Deux Belges pour juger le Challenge France au Space

Jonas Pussemier, à gauche, et Bruno Toussaint, à droite, ont fait montre d’une belle  complicité et de professionnalisme pour juger le Challenge France.
Jonas Pussemier, à gauche, et Bruno Toussaint, à droite, ont fait montre d’une belle complicité et de professionnalisme pour juger le Challenge France. - P-Y L.

Cela va faire 10 ans que le Space n’avait plus eu son juge international Belge. Cette année, c’est Bruno Toussaint, épaulé par son ami Jonas Pussemier, qui a relevé cet incroyable défi.

« L’organisation nous a contacté pour nous proposer de juger le concours du Space. Et forcément, c’est une demande que je ne pouvais pas refuser ! C’est un énorme honneur, un rêve de gosse. Avoir la chance de juger au Space, le Challenge France de surcroît, c’est le plus beau cadeau que l’on pouvait me faire. Ce fut une très longue journée mais quel plaisir on a pris », sourit Bruno.

Un niveau incroyable

Jonas Pussemier : « D’autant que la qualité des animaux est vraiment incroyable ! Les séries n’en finissaient jamais. La journée fut longue, éprouvante mais on a gardé du plaisir jusqu’au bout ! C’est ça qui est vraiment chouette. »

Et de poursuivre : « Une telle qualité ne peut que nous motiver pour la confrontation européenne de 2019. Quand on voit ce que l’on a chez soi, on se dit qu’on a encore du boulot ! C’est la concurrence qui nous fait grandir de jour en jour. »

Bruno relativise toutefois : « On a un super niveau en Belgique. Mais le nombre de vaches que l’on a chez nous ne dépasse pas le nombre de vaches présentes dans le plus grand département de la Bretagne. On a donc moins de chance de sortir « LA » vache vraiment spéciale. Mais notre niveau moyen est aussi bon que ce qu’il y a en France. Nos meilleurs sujets peuvent très bien se classer et également ici. »

Une complicité dans et en dehors des rings

Sur le ring, l’entente entre les deux juges était optimale.

Bruno : « C’était important pour moi de venir avec Jonas, car je sais que nous allions prendre du plaisir ensemble mais surtout car nous avons le même modèle de vaches en tête. »

Il poursuit : « Il fallait que je puisse compter sur quelqu’un de confiance pour les moments de doute quant aux choix à effectuer tant la qualité était présente. Si on hésitait parfois, en communiquant, nos choix devinrent rapidement une évidence. Avec les arguments de chacun, on a toujours pu trouver un compromis. C’est rassurant ! Plus on a avancé dans la journée, plus le déroulement du concours était fluide. »

De bons ambassadeurs pour 2019

Bruno espère avoir donné une bonne image de la Belgique en montrant de la cohérence dans ses choix mais aussi dans sa connaissance des animaux. « Quand on voit le nombre de juges belges qui ont officié ces derniers mois en France c’est assez impressionnant… Et je ne parle que des Wallons ! »

Jonas : « C’est aussi un beau cadeau, car, depuis une quinzaine d’années, Bruno vient presque chaque année au Space pour préparer des animaux. »

Bruno : « Y venir en tant que juge, c’est une consécration. J’ai commencé en 2002. Le monde de la Holstein, c’est une grande famille. On connaît toutes les personnes qui gravitent autour de ce milieu. »

Et quoi de mieux que son discours sur le ring pour le confirmer : « Des vaches, il y en a eu avant et il y en aura après nous mais les copains qu’on croise chaque année, c’est le plus important ! »

C’était aussi important d’être là pour les inviter à la confrontation européenne qui se tiendra les 12 et 13 avril à Libramont. Jonas est d’ailleurs l’un des cinq éleveurs à ouvrir les portes de son exploitation durant l’événement.

« C’est chouettte d’inviter un juge belge quand on sait qu’il y a la confrontation qui suit derrière. C’est un tremplin apprécié », sourit Jonas.

Quant à Bruno, il est certain de voir ses amis français venir nombreux. « En termes de distance, nous sommes relativement proches et ils savent qu’ils auront les animaux pour jouer devant… Il y a un engouement clair pour cette confrontation. Nous sommes tous très impatient ! »

Quant à savoir si leur jugement fut apprécié, Bruno n’a pas eu fini l’interview qu’un organisateur lui proposait déjà de juger un concours en Vendée.

P-Y L.