Holstein: un retour timide mais remarqué

Si le juge fut surpris par le faible nombre d’animaux présents, il s’est dit très agréablement surpris par la qualité intrinsèque des animaux présentés, « D’autant que ceux-ci ont très bien été préparés. Même les fins de séries étaient d’un bon niveau. C’est remarquable ! »

Des animaux solides qui respirent le lait

Et de remarque : « Dans les jeunes bêtes, les animaux sont toujours plus grands en taille alors que ce n’est pas forcément ce que l’on recherche à tout prix aujourd’hui. Où que l’on soit en concours, la volonté de l’Organisme de sélection est de privilégier avant tout les meilleurs animaux d’élevage. Ils ne doivent donc surtout pas présenter des problèmes de fonctionnalité. On cherche donc avant tout des animaux puissants, bien équilibrés, qui valorisent bien les fourrages… Les vaches doivent avoir de la largeur, des mamelles et des pattes solides avant d’être jolies ! »

Évidemment, parmi les individus qui correspondent à ces critères, l’animal qui enlève l’or a souvent un petit truc un plus, un certain cachet qui tape à l’œil… c’est ce qui fait la différence. « Mais un juge se doit de primer des animaux qui s’inscrivent dans la durée ; c’est ce que j’ai essayé de mettre en avant dans mes jugements ! »

Chez les vaches plus âgées, M. Duchange a vu de très belles séries. L’une d’elle l’a fortement impressionné de par la conservation des animaux. « Ces laitières avaient de bons membres, de bons pis, solides comme tout et une excellente efficacité laitière ! N’oublions pas que ce dernier point doit être un leit motiv ! » « Les têtes de série respiraient le lait ! Même peu nombreuses, elles furent incontestables ! Ces animaux transposés dans d’autres pays pourraient décrocher des prix sans aucun problème », estime-t-il.

Et de souligner : Le concours était d’autant plus agréable à juger que l’ambiance était au beau fixe et que les décisions arbitrales ont toujours été respectées, « même lorsque l’on arrive avec des idées différentes. »

Aux championnats

Chez les génisses

Lors du championnat, M. Duchange a mis en évidence des génisses bien équilibrées et solides dans leurs membres.

La championne du jour, Majuscule de l’Herbagère (p. High Octane), à l’Herbagère-Moureaux, est bien balancée, avec un dessus solide et une bonne ouverture à l’avant-main. HHH Océane de Haumont-Hill (p. Ocean PP), à Neuville Jean-Louis, la suit de près en enlève le championnat réserve. Elle présente un bel équilibre, et de beaucoup de finesse. Quant à Fleurette de la Garde-Dieu (p. Superbo), à Luc Piron, elle ferme la marche avec le titre de mention des génisses pour sa largeur dans l’avant-main et sa finesse.

Du côté des jeunes vaches

Côté jeunes vaches, le juge normand a opté pour trois individus qui représentent le futur de la production laitière. Et c’est l’Herbagère-Moureaux de Flavion qui s’adjuge son deuxième championnat avec Jeannette ET de l’Herbagère (p. Lauthority). L’animal correspond en tout point à ce qu’il recherche dans la race : de la finesse, de la solidité et des bons membres. Grâce à une mamelle bien soudée à son corps, une texture souple et des trayons bien placés, elle se voit attribuer le titre de meilleur pis de sa catégorie. Vient ensuite la championne réserve, Rihana de la Garde-Dieu (p. Superbo), à Luc Piron, en qui le juge prédit une bonne longévité. Complète, solide, elle se déplace sur de très bons membres. La mention revient à Joliefailue de L’Herbagère (p. Ladd P). Cette rouge est moderne, solide et dispose d’un système mammaire bien accroché et d’un bon bassin. « Elle respire le lait », comme se plaît à le dire M. Duchange.

Et chez les vaches adultes ?

Chez les vaches adultes, Le Français a mis en exergue 3 excellentes laitières, bien conservées, mobiles et solides, tant dans les pattes que dans les mamelles. Extra du Loup (p. Jasper), se distingue en empochant le titre de championne mais également celui de grande championne. Elle est « redoutable » et présente une belle qualité d’ossature, et un très bon dos. Dans son sillage, on retrouve la réserve Galipette (p.Boldwin) à l’Herbagère & Claude Charles. L’animal, puissant et disposant d’un très bon système mammaire, reçoit également le titre « beauté utilité ». Malgache de Jassogne (p. Bolton, Crivits Rik et Florence), se voit quant à elle remettre le titre de mention pour sa puissance, la qualité de ses membres, et sa bonne attache arrière.

Le juge attribue le championnat meilleur pis de la catégorie à Emilie de Maredret (p. Aftershock, Bocart Quentin) qui possède un système mammaire exceptionnel qui présente des trayons bien positionnés et bien orientés ainsi qu’une attache avant très soudée dans son corps.

Un showmanship pour s’initier dès le plus jeune âge

Très appliqués dans leur présentation, les jeunes ne se sont pas laisser décontenancer par les championnes montbéliardes.

Si Jean-Philippe Duchange, juge du concours Holstein, a préféré laisser sa place à M. Piepper, un juge Belge, pour cet exercice, il a vu certains jeunes très appliqués, bien préparés dans la présentation.

La première série comprenait de très jeunes conducteurs motivés par la présentation. C’est Loric Locht qui sera choisi vainqueur de sa catégorie pour la bonne conduite et la maîtrise de l’animal.

Loric Locht, meilleur showman dans la série jeune du Shomanship.

Dans la seconde catégorie, le choix fut plus difficile, tant la concurrence fut rude entre quatre jeunes. Gilles Jonette décrochera finalement le titre de meilleur showman, devant Dorian Locht et Robin Boutry. Il a toujours su placer avec calme et maîtrise son animal, et ce, même après échange génisses.

Gilles jonette remporte le Showmanship de Libramont 2017.