Quatre pays ou régions d’Afrique menacés de sombrer dans la famine

Quatre pays ou régions d’Afrique menacés de sombrer dans la famine

Une partie des personnes vivant dans ces quatre foyers « fait face à une situation de faim critique », le rapport avertissant que l’escalade des conflits et les difficultés accrues concernant l’accès de l’aide humanitaire pourraient engendrer un risque de famine.

La FAO et le PAM pointent une conjonction de facteurs (conflits, déclin économique, situation climatique extrême et pandémie du Covid-19) qui font « basculer les populations plus profondément dans la phase d’urgence de l’insécurité alimentaire ».

Le rapport publié vendredi souligne toutefois que ces quatre régions sont loin d’être des cas isolés : « la carte du monde montre que les taux d’insécurité alimentaire aiguë atteignent de nouveaux sommets à l’échelle mondiale », indique le rapport, selon lequel seize autres pays sont fortement menacés par l’augmentation des niveaux de faim aiguë.

Parmi ces pays, on retrouve le Venezuela, Haïti, l’Éthiopie, la Somalie, le Cameroun, la Centrafrique, le Mali, le Niger, la Sierra-Leone, la République Démocratique Du Congo, le Mozambique, le Zimbabwe, le Soudan, le Liban, la Syrie et l’Afghanistan.

La FAO et le PAM espèrent que ce rapport favorisera une action « immédiate pour éviter qu’une crise majeure (ou une série de crises) ne se produise d’ici trois à six mois. » L’évolution de la situation dans ces pays est notamment conditionnée par l’accès à l’aide humanitaire et la poursuite du financement des interventions humanitaires, soulignent les auteurs du rapport.

« Lorsque nous déclarons une famine, cela signifie que de nombreuses vies ont déjà été perdues. Si nous attendons d’être sûrs qu’elle soit là, des personnes ont déjà perdu la vie », a déclaré pour sa part Margot van der Velden, directrice du bureau des urgences du PAM.

« En 2011, la Somalie a souffert d’une famine qui a fait 260.000 victimes. Celle-ci avait été déclarée en juillet, mais la plupart des décès étaient déjà survenus au mois de mai. Nous ne pouvons pas laisser la même situation se reproduire », a-t-elle rappelé.

Belga

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