Accueil Voix de la terre

Voix de la terre

Voix de la terre

Après la pluie…

Voix de la terre Au risque de vous paraître banal, j’aimerais vous parler de la pluie et du bon temps, car j’ai eu grand plaisir, -vous aussi sans doute ! –, à retrouver ces jours-ci un coin de ciel bleu où luit un soleil rieur, après des semaines et des semaines de météo grise et humide ! Depuis la Toussaint, la pluie s’est incrustée chez nous. Omniprésente au-devant de la scène, elle s’est déclinée sous toutes ses formes : tantôt droite et battante, un autre jour venteuse et cinglante, puis fine et vaporeuse, quelquefois torrentielle et tourbillonnante… Nous avons eu droit à tout un catalogue d’averses intermittentes ou de précipitations continues, de quoi renflouer quelque peu les nappes phréatiques au niveau zéro, et rendre vie à nos sources et ruisseaux en panne sèche depuis l’été. Depuis la mi-janvier, -ouf ! –, les hautes pressions ont repris du poil de la bête. Les nuages se déchirent en lambeaux emportés par les vents, et personne n’est fâché de retrouver enfin un ciel plus dégagé.
L'info en continu Voir toute l’actualité en continu >
Abonnez-vous

Recevez Le Sillon Belge chaque semaine chez vous et bénéficiez d'un accès à tout le site : Articles, météo et cotations des marchés agricoles

Voir l'offre d'abonnement

Vive la RT

Tout le monde s’accorde à reconnaître que la Raffinerie Tirlemontoise est une entreprise très performante. Elle atteint on ne peut mieux ses objectifs : vendre le plus cher possible le sucre et ses sous-produits, amortir encore et encore son outil de travail et ce jusqu’à la corde, acheter au prix le plus bas possible les betteraves aux planteurs. Personne ne peut critiquer ces pratiques qui sont monnaie courante dans le monde industriel qui tourne autour de l’agriculture.

Le sucre de Seneffe ne sera pas de trop quoi qu’on en dise!

J’ai lu avec intérêts dans l’Echo du 12 octobre un article intitulé « Dernière ligne droite pour la sucrerie de Seneffe ». Ancien cadre supérieur de l’industrie sucrière belge, je reste sensible à tous les remous qui entourent la réforme européenne et la disparition des quotas et je reste très informé de toutes les péripéties qui animent le secteur depuis fin 2017.

Né un 16 octobre

Drôle de date anniversaire ! Le destin m’a fait naître un 16 octobre, et dès lors, il était inscrit dans les astres que je serais agriculteur, car ce jour-là est déclaré « Journée Mondiale de l’Alimentation » depuis le 16/10/1945, date à laquelle fut créée l’Organisation des Nations Unies pour l’Agriculture et l’Alimentation, dans le contexte d’un après-guerre chaotique où la pénurie en nourriture faisait de nombreuses victimes dans l’Europe en ruines.

Ce qu’ils peuvent faire, nous pouvons le faire aussi!

À quelques jours de la fin de l’ultime souscription (31/10) de la CoBT, il manque environ 360 mille tonnes d’engagements pour finaliser le projet. Au-delà des 1.300 planteurs ayant déjà adhéré dont bon nombre d’entre eux vont à nouveau souscrire, l’objet de ce billet est de mettre en lumière la frilosité, le scepticisme voire l’incrédulité des autres adhérents potentiels ; sans doute les attentistes et les opportunistes qui arriveront trop tard car ce projet se fera ou ne se fera pas et, s’il démarre, nous n’aurons plus besoin d’eux.

Et si on se posait les bonnes questions?

Comme bon nombre, je suis allé voir le film « Au nom de la terre » avec un Guillaume Canet extraordinaire dans son rôle. J’en reviens assez bouleversée et remplies de questions et d’inquiétudes concernant notre avenir. Et si nous agriculteurs, étions responsables de la situation dans laquelle nous sommes ?

Le choix des lecteurs

6 sur 10: les mots pour en parler

Les journaux adorent les phrases chocs, les titres aguicheurs. Tout de suite, le regard du lecteur est attiré par les quelques mots imprimés en gras, et son attention plonge aussitôt dans le thème évoqué. Ainsi, au hasard d’une flânerie dans les rayons d’un supermarché, -on meuble comme on peut les courses avec Madame –, je suis tombé sur un intitulé accrocheur, bien en vue au fond de la page de tête de l’Avenir du Luxembourg, sous la photo des Diables Rouges qui s’apprêtaient à rencontrer la « très redoutable » équipe de Saint-Marin. On pouvait lire : « 6 exploitations bovines viandeuses sur 10 ont fermé leurs portes en Wallonie, au cours des dix dernières années ! ». Sapristi ! Ils auraient pu écrire 3 sur 5, ou encore 60 %. « 6 sur 10 » leur semblait-il davantage interpellant, sans doute ?

Euh, quoi de neuf, Docteur?

Un flot continu d’informations inonde notre vie de tous les jours. En principe, celles qui nous concernent personnellement devraient attirer notre attention, nous avertir d’une opportunité à saisir ou d’un danger à combattre. Hélas, les médias nous noient littéralement de données en tous genres. Un fait nouveau chasse l’autre et ce qui devrait nous intéresser s’éloigne trop vite de nos préoccupations. Ainsi, les actualités des derniers mois, chaudes et encombrées, nous ont fait quelque peu oublier un sujet des plus brûlants : la prochaine réforme de la Politique Agricole Commune de l’Union Européenne.

BBBashing et BBB(r)exit : bye bye BBB ?

«Avant, la situation était grave, mais pas désespérée; maintenant, la situation est désespérée, mais ce n'est pas grave!» Cette boutade humoristique pourrait s'appliquer à l'élevage allaitant BBB, lorsqu'on découvre les résultats comptables catastrophiques des cinq dernières années, quand on observe les nuages noirs qui s'accumulent dans un ciel qui n'est plus blanc bleu belge depuis belle lurette. Au côté des sombres nuées qui accompagnent l'accord UE-Mercosur, un énorme cumulo-nimbus en forme d'enclume est justement en formation. Il s'appelle «Brexit dur» et nous annonce un bel orage, accompagné de douches froides et d'éclairs foudroyants. Faut-il pour autant abandonner tout espoir de jours meilleurs?