Environ 5.500 hectares de terres agricoles vendues en 2017

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Étant donné que le foncier agricole est une ressource limitée et soumise à de multiples pressions, comme une surface productive en diminution, une augmentation croissante du prix des terres ou encore une diminution du nombre d’exploitations agricoles, l’Observatoire du foncier agricole a été mis en place le 1er janvier 2017. L’outil vise à collecter des informations de tous types concernant la vente des biens immobiliers agricoles.

Ainsi, en collaboration avec la Fédération royale des Notaires, lorsqu’un notaire prend connaissance d’une vente de parcelles et de bâtiments agricoles, il le notifie à l’Observatoire au travers du portail « E-notariat ». Les premiers résultats pour l’exercice 2017 permettent de mettre en avant quelques tendances influençant les prix des terres, dont la présence de biens immobiliers bâtis sur la parcelle cadastrale, la situation au plan de secteur ou encore la présence ou non d’un contrat de bail à ferme. Ainsi, une parcelle non bâtie située en zone agricole sera vendue moins chère par rapport au prix wallon (27.205 euros/hectare) dans les régions Famenne, Haute Ardenne et Jurassique, mais plus chère en région Limoneuse. En ne retenant que les biens non bâtis entièrement situés en zones agricoles, 1.299 ventes ont été notifiées soit 3.090 hectares. Du côté des acquéreurs, 55 % sont des agriculteurs. « Ce rapport ne constitue qu’une première photographie du foncier agricole wallon. L’existence de l’outil et la répétition de l’exercice sur plusieurs années permettront d’orienter de manière rationnelle la stratégie foncière de la Région pour accompagner l’avenir de notre agriculture », a commenté le ministre.

(Belga)

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