Sangliers: «la Wallonie a pris des mesures adéquates», rétorque le ministre Collin

Sangliers: «la Wallonie a pris des mesures adéquates», rétorque le ministre Collin

À cet égard, constatant des fructifications exceptionnelles dans les forêts favorisant la reproduction des sangliers, René Collin a requis de son Administration, le 12 janvier dernier, de répondre dans les meilleurs délais à toutes les demandes d’autorisation de battues de destruction permettant la destruction de suidés (famille de mammifères à laquelle appartient le sanglier) et ce, afin d’éviter les dommages causés aux cultures, à l’élevage ainsi qu’à la flore en général. « Cette mesure de simplification administrative joue également un rôle essentiel en termes de sécurité publique », affirme le ministre.

La chasse à l’approche et à l’affût est quant à elle possible tout au long de l’année tandis que la chasse en battue et au chien courant est ouverte du 1er août au 31 décembre en plaine et du 1er octobre au 31 décembre au bois.

Protéger les agriculteurs

La réparation des dégâts causés par le gros gibier est assurée par la loi du 14 juillet 1961 et protège la partie lésée, et donc les agriculteurs. En 2015, les agriculteurs wallons ont été indemnisés à hauteur de 337.612 € suite à des dégâts de sangliers. Un chiffre en diminution de 23 % par rapport à 2010.

Afin de faciliter l’indemnisation des dégâts de la faune sauvage, le ministre soutient également, à concurrence de 83.000 €, un logiciel informatique dégâts de gibier qui permet d’objectiver et d’harmoniser l’estimation des dégâts de façon à faciliter les arrangements à l’amiable et le paiement rapide des dommages tout en permettant une récolte statistique des dégâts agricoles.

Les barèmes intégrés à ce logiciel sont le fruit d’un consensus issu d’une plateforme regroupant la Fédération wallonne de l’agriculture, la Fédération unie de groupements d’éleveurs et d’agriculteurs, la Fédération des chasseurs au grand gibier de Belgique, l’Union nationale des agrobiologistes belges ainsi que le Département de la Nature et des Forêts.

« L’extension des périodes de chasse, comme le préconise Willy Borsus, ne paraît pas opportune à la fois au regard du complexe équilibre forgée dans cette législation, et surtout de l’impératif de sécurité des personnes. Autoriser, par exemple, la chasse en battue systématique toute l’année se heurte aux principes élémentaires de précaution à l’égard des personnes et de la conservation de la nature », conclut René Collin.

Le direct

Le direct