Les producteurs de blé français réclament une aide d’urgence

Pas loin des 40 millions de tonnes en 2019, la moisson des blés en France n’atteint pas les 30 Mt, cette année. La chute est rude!
Pas loin des 40 millions de tonnes en 2019, la moisson des blés en France n’atteint pas les 30 Mt, cette année. La chute est rude! - M. de N.

Alors que les céréaliers français bouclent une moisson 2020 « catastrophique » selon l’Agpb (moins de 30 millions de tonnes de blé), son président Éric Thirouin a demandé « l’adoption sans attendre d’un plan de mesures exceptionnelles », annonce un communiqué le 6 août.

Une requête formulée au ministre français de l’Agriculture Julien Denormandie lors d’un déplacement dans une exploitation céréalière du département du Cher dans la région Centre-Val de Loire, le 5 août.

L’association spécialisée de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (Fnsea) veut la création de cellules de crise dans les départements les plus touchés.

Autres mesures réclamées par l’Agpb : « le déblocage du fonds d’allégement des charges, l’exonération de la taxe sur le foncier non bâti, l’allégement des charges sociales et une avance des aides de la politique agricole commune majorée à 80 % au plus tard le 15 octobre prochain ».

Petits pois d’industrie: la plus mauvaise récolte depuis 30 ans

Dans la même veine, avec un déficit de 30.000 tonnes, la récolte 2020 de petits pois d’industrie est « une des plus mauvaises depuis 30 ans », déplore le Cénaldi, association d’organisations de producteurs.

« Excès d’eau et sécheresse, vents desséchants et orages de grêle, écarts de température… Rien n’a été épargné à la culture du petit pois », précise l’Association d’organisation de producteurs, qui regroupe les 4.000 producteurs français de légumes pour l’industrie (conserve et surgelés).

Les organisations de producteurs pointent aussi le « manque de protection contre les agresseurs, qui a permis aux maladies racinaires et aux pucerons vecteurs de viroses de se multiplier à loisir ». La situation est identique dans tous les bassins de production européens », indique le Cénaldi, qui ne formule aucune demande d’aide dans son communiqué.