Prix du sucre en berne: la France sonne l’alarme!

Alors que les semis ont commencé, le prix mondial du sucre connaît une sévère déprime.
Alors que les semis ont commencé, le prix mondial du sucre connaît une sévère déprime. - M. de N.

Des mesures pour limiter l’impact d’importations de sucre bradées ont été réclamées auprès du ministère français de l’Agriculture et de la Commission européenne, a indiqué le 1er avril, la Confédération générale des planteurs de betteraves dans un message vidéo.

Il s’agit de mettre en place des clauses de sauvegarde, par exemple avec des droits de douane minimum sur les importations prévues dans les accords de libre-échange, ou même en suspendant ces importations.

Autre piste également autorisée par le règlement OCM unique, la suspension du régime de perfectionnement actif ou RPA, qui permet aux utilisateurs d’importer sans droits de douane à condition de réexporter.

La CGB souligne la « chute historique » du marché mondial du sucre ces dernières semaines, avec un prix du roux tombé jusqu’à 10,6 cts/lb (-32 %) avant une légère reprise autour de 11-11,5 cts/lb.

Du sucre plutôt que de l’éthanol

Cette évolution est d’abord liée à la dépréciation des monnaies de gros producteurs comme le Brésil, dont le real a perdu 35 % en un an. Autre élément en cause : la baisse des cours du pétrole qui amène aussi certains producteurs à se reporter de l’éthanol vers le sucre. Par exemple au Brésil, cela pourrait se traduire par 6 à 10 millions de tonnes de sucre produit en plus lors de la prochaine campagne, dit encore la Confédération des betteraviers français.