Le blé en hausse, inquiétude sur les conditions climatiques en Europe et aux États-Unis

Le blé en hausse, inquiétude sur les conditions climatiques en Europe et aux États-Unis

En Europe, les inquiétudes demeurent, « principalement en France et en Angleterre, compte tenu des conditions climatiques », soulignait le cabinet français Agritel. Selon l’organisme public FranceAgriMer, 80 % des blés français étaient semés au 25 novembre, période de l’année à laquelle les semis de blé sont normalement terminés, relevait Agritel.

Aux États-Unis, les cours ont nettement progressé, en fin de semaine, notamment en raison d’une vague de froid qui arrive sur le pays et inquiète les opérateurs.

Outre ce « problème climatique », Gautier Maupu, analyste chez Agritel, évoquait un « tarissement des exports » des pays de la mer Noire, qui laissait de la place aux blés européens, notamment. L’Ukraine, par exemple, a d’ores et déjà réalisé « pas loin de 60 % » de son objectif d’exportation sur l’ensemble de la campagne, selon M. Maupu.

Il rappelait également les « bonnes ventes export aux États-Unis la semaine dernière », alors que le blé européen n’est « pas très cher », comparativement au blé US.

La Commission européenne a revu en légère baisse son estimation de production de blé récolte 2019 à 146,8 millions de tonnes contre 147 estimés auparavant. La production de maïs est quant à elle revue en légère hausse à 67,1 millions de tonnes contre 66,6 estimés le mois dernier.

Peu avant 13H00 (12H00 GMT) sur Euronext, la tonne de blé regagnait 75 centimes d’euro sur l’échéance de décembre à 186,25 euros et 50 centimes sur l’échéance de mars à 186,25 euros, pour un peu plus de 18.000 lots échangés.

La tonne de maïs, elle, était inchangée sur l’échéance de janvier à 166 euros et en progression de 50 centimes sur l’échéance de mars à 169,50 euros, pour un peu moins de 200 lots échangés.

Belga