Grâce-Hollogne: le collège provincial rassure sur le projet d’abattoir de volailles

Grâce-Hollogne: le collège provincial rassure sur le projet d’abattoir de volailles

En juillet dernier, la commune de Grâce-Hollogne était informée du permis accordé par le ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio, pour l’aménagement d’un abattoir à volailles dans le zoning industriel. Jeudi, le Collège de la Province de Liège a décidé d’apporter quelques précisions pour rassurer la commune et ses riverains. «Cette infrastructure de 600m² seulement, d’une capacité d’abattage artisanale avec une moyenne de 12.500 abattages par mois, a avant tout la vocation d’être au service des produits de notre terroir, de ceux qui les promeuvent, mais aussi de ceux qui en vivent».

«Malgré ses nombreuses tentatives, la Province de Liège regrette de n’avoir pas pu expliquer ce nécessaire projet aux autorités communales et aux riverains. Afin de les rassurer, elle a fait réaliser une étude technique très détaillée pour répondre, point par point, aux préoccupations légitimes des uns et des autres. On conviendra que les choix posés pour cette implantation sont profondément réfléchis, consensuels, validés par des spécialistes et conformes aux attentes des citoyens désireux de soutenir les petits producteurs» poursuit le Collège provincial.

Le député provincial en charge de l’agriculture et de l’environnement, André Denis, défend le projet: «C’est dans le zoning industriel de Grâce-Hollogne, il n’y a pas de construction prévue puisque tout se passera dans le bâtiment déjà construit. Pour les nuisances olfactives, les déchets seront de la taille d’un container à roulettes, donc assez petits». Et de préciser: «Entre 150.000 et 200.000 abattages sont prévus par an. On est loin de de l’abattage industriel! L’objectif est d’aider les petits éleveurs des provinces de Liège et de Namur».

Actuellement, les éleveurs doivent se déplacer jusqu’à Tournai pour procéder à l’abattage de leurs bêtes. Le député a essayé de trouver un dialogue avec les riverains, mais sans succès. «Les riverains n’ont jamais souhaité une explication sur le projet et j’avais proposé à la commune et aux riverains de se rencontrer pour en parler, mais cela ne s’est jamais fait.

Même si le projet a été recommandé par l’expertise de la SPI (agence de développement économique pour la province), plus de 2.000 personnes de la commune et le collège communal de Grâce-Hollogne s’opposent à l’aménagement de l’abattoir. C’est pourquoi un recours au Conseil d’Etat a été introduit par l’échevin de l’Environnement de Grâce-Hollogne, Salvatore Falcone, et par le collège. «Nous ne sommes pas contre le projet en lui-même, mais l’endroit choisi est proche des jardins des riverains. Il y a tout de même beaucoup d’incertitudes dans ce projet et les riverains craignent des nuisances olfactives», appréhende l’échevin.

Prévu initialement pour l’automne 2019, le projet a pris du retard à la suite du recours de la commune de Grâce-Hollogne et de 2.000 riverains. André Denis prévoit la fin de l’aménagement pour les vacances d’été 2020. Mais avant cela, le recours de la commune devra être avalisé par un conseil communal le 5 septembre prochain.

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