Dégâts physiologiques exceptionnels!

Vue d’un colza en début de floraison. De loin, on n’identifie pas le problème, mais de près, on observe mais des boutons floraux désséchés, sans silique formée !
Vue d’un colza en début de floraison. De loin, on n’identifie pas le problème, mais de près, on observe mais des boutons floraux désséchés, sans silique formée ! - Appo

Depuis le milieu de la semaine dernière, des avortements de boutons floraux sont observés dans de nombreux champs de colza. Dans les cas les plus graves, c’est l’entièreté de l’inflorescence qui est touchée et quelquefois même les inflorescences secondaires. Même si les méligèthes sont nombreux, de tels dégâts, constatés dans toutes les régions de Wallonie, n’ont jamais été observés auparavant.

Coup de chaud sur sol froid

Tout indique qu’il s’agit d’une cause physiologique. Gel tardif ? Chaleurs soudaines ? Le ou les facteurs précis ne sont pas encore très clairs.

Dans les pays voisins, et particulièrement en Allemagne, on incrimine surtout la brusque vague de chaleur du 18 au 22 avril et les écarts de température de plus de 20ºC entre le jour et la nuit.

Nous pensons que cette vague de chaleur a conduit aux dégâts observés surtout parce qu’elle est survenue alors que les sols étaient encore très froids. Le système racinaire n’a pas été en mesure de répondre à la « demande » des tissus les plus jeunes en forte croissance et ce stress s’est traduit par des avortements de boutons floraux.

Quel que soit le niveau actuel des dégâts, il faut attendre quelques jours pour pouvoir se faire une idée précise des possibilités de récupération.

Dans cette situation où chaque bouton floral compte, une attention particulière est recommandée quant à la présence de méligèthes.

Christine Cartrysse, Appo, Cepicop Michel De Proft, Cra-w