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Le marché français du machinisme agricole trébuche…

Véritable temple du machinisme, le Sima accueille tous les deux ans de nombreux curieux et acheteurs potentiels. En est-il de même cette année ? Le marché français résiste-il à la crise ? Éléments de réponse.

Temps de lecture : 2 min

Le 28 février, rendez-vous était pris avec Laurent de Buyer, président de la commission économie d’Axema, l’Union des industriels français de l’agroéquipement. Le but : dresser, à mi-salon, un premier bilan de cette 77e  édition du Mondial des fournisseurs de l’agriculture et de l’élevage (Sima) et prendre le pouls du marché français des agroéquipements.

« Avant l’ouverture du salon, nous étions face à un grand point d’interrogation quant à la fréquentation et à l’ambiance qui régnerait sur place », admet M de Buyer. Cependant, le bilan des deux premiers jours est plutôt positif. Tant l’ambiance que la fréquentation sont bonnes. « Beaucoup d’agriculteurs ont des projets en tête. Ils attendront peut-être un an ou deux avant de les concrétiser mais ils viennent déjà se renseigner », poursuit-il. Les curieux sont également nombreux : les nouveautés ont toujours intéressé les agriculteurs.

…mais devrait se relever

À la baisse depuis plusieurs années, le marché français des agroéquipements pèserait, selon les estimations, 5 milliards en 2016, soit une diminution de 8 % par rapport à 2015. Deux principaux facteurs expliquent ce recul. D’une part, les rendements 2016 particulièrement faibles en céréales n’ont pas été compensés par une hausse des prix. D’autre part, le marché du lait a été inondé de toute part, entraînant une baisse généralisée des prix des produits laitiers. « En conséquence, de nombreuses exploitations sont confrontées à un manque de liquidité et sont contraintes d’annuler ou de reporter leurs achats. »

Les perspectives pour 2017 sont, elles, positives. La tendance observée ces derniers mois se poursuivrait au 1er  semestre mais serait compensée en seconde partie d’année par une reprise des ventes. Ainsi, Axema mise sur une hausse annuelle atteignant jusqu’à 3 voire 4 %.

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