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Voix de la terre

Voix de la terre

Dessine-moi un mouton

Voix de la terre Tout gamin, je n’avais rien du Petit Prince de Saint-Exupéry, avec mes grosses lunettes et mes grandes oreilles, mais je vivais déjà sur ma planète. J’avais trois passions, trois maladies, trois virus : lire des bouquins, aller en forêt, et élever des animaux. Lecture, nature et agriculture ! Et beaucoup de confiture sur mes tartines… L’agriculture a mangé la grosse part de ma vie. J’ai commencé par des lapins et des poules, puis des moutons et enfin des bovins. Les adultes disaient autour de moi : « Tout ce qui fait des petites crottes ne remplit pas la hotte ». J’ai donc abandonné très tôt les moutons, mais ceux-ci ont gardé une place de choix, bien au chaud dans mon cœur.
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La paix des champs

Les fêtes de fin d’année sont traditionnellement l’occasion de donner et de recevoir les meilleurs souhaits qui soient. Nous allons récolter les bons vœux à pleines charretées, sans peut-être en apprécier toute leur signification. La nuit et le jour de Noël, nous baignerons dans une ambiance tout à fait particulière, où tout est douceur et bienveillance, où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Et Paix sur Terre aux hommes de bonne volonté !

À la croisée de chemins…?

Les gilets jaunes se sont mobilisés à l’annonce d’une nouvelle taxe sur le diesel, au nom de l’écologie. Ils sont devenus la patate chaude du moment. Il est vrai que toucher au prix du carburant aujourd’hui, c’est comme toucher au prix du pain sous Louis XVI. Cela dit, en comptabilisant tous les prélèvements, des charges patronales à la TVA et aux accises, ce sont les 3/4 du revenu du travail qui passent, directement ou insidieusement, dans les caisses de l’État. Ils sont remontés contre les privilégiés du système, ce système qui fait pourtant rêver les migrants du monde entier.

Casser le naturel, il revient au galop

Ah ! Vingt ans ! L’âge de toutes les promesses, la fleur de la jeunesse, le début de la sagesse… L’an prochain, l’Afsca va fêter cet anniversaire mythique : on n’a pas tous les jours 20 ans, ça vous arrive une fois seulement, ce jour-là passe trop vite, c’est pourquoi faut qu’on en profite ! Baptisée à la dioxine et biberonnée par la filière alimentaire, la bougresse a bien grandi, depuis tout ce temps. En beauté ? En sagesse ? Chacun est libre de son jugement. Il a fallu qu’elle s’adapte, qu’elle soigne son acné juvénile tenace, qu’elle se construise une image sans peur et sans reproche dans une société d’enfants gâtés, aux exigences en constante évolution. Elle a sanctifié l’inox ultrapropre, elle a cassé le naturel, mais celui-ci se venge et revient au galop. Les règles d’hygiène et de traçabilité se durcissent sans relâche, avec à la clef des contrôles renforcés, étagés tout au long de la filière, appliqués à la lettre de la fourche à l’assiette. Et pourtant…

Le choix des lecteurs

Du saucisson italien?

Le sommet des éleveurs à Libramont, troisième du nom, n’a pas touché les nuages en termes d’assistance, au contraire des deux éditions précédentes. Ce 29 novembre 2018, pas mal de fermiers n’ont plus osé s’y risquer, car grimper un sommet, ça vous coupe les jambes quand une fois arrivé là-haut, la visite guidée vous fait découvrir un panorama décevant et vertigineux, après une marche forcée par des sentiers bavards jalonnés de beaux discours, convenus et ahurissants. Montesquieu a dit un jour : «  J’aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers ».

Des deux côtés de l’Atlantique

Il paraît que l’océan Atlantique n’a pas toujours existé. Selon les géologues, il s’est creusé au « Jurassique », il y a 150 millions d’années. Ce qui est sûr, c’est que le fossé entre les mentalités des deux côtés de l’Atlantique continue à se creuser.

Labels au bois dormant

Nourrir ses vaches de réforme et ses taurillons au foin séché en grange, complémenté d’aliments concentrés produits sur l’exploitation : voilà une méthode d’engraissement qui ne manque pas d’originalité ! La cellule « agriculture et terroir » du Parc Naturel Haute-Sûre Forêt d’Anlier parraine ce projet un peu fou et tellement sympathique, avec l’appui du laboratoire d’écologie des prairies de Michamps. Il s’agit là de démontrer qu’il est tout à fait rentable de sortir des sentiers battus, et dans la foulée, d’obtenir un produit susceptible de bénéficier du label « Qualité Différenciée ». Et justement, de labels, parlons-en ! Ont-ils toujours, comme la belle de Cadix, des grands yeux de velours qui invitent à l’amour ?

Le veau joli nouveau

Le beaujolais nouveau est arrivé ! L’impénitent buveur de chicorée que je suis s’en soucie fort peu, mais l’opération marketing est remarquable dans sa conception et dans son animation. L’engouement pour les vins ne faiblit pas, au contraire ! Il y a de quoi jalouser les vignerons et toute la filière viticole, laquelle a développé un dynamisme exemplaire qui pourrait bien inspirer notre filière viande : un savoir-produire et un savoir-vendre dix fois plus efficace que le nôtre.

Au bonheur des dames

Depuis le retour de l’heure d’hiver, les soirées se sont considérablement allongées. Comment les meubler en attendant le retour des bêtes à l’étable ? Lire, écrire ou se distraire sur l’ordinateur ? Regarder la télévision ? Cette dernière occupation est de loin la plus pratiquée par la plupart des gens. Affalé dans son fauteuil, peinard le chat, le seul effort à fournir consiste à jouer de la zappette ! Et quelle émission affole-t-elle l’audimat chaque mardi soir ? Je vous le donne en mille ! L’Amour est dans le Pré, pardi…