Peste porcine africaine: surveillance active chez les porcs, jusqu’en septembre

Les analyses se feront sans frais supplémentaire pour les éleveurs dont les exploitations ont été sélectionnées.
Les analyses se feront sans frais supplémentaire pour les éleveurs dont les exploitations ont été sélectionnées. - J.V.

Depuis plus d’un an et demi déjà, le virus de la peste porcine africaine (PPA) est présent dans le sud de la province de Luxembourg, dans les populations de sangliers. Les efforts consentis, en particulier par la Région wallonne, ont permis de contenir puis de faire reculer la maladie dans la faune sauvage. Pour preuve, seuls 6 cas d’anciens ossements positifs ont été découverts ces huit derniers mois.

En outre, les élevages porcins du pays sont restés totalement exempts du virus, préservant ainsi notre statut indemne de PPA chez les porcs domestiques.

Un second statut à récupérer

L’entrée du virus sur le territoire national a toutefois entraîné la perte du statut indemne de PPA chez tous les suidés (statut comprenant les suidés sauvages et domestiques). Cette situation n’a pas été sans difficulté pour le secteur porcin, qui a vu plusieurs marchés se fermer et certains débouchés disparaître.

Compte tenu de l’évolution très favorable de la situation, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) compte, sauf nouvel événement, introduire cet automne une demande afin de récupérer ce statut auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale. Cette récupération faciliterait une possible réouverture de certains marchés dans le cadre des exportations vers les pays tiers.

En vue également de faciliter ces négociations, comme certains pays tiers le demandent, une surveillance active chez les porcs domestiques va être effectuée jusqu’en septembre de cette année. Ce dispositif vient compléter la surveillance passive déjà mise en place depuis le début de la crise dans les élevages, via la prise systématique d’échantillons en cas de constatations de maladie dans un groupe de porcs.

Sans coûts supplémentaires

Cette nouvelle surveillance va se faire par le biais d’environ 10.000 analyses supplémentaires effectuées sur des échantillons déjà prélevés par les vétérinaires dans le cadre de la surveillance de la maladie d’Aujeszky. Ainsi, les vétérinaires ne devront pas faire de prélèvements ou de démarches supplémentaires. Les frais d’analyses sont entièrement pris en charge par l’Afsca. Il n’y a pas de travail ou de coûts supplémentaire non plus pour les éleveurs.

Les exploitations concernées ont été sélectionnées afin d’avoir une vue représentative de l’ensemble du pays mais aussi en tenant compte de la proximité de certains élevages avec l’origine du foyer de PPA dans la faune sauvage et d’autres facteurs de risque pour l’introduction du virus. Pour ces élevages présélectionnés, un résultat d’analyse pour la PPA sera donc également visible sur leur rapport d’analyse de laboratoire habituel.