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Maladies en forment: favorisées par les dernières pluies?

La majorité des froments du réseau d’observation CePiCOP est à l’épiaison (BBCH 51-59).

Temps de lecture : 3 min

Pour la rouille jaune, si vous avez une variété sensible (cote < 7), et si vous avez protégé votre dernière feuille avec un traitement complet, sans diminution de dose, au stade dernière feuille (BBCH 39), vous pouvez vous attendre à une protection de cette dernière contre la rouille jaune de minimum 3 à 4 semaines (6 semaines si vous avez utilisé du benzovindiflupyr). Si vous avez par contre opté pour un traitement relais léger au stade dernière feuille (BBCH 39) afin de protéger cette dernière jusqu’au traitement épiaison, il sera maintenant temps de revenir afin d’effectuer un traitement complet de vos parcelles. Un triazole, une strobilurine ou un SDHI (benzovindiflupyr ou fluxapyroxad) seront efficaces.

La septoriose favorisée par la pluie

La septoriose n’a pas progressé depuis la semaine passée. Les pluies de ces derniers jours ont cependant favorisé sa montée et de nouveaux symptômes devraient être visibles dans 2 ou 3 semaines.

Pour les parcelles ayant été traitées au stade 2e nœud (BBCH 32) et qui ne présentent pas de symptômes de rouille jaune, il est conseillé d’attendre 3 (à maximum 4) semaines avant de revenir avec un traitement relais. Ce délai a très été certainement atteint cette semaine, il sera donc temps de sortir le pulvérisateur une fois que le vent se sera calmé.

Pour les parcelles ayant été traitées au stade dernière feuille (BBCH 39), il ne devrait plus être nécessaire de revenir pour protéger la culture contre la septoriose.

Rouille brune toujours en embuscade mais…

La rouille brune n’est actuellement observée que dans 4 parcelles du réseau d’observation. Cette maladie est toujours en embuscade mais les températures prévues pour les prochains jours ne jouent pas en sa faveur. Si vous envisagez de traiter vos parcelles cette semaine et que vous possédez une variété sensible à cette maladie pensez cependant à renforcer votre traitement contre la rouille brune.

Fusariose sur épis, faibles risques

Le développement de la fusariose des épis est favorisé par une forte humidité ou une période pluvieuse persistant pendant plusieurs jours entre la période épiaison-début floraison. Un court épisode pluvieux à la floraison, précédé d’une période sèche n’est pas suffisant pour l’installation des champignons responsables de cette maladie.

Les humidités relatives que nous rencontrons actuellement en Belgique ne sont pas suffisantes pour accentuer le risque en fusariose des épis.

Cependant, pour ceux qui envisagent déjà le traitement relais, 3 à 4 semaines après leur T1 au stade 2e nœud (BBCH 32), et qui vont très certainement toucher l’épis lors de leur pulvérisation, sachez que :

– le prothioconazole est efficace dès le stade fin épiaison (BBCH 59) sur la fusariose de l’épis ;

– le metconazole et le tebuconazole ne sont efficaces que lors de la floraison des épis, au plus proche du moment d’infection du pathogène (leur efficacité est cependant inférieure à celle du prothioconazole) ;

– l’efficacité maximale de ce type de traitement avoisine les 50-60 %. Malgré la protection de vos épis, des symptômes de fusariose risquent tout de même d’être observés en cas de forte pression.

La protection de l’épi permet cependant de rester en dessous des niveaux de DON (mycotoxines) autorisés.

D’après le CePiCOP

, le 24 mai 2022

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