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Antibiotiques utilisés en élevage: -5% en un an

L’utilisation d’antibiotiques et l’antibiorésistance en médecine vétérinaire ont connu une nouvelle baisse en 2016 en Belgique. Une tendance qui permettra, à terme, d’atteindre les objectifs fixés par l’Amcra pour 2020.

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Synthétisés chaque année dans le rapport BelVet-SAC, les chiffres 2016 de l’utilisation d’antibiotiques dans le secteur animal ont été rendus publics le 30 juin.

De ceux-ci, il ressort que l’utilisation totale d’antibiotiques a connu une nouvelle diminution de 4,8 % par rapport à 2015, et de 53 % pour les antibiotiques les plus critiques.

La diminution la plus forte a été observée au niveau des quinolones (-57,5 %), des tétracyclines (-15,2 %), des macrolides (-11,4 %) et des polymyxines (-9,9 %). En ce qui concerne ces dernières, il s’agit de la quatrième diminution consécutive, si bien que l’utilisation de colistine (famille des polymyxines) chez les animaux a baissé de plus de 54 % ces dernières années. Ce dernier chiffre est d’une grande importance car la colistine a récemment été classée par l’Organisation mondiale de la Santé dans le groupe des antibiotiques critiques à priorité la plus élevée pour la santé publique.

Au regard des objectifs (voir tableau ci-dessous) fixés par l’Amcra (Centre de connaissance concernant l’utilisation et les résistances aux antibiotiques chez les animaux), ces chiffres peuvent être considérés comme encourageants.

antibio

La baisse observée au niveau de l’utilisation d’antibiotiques s’accompagne d’une baisse de l’antibiorésistance. Depuis 2011, la résistance à l’égard de la plupart des antibiotiques utilisés chez les animaux de rente présente une tendance significative à la baisse chez tous les animaux d’élevage.

Sanitel-Med

« Afin d’atteindre lesdits objectifs, de nouveaux instruments, comme Sanitel-Med, ont été mis en place. Cette application impose l’enregistrement de tous les antibiotiques utilisés en élevage. Elle permet d’intervenir si les éleveurs ou les vétérinaires y ont trop rapidement recours », rappelle Maggie De Block, ministre fédérale de la Santé publique.

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