Arnaque au glyphosate











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La filière bovine est en pleine mutation. Malgré des prix à la hausse, les effectifs bovins s’érodent de manière continue depuis de nombreuses années et les vocations de jeunes éleveurs, jeunes vétérinaires ou de jeunes marchands se font plus que rares.

Jeudi soir, après avoir lu et relu les articles du Sillon Belge, mon ami Armand m’a téléphoné longuement au sujet de la manifestation agricole du 23 mars 1971. Il était à la fois content et triste. Content d’avoir vu son témoignage couché sur papier, triste de n’avoir trouvé nulle part dans la presse non agricole, des échos de ce cinquantième anniversaire. Les gens oublient très vite… Ce fut pourtant une date charnière, la fin d’un monde, le chant du cygne de la paysannerie. Selon lui, cette flambée de colère n’a rien amené de bon, au final. Elle a surtout servi de révélateur d’un changement de société, d’une mutation inéluctable à l’œuvre dans nos campagnes depuis la fin de la Guerre 40-45.

Lettre ouverte au ministre Philippe Henry: Il y a 40 ans, le recours à l’éolien et au solaire était une façon du citoyen lambda de répondre aux deux crises pétrolières, à savoir produire de l’électricité chez soi. Là où le vent le permet, il était envisageable d’obtenir un permis communal d’implantation pour une éolienne domestique. Mais les choses ont changé entre-temps, semble-t-il.

Des graines certifiées bio, du terreau utilisable en agriculture biologique, de l’eau de pluie… Et une certification bio refusée ! Pourquoi ?

Humeur morose ? Moral dans les chaussettes ? Besoin d’un bon coup de boost pour retrouver le sourire ? Regardez donc le dessin animé « Petite patate » sur Youtube ! « The amazing patate show » me fait à chaque fois bien rigoler ! Je sais, c’est idiot ; j’ai passé l’âge… Je l’ai écouté l’autre jour pour me remettre d’aplomb, après avoir regardé l’émission « Investigation » sur la RTBF, consacrée aux usines à pommes de terre du Hainaut. « Frites surgelées, un univers impitoyable ! ». On se serait cru dans un roman de Zola, nimbé d’une forte odeur de fric et de friture. Antoine Parmentier, le Monsieur « Patates » français du 18e siècle, l’aurait trouvé bien bonne mais un peu grasse à digérer, sans aucun doute !







« Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément » disait Nicolas Boileau au 17e siècle. Au 21e siècle, ce brave monsieur peinerait à appliquer sa maxime, si on lui demandait de donner son avis sur la problématique des gaz à effet de serre. Deux intervenants s’y sont essayés dans « Voix de la Terre » du Sillon Belge : « Climat et CO2, une vaste escroquerie ! »(25 février) et en réponse sur le même sujet : « Une mise au point s’impose » (4 mars). J’ai lu et relu ces deux articles en miroir, trois fois chacun. Avec l’âge, je deviens biesse, c’est sûr, car ces avalanches de chiffres et ces litanies de phrases m’ont laissé perplexe et peu convaincu.

Si ma grand-mère -une impatiente née en 1900- vivait encore aujourd’hui, elle dirait à coup sûr du coronavirus qu’on en parle « autant que de l’étoile à queue ».

Je suis choqué des propos que j’ai pu lire dans les voix de la terre de la semaine passée dans l’article nommé « Climat et CO2, Une vaste escroquerie ». Je suis stupéfait qu’on puisse encore sous-entendre aujourd’hui que la production de gaz carbonique anthropique n’est pas une des causes du réchauffement climatique. Je précise bien « n’est pas une des causes » car le sujet est trop vaste et complexe pour s’étendre sur la question dans un article. Ce genre de propos peut être trompeur pour un lecteur peu instruit sur le sujet et ils peuvent faire plus de dégâts que de bien.

Qui est capable de comprendre que des betteraviers les plus performants du monde ou du moins la majorité d’entre eux, cultivent cette plante à perte ? Voici un peu d’histoire et de calculs aussi simples qu’effrayants.

« Une ferme sans successeur, c’est comme une vieille fille dont personne n’a voulu ! ». Ces mots sont durs, abominablement sexistes. Ils illustrent le manque de délicatesse et l’égarement d’un ami qui les a prononcés devant moi, très déçu de n’avoir aucun de ses enfants amoureux de l’exploitation familiale, et désireux de la reprendre. Au final, c’est toujours un crève-cœur, même si certains fermiers sans continuateur affichent un soulagement de façade, « contents » de voir leur fiston ou leur fille échapper aux mille et un soucis qui ont jalonné leur propre vie. Au fond d’eux-mêmes, ils ne sont pas heureux et se demandent : « Qu’est-ce que j’ai raté dans leur éducation, pour qu’ils fuient le métier comme la peste, comme s’ils risquaient d’être contaminés et placés à vie en quarantaine ? ».
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