ouvrir une classe de 5e Agent Agricole et pour cela il nous fallait 6 élèves, nous en avions 5 ; nous n’avons pas pu l’ouvrir et avons du laisser sur le carreau les 5 candidats…»

«Cette année, les normes ont augmenté mais la volonté est encore plus forte qu’hier. Le souhait étant d’installer durablement la formation agricole dans la région de Chimay-Couvin-Philippeville et alentours ».

Davantage d’infos auprès d’Eric Collot– cefadesfagnes@gmail.com ou

0496/10. 46. 66.