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L’agroalimentaire de l’UE cible de nouvelles taxes par les États-Unis

L’OMC a donné son feu vert aux États-Unis pour taxer 7,5 milliards $ de produits européens, dans le cadre du conflit opposant Américains et Européens sur les aides accordées à Boeing et Airbus.

Temps de lecture : 2 min

À peine l’Organisation mondiale du commerce a-t-elle donné son autorisation le 2 octobre, aux États-Unis pour taxer des produits européens en compensations des aides accordées par certains pays de l’UE à Airbus, que l’administration Trump annonçait qu’elle mettrait bien en place des droits de douane supplémentaires à hauteur de 7,5 milliards $. Ceux-ci seront imposés, à partir du 18 octobre, sur 150 catégories de produits à hauteur de 10 % sur les avions de l’UE et de 25 % sur d’autres produits principalement agricoles, dont les vins espagnols et français, les fromages italiens et anglais, les olives et huile d’olive d’Espagne et plusieurs produits porcins en provenance notamment d’Allemagne et d’Espagne.

Au printemps prochain, l’UE devrait également être autorisée par l’OMC via une procédure miroir, à imposer des droits de douane similaires en réaction à des subventions indues versées par le gouvernement américain à Boeing. Ces sanctions porteraient également sur certains produits agroalimentaires (ketchup, fruits secs, jus de fruits…).

Ouverts à la négociation

Toutefois, pour résoudre ce vieux conflit, la commissaire européenne au Commerce Cécilia Malmström a indiqué que l’UE souhaite apaiser les tensions : « nous imposer des droits de douane l’un à l’autre, ce n’est pas une bonne solution. Nous n’avons donc toujours pas abandonné l’espoir de trouver une solution négociée et équitable avec les États-Unis ». Dans le même temps, Robert Lighthizer, représentant américain au Commerce, a souhaité rappeler que « les États-Unis espèrent toujours entamer des négociations avec l’UE afin de résoudre ce conflit au bénéfice des travailleurs américains ». La volonté de l’administration Trump est d’arracher un accord bilatéral pour obtenir un plus grand accès au marché européen mais la Commission européenne refuse toujours de parler d’agriculture. Dans ce contexte, la France et l’Italie s’inquiètent déjà des retombées négatives sur leur filière vins et fromages. Le Copa-Cogeca a dit regretter que « le secteur agricole paie à nouveau la note pour une décision politique sur le commerce qui n’a rien à voir avec l’agriculture ».

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