Accueil Voix de la terre

Histoire de sucre: quand les rapports entre industriels et agriculteurs ne sont pas un long fleuve tranquille

L’année 2020 s’est terminée sur une mauvaise nouvelle pour les betteraviers. La CoBT, sucrerie de Seneffe, ne se fera pas. Du moins, pas de suite, car même si ce projet ne se réalise pas dans l’immédiat, il en appellera d’autres, nous en sommes sûrs. Il aura eu le mérite de montrer au monde industriel qu’il est possible de coaliser des agriculteurs, des investisseurs et des bonnes volontés pour réaliser ce beau projet de coopérative. Malheureusement, il semble que les banques aient trébuché sur la dernière marche, probablement victimes d’un lobbying toxique. À suivre donc…

Les vicissitudes de l’année betteravière – elles ont été nombreuses et concernaient tous les angles de la culture — nous rappellent que, pour obtenir un bon rendement, la compétence de l’agriculteur doit être extrêmement élevée. Mais, la récompense économique n’est pas au rendez-vous ! Pourquoi ? Nos rapports avec l’industriel sont régis par un « accord interprofessionnel » négocié âprement par notre syndicat. Nos rapports sont aujourd’hui déséquilibrés par deux volontés : la politique qui a libéralisé le marché du sucre et l’industriel qui veut accroître toujours...

Article réservé aux abonnés

Accédez à l'intégralité du site et recevez Le Sillon Belge toutes les semaines

Abonnez-vous

Déjà abonné au journal ?

Se connecter ou Activez votre accès numérique
L'info en continu Voir toute l’actualité en continu >

A lire aussi en Voix de la terre

Courrier des lecteurs : l’économie du couple agri-salarié

Voix de la terre Mon mari est salarié et je suis agricultrice. Il travaille 40h par semaine, je travaille plus ou moins le double dans ma ferme. Au niveau revenus, il gagne je ne sais combien de fois en plus que moi puisque je ne sais moi-même pas combien je gagne réellement. Ce qui nous amène inévitablement à avoir de temps en temps des moments de « discussion ». Démonstration.
Voir plus d'articles