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Large recul de la consommation d’eau et des émissions de CO2 dans l’industrie laitière

Ces 10 dernières années, l’industrie laitière belge a réduit de 30 % sa consommation d’eau par litre de lait transformé. Elle est également parvenue à réduire ses émissions de CO2 de 37 %. Il reste néanmoins du potentiel pour réaliser d’importantes avancées, surtout en ce qui concerne la consommation d’eau, estime la CBL.

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La sécheresse, persistante en 2018 et début 2019, a de nouveau souligné que l’eau doit être utilisée intelligemment. Sa consommation est dès lors un des principaux critères du monitoring de la durabilité réalisé chaque année par l’industrie laitière. Depuis 2008, la consommation d’eau, exprimée en 1.000 l de lait transformé, a diminué de 30 %.

Ce résultat est dû à la modernisation de l’appareil de production, aux gains d’efficacité et aux programmes d’économie. Les entreprises transformatrices de lait investissent actuellement dans une série de projets qui permettront de réduire davantage encore la consommation d’eau à l’avenir. « La réutilisation des eaux industrielles, mais aussi de l’eau qui est générée à partir du lait pendant la transformation, offre encore de grandes opportunités », estime la Confédération belge de l’industrie laitière (CBL).

Production en hausse,

recul du chiffre d’affaires

En 2018, l’industrie laitière a transformé 4,9 milliards de litres de lait, soit une hausse de 4 %. Les boissons lactées, le beurre et la poudre de lait ont connu la hausse la plus forte. Après un record en 2017, le chiffre d’affaires a diminué en 2018 de quelque 3 % à 5,3 milliards d’euros. Ceci est dû à des prix en légère baisse.

Quelque 64 % du chiffre d’affaires est réalisé à l’étranger, essentiellement en Europe (53 %) et dans une moindre mesure en dehors de l’Europe (11 %). Après les Pays-Bas, la France et l’Allemagne sont nos partenaires commerciaux par excellence.

L’emploi dans l’industrie laitière a, quant à lui, augmenté de 2 % pour la troisième année consécutive.

Pour un Brexit négocié

« Toutefois, un développement durable implique aussi que les entreprises et les secteurs puissent se développer », alerte la CBL, qui se montre très préoccupée par l’évolution du Brexit. En 2018, la Belgique a exporté au Royaume-Uni pour 321 millions d’euros de produits laitiers. Le Royaume-Uni constitue à ce titre le 4e plus important marché pour les produits laitiers belges. Les intérêts commerciaux sont encore plus élevés pour l’Union européenne : pas moins de 460.000 t de fromage y sont exportées, soit deux fois la quantité qui était jadis exportée vers la Russie. « Un Brexit négocié est un must absolu pour le secteur laitier », plaide-t-elle encore.

Les conflits commerciaux grandissants assombrissent aussi les perspectives sur le marché laitier. Ils ralentissent la croissance de l’économie mondiale et affaiblissent la demande en produits laitiers. « Les effets se feront sentir jusque dans notre pays. »

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